L’île aux démons

 

Bon Bali pour faire simple on n’a pas aimé, et ce, dès notre arrivée comme d’hab.

Nous arrivons en fin de journée dans un hôtel que Philippe a réservé, car il en avait marre qu’on galère à chaque fois pour chercher un hôtel avec nos bagages. Il réserve dans la foulée pour cinq nuits. À peine nous montons au 3e pour poser nos bagages, Philippe, qui était descendu pour finir de remplir les formalités, remonte me dire que nous changeons de chambre, car il y a un rat dans le couloir. Sitôt dit, on remet nos sacs sur nos dos et nous sortons de la chambre pour descendre au RDC. Je regarde partout en lui demandant où il l’avait vu. Il me montre une poubelle en me précisant qu’il était sorti de là. Nous passons devant, et une fois dans les escaliers j’entends Philou crier : « il est derrière nous ». Là, ni une ni deux, on dévale les escaliers en courant comme des malades. Je jette un coup d’œil derrière moi et je vois effectivement le rat qui nous course. Je crie et saute deux marches d’un coup. J’entends un petit cri de femelle derrière moi! lol! On vole, on ne court pas. En tout cas on se retrouve en moins de deux en bas, le cœur qui bat a tout rompre. C’est quoi cet hôtel ? On pouffe de rire, d’un rire nerveux et on cherche où le rat a disparu. S’il y a un rat, quoi d’autre encore ?

On sort pour chercher où manger. Nous sommes à Denpasar. La ville est parsemée de statues et de temples. À leurs pieds, ainsi que devant des magasins et restaurants, il y a aux sols des sortes d’offrandes dans des petits paniers tissés avec des feuilles parsemées de riz, bonbons, fleures et cigarettes ! On enjambe les offrandes et nous n’aimons pas l’ambiance que les lieux dégagent. Je ne comprends pas pourquoi ces offrandes sont en plein passage. On croirait que le fait de marcher dessus soit recherché. Ce n’est pas l’île des dieux, mais des Djins (démons). Après quelques recherches, nous découvrons que les offrandes aux sols sont dédiées aux démons et celles sur les autels, donc en hauteur, aux dieux. Bah voyons !

 

 

Toutes les rues du centre-ville sont saturées de boutiques identiques les unes aux autres dans lesquelles les vendeurs alpaguent et harcèlent les passants. C’est insupportable. On a l’impression d’être en Inde. Non seulement on nous propose d’acheter les vêtements, taxis, mais aussi du magique Mushroom…
Le lendemain on se rend à la plage. Celle-ci n’est pas belle du tout, sable gris avec des vagues monstrueuses, juste bonnes pour les surfeurs, assez impraticable quoi. On se fait harceler même sur la plage, pour un massage, planche de surf ou autres activités nautiques. Les plages de Bali ne sont pas jolies, contrairement à ce que certaines photos publicitaires essayent de nous faire croire. Il n’y en a qu’une seule qui soit potable : celle d’Amed. On a envie de se tirer. Les prix sont en plus assez élevés sur l’île. On est coincé, car on ne peut louer un scooter sans permis de conduire, Philippe ayant oublié le sien. On se renseigne donc pour connaître les tarifs de bus pour bouger un peu. Là on se rend compte, que non seulement c’est cher pour se rendre à 2h d’où nous sommes, mais que les distances sont grandes. Plus de six heures de route pour nous rendre à Amed de l’autre côté de l’ile. 6h aller, 6h retour !

 

 

Nous partons néanmoins pour 1O euros chacun à Ubud. C’est la petite ville ou il y a des rizières en terrasse. La journée commencera mal. Nous ratons le premier rendez-vous, car nous n’avons pas mis notre montre à l’heure locale. Entre Sumatra et Bali il y a une heure de décalage ! Mais avec la poisse qui nous suivra toute la journée, on ne verra quasiment pas les rizières. Nous voilà au centre-ville et un taxi nous demande 10 euros pour nous ramener aux rizières, alors que c’est juste à côté. Les mécanismes touristiques sont bien rodés. Nous décidons d’y aller à pied à l’aide d’une carte, mais nous avons juste 6h devant nous avant le dernier bus. Nous marcherons 4h sans trouver ces foutues rizières. Au moment où nous allions faire demi-tour, je demande à une personne dans un hôtel. Et la deux minutes plus tard, nous les voyons, mais à peine. Épuisés, énervés, nous speedons pour avoir notre bus, mais nous savons que nous risquons de le rater, car il nous reste deux heures. Nous cherchons des taxis, mais nous ne les trouvons pas. Nous finissons par en trouver un et au final, nous payons 8 euros la course. Que d’arnaques dans cette île ! Le reste du séjour nous le passerons à nous reposer (vu qu’il n’y a rien d’autre à faire pour nous) et nous nous offrirons une journée massage pour toutes les galères subies. 5h de massage, au lait d’ânesse et de rose, au chocolat, avec massage des pieds à la tête pour 50 euros chacun. On a cassé la tirelire, mais cette fois pour de vrai.

 

 

 

Nous sommes heureux de quitter cette ile pour les iles Gili, cette fois-ci, de vraies îles paradisiaques.
5 jours également, à glandouiller, avec un bungalow immense pour 12 euros en face de la mer. Nous nous y reposerons vraiment, car nous savons ce qui nous attend, les grandes villes marathons du Japon et New York ! Nous choisissons l’île la plus calme. Il n’y a aucune voiture, juste des ânes, chevaux et vélos. La mer est turquoise et il y a peu de monde, car ce n’est pas la saison touristique. Cinq jours de bonheur et repos total.
Nous partons à regret cette fois-ci, mais avec la hâte de découvrir le Japon, notre prochaine destination.

 

 

 

 

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