La Malaisie

 

 

La Malaisie est notre 6 pays de notre périple tour du monde. Nous décidons de faire la péninsule occidentale et quelques îles sur sa côte Est. Nous parton de Kuala Lumpur, remontons vers le nord puis le centre et la côte Est jusqu’au sud pour passé la frontière Singapourienne. Soit une grosse boucle.

 

Kuala Lumpur

Dès notre arrivée à Kuala Lumpur nous ne sommes pas emballés par la ville. À chaque fois c’est comme ça. La première impression est celle qui restera jusqu’à la fin. De suite nous sentons si nous allons aimer le pays ou pas. Mais arriver dans une capitale dès le début peut fausser l’impression, aussi nous attendons impatiemment de quitter cette ville pour découvrir réellement le pays. Je suis impatiente comme à chaque fois, car je sais que je suis toujours surprise (agréablement ou pas) par ce que je découvre.

Arrivés à l’aéroport des vols lowcost: KLIA 2, il nous a fallu plus de 3 heures pour rejoindre en bus le quartier de Chinatown. Nous voulions gagner du temps en avion au lieu de prendre de nouveau un bus pour traverser la frontière, mais Philippe en a eu un peu marre des heures de bus harassants et craignait que l’on rencontre des problèmes à ladite frontière. Mais au final, nous mettrons plus de 6h. Le changement de paysage comparé à la Thaïlande est déstabilisant. Le climat aussi d’ailleurs, plus humide, plus lourd et orageux. Nous voyons défiler nos premières forêts de palmiers à perte de vue. Une monoculture étendue sur la quasi-totalité de la péninsule, comme nous pourrons le constater au fur et à mesure, est déprimante.

Le quartier chinois est le quartier des backpackers, qui ressemble à deux gouttes d’eau à Koshan road de Bangkok, c’est le quartier meilleur marché pour se loger. On y retrouve pas mal d’auberge de jeunesse, et des hôtels à des prix raisonnables, comparé au reste de la ville. Le coût de la vie en Malaisie est assez élevé, nous nous attendions à être dans le même budget qu’en Thaïlande, mais on est largement au-dessus.

 

La ville de Kuala Lumpur est relativement récente, à peine 150 ans d’âge, construite sur un marécage. « Élevée au rang de ville seulement en 1897, la ville a connu depuis une croissance effrénée. Arrachée à la jungle, elle doit sa naissance et sa fortune aux abondants gisements d’étain découverts au XIXe siècle. Kuala Lumpur ne fut longtemps qu’un campement de huttes de bambous infesté par la malaria. Elle grandit grâce au commerce de l’étain pour devenir, en 1896, la capitale des États malais, avec une population d’1,6 million d’habitants».

 

L’architecture de la ville est plutôt moderne, avec ses énormes tours Petronas qui en sont le symbole, et qui se trouvent dans la partie nord de la capitale, la plus huppée vous l’aurez deviné. On aperçoit quelques maisons coloniales typiques (que l’on retrouvera aussi dans la plupart des grandes villes du pays), des mosquées plus ou moins grandes d’influences malaisiennes et indiennes, et de grands parcs, vestiges de la jungle et des marécages qui existant jadis ! Le reste donne l’impression d’un empilement de blocs modernes sans charme.

Après un rapide tour de la ville dans la journée, nous avons déjà envie de nous en aller. Je me suis faite dévorer par des moustiques juste le temps d’une traversée dans un parc  à proximité et les piqûres prennent des proportions alarmantes. Nous partons réserver nos billets de train à la gare pour le lendemain. Nous ne sommes pas en période de vacances scolaires pourtant il ne reste plus de billets première classe, très accessible, sur plusieurs mois. Nous nous rabattons donc sur un vieux train en fin après-midi, très correct au final.

 

Malaisie, les tours Petronas, kuala Lumpur

 

Penang

Direction L’ile de Penang au nord du pays sur sa rive Ouest. L’île est connue pour être la perle de l’Orient !!! Je ne ferais pas de commentaire sur ce qualificatif tirer d’un guide que nous avons acheté sur place, je reviendrais sur les guides plutard, mais Penang, même si son centre-ville est assez joli, nous a laissé perplexes. Tout d’abord c’est une île, très dense, qui en dehors de son quartier historique, est supplantée de bâtiment HLM en béton. Une île comportant plusieurs cités, comme chez nous en banlieue, c’est affreux !

Le quartier historique quant à lui est très « artistique » et est classé comme patrimoine à l’Unesco. Mais je trouve qu’il fait faux, artistiquement parlant, car le « street art » parsemée par-ci par-là est exclusivement touristique et manque totalement d’authenticité par son conformisme et son manque d’engagement, comme est censé l’être dans le street art. Du coup il y a des tonnes de touristes chinois/japonais pour la plupart qui viennent se prendre en photo avec ses dessins conçus juste pour eux, qu’ils égrainent en suivant une carte qu’on leur a donnée pour les dénicher. Les maisons coloniales ont néanmoins beaucoup de charme et les cafés atypiques, tout autant, mais ce sont les seuls attraits que nous trouverons à cette ile.

Nous entrerons dans notre premier Bar à chat, ou l’on peut déguster des gâteaux tout en sirotant un thé avec les minous.

Nous nous retrouvons de nouveau à Chinatown pour nous loger, l’île étant aussi chère qu’à la capitale. Notre première guest house à été choisie au hasard de nos déambulations, étant arrivés à minuit, et ce fut une horreur. La pension sent le rat mort et des effluves de moisi sortent de la salle de bain ouverte sur notre chambre, qui ne nous laissera pas dormir. Dès le lendemain nous plions bagages et nous en trouvons une autre, plus grande, avec sanitaire commun, mais d’une propreté irréprochable, pour moins cher en plus et juste à côté. Nous devons enlever nos chaussures a l’entrée…j’adore !

Nous galérons comme à Kala Lumpour pour manger. Il n’y a quasiment pas de Malais qui tiennent des restos ou boui-boui au centre-ville. Nous sommes désappointés. Je ne veux pas manger indien, car mon transit n’est toujours pas remis, alors on tourne sans fin. Quand nous allions nous résoudre à manger végétarien dans un truc plus chic, on finit par tomber sur des malais ! Nous leurs demandons si c’est bien halal et surtout comment ce fait il qu’il y ait si peu de resto malaisien. Mais ils ne parlent quasiment pas anglais. On leur demande si il y a d’autres restos halal dans le coin, ils nous répondent être juste trois, deux indiens, eux compris.  Pour la première fois nous mangeons enfin des plats traditionnels du pays et…Rien. Ne pas s’arrêter à une première impression…

En rentrant de notre dîner nous croisons des prostitués que nous avions déjà vus le jour de notre arrivée. Nous n’aurions jamais imaginé cela en Malaisie, une prostitution qui ne se cache pas ! Quelques jours plus tard, nous tombons sans le vouloir sur une place où des musulmans se restaurent, non loin du centre-ville, en bord de mer, mais bien caché et connu que des locaux, dont nous avions entendu parlé sur un blog. Il y a deux grandes places : une halal et l’autre non, avec des plats exclusivement chinois. Mais dans le côté halal il n’y a que du poisson !!! C’est à pleurer. Où se trouve la viande ?

Malaisie, Penang  Malaisie, maisons coloniales, Penang

 

Les guides…

En Iran nous avons utilisé un « petit futé » qui datait de deux ans, en version tablette que Philippe avait téléchargée. À Dubaï rien, juste le net, et en Inde nous avions pris un Lonely Planet acheté en France, car Mr Meunier boycotte le routard qu’il trouve islamophobe, ce avec quoi je suis totalement d’accord, mais le Lonely est trop bourgeois à mon goût. Ce qui alimentera pas mal d’embrouilles logistiquement parlant. Bref, arrivés en Thaïlande nous n’avons plus rien, on revient donc au net, car nous ne pouvions partir avec des guides de chaque pays, trop lourd évidement et sur place nous n’en trouvons qu’en anglais… Puis en Malaisie on se résignera à se procurer de nouveau un Lonely en anglais.

 

S’il y a une chose que nous avons remarqué et qui est assez répétitive chez tous, c’est la déception que nous pouvons parfois ressentir à la description et aux photos de certains sites et ceci pour la bonne et simple raison, que les guides mentent, qu’ils trichent ! Après quelques recherches, nous apprendrons que certaines photos ne sont même pas prises dans le pays en question (ex : Penang/Bali et bien d’autres). C’est un énorme business et quand on y réfléchit, c’est logique : s’ils ne donnent pas envie aux voyageurs d’aller visiter un pays, ils ne vendront pas leur guide, ou personne n’ira visiter leur site…

Mais tricher sur des photos et des descriptions bidon, à ce niveau-là, c’est lamentable… La Malaisie nous a ouvert les yeux sur ce mensonge organisé, que ce soit dans les guides, ou dans les forums des ces mêmes guides.

 

Donc sur les sites de ces guides c’est encore mieux, surtout le routard, vous remarquerez que dès que vous tapez « déçu de… » n’importe quelle destination, aussitôt, une flopée de « routards » s’insurgent, en vous traitant de raciste, menteur, et en racontant des récits tous plus merveilleux les uns que les autres dans ce même pays où EUX ont su apprécier le voyage. Évidemment il y a des petits colons ou râleurs qui n’apprécient rien nulle part, mais dire qu’on n’attrape pas d’infection en Inde à ceux qui se posent la question apeurés, ou encore qu’il n’y a pas de problème de sécurité, c’est du mensonge. Ou encore de contrecarrer des témoignages de population pas sympathique, voire agressive sur certains lieux, comme à Bali, encore, c’est aberrant. Même la météo vous ne pouvez pas vous en plaindre. Et comme par hasard, ce sont les mêmes remarques ou oppositions pour plusieurs pays…C’est à se demander si ce n’est pas le site lui-même qui émet des avis.

Pour en revenir à Penang, nous y lisons donc dans notre guide : que la nourriture est la meilleure de toute la Malaisie !!! Là on rentre dans de la pure science-fiction. Nous sommes restés 5 jours à Penang et même si nous n’avons pas essayé tous les restos de la ville, et la nourriture chinoise, car pas halal, faut pas abuser non plus!

Voici un post qui démonte totalement le mythe des guides et qui nous a bien fait rire, car nous partagions le même point de vue. Mais nous y reviendrons sur Bali.

Nous avons arrêté les guides à ce moment-là et franchement, quelle liberté !

 

Les problèmes de carte bancaire

Nos problèmes avec nos cartes bancaires ont commencé à Kuala Lumpur. Les cartes ne passaient quasiment jamais dans les distributeurs, même en respectant les temps d’attente. Nous nous sommes fait voler notre carte en Inde, aussi nous ne savions pas ou nous pouvions nous en faire expédier une nouvelle, vu que nous ne faisions que des guest-houses et que nous bougions sans arrêt. Nous avons opté pour nous en faire parvenir une à Singapour, chez la sœur d’un ami. Mais Singapour c’est encore loin. Du coup nous utilisions mes cartes (2), mais qui étaient plafonnées au minimum et pour ces cartes-là, je n’avais pas prévenu la banque de mon voyage. On jonglait d’une carte à l’autre, d’une semaine à l’autre. Mais là ni l’une ni l’autre ne fonctionnait plus. On a dû essayer une dizaine de distributeurs avant qu’un accepte de nous donner notre argent. Ce problème ne fera que s’amplifier au fur et à mesure.

Nous pensions qu’elles s’étaient abimées avec un lecteur de carte un peu pourri que nous avions utilisé, mais après recherche, il s’est avéré que les cartes françaises ne passent que difficilement dans le pays !!! Nous tombons sur toute sorte de témoignages, ayant rencontré des problèmes similaires, avec les mêmes types de carte des mêmes banques.  Certains se sont retrouvés sans pouvoir ni manger ni dormir en sécurité avec personne pour leur envoyer de l’argent. Ce qui était étrange quand même, c’est que d’autres n’avaient pas eu du tout de problème. Évidemment aucun guide n’en parlait !

 

Cameron highlands

De Penang, nous prenons un bus de jour pour nous diriger vers le centre de la péninsule à Cameron Highland, le voyage durera 6 ou 7 heures, avec 2 heures de fin de trip sur les routes sinueuses de la montagne. Autant vous dire que vous pouvez arrêter de lire, poser votre bouquin et attendre que ça passe.

Arrivés sur le site, une pluie diluvienne nous accueille, il fait beaucoup plus frais que dans le reste du pays, en plus de l’humidité. On se croirait en octobre dans les forêts françaises. Je tombe malade, fièvre, diarrhée, maux de tête, la totale quoi et je me demande si je n’ai pas chopé un truc avec les moustiques. Les impacts ressemblent a des balles de ping-pong et j’en ai une bonne trentaine. Au bout de 24h ça va mieux. Le cadre est plutôt agréable, nous partons en promenades dans la jungle et dans les champs de thé. Les paysages sont époustouflants, de voir ces champs vallonnés étendus devant nos yeux, pris dans les nuages, se balader au travers, puis se perdre dans l’obscurité angoissante de la jungle, nous apporte un dépaysement total, et tant de bien être.

 

Malaisie, Cameron Highlands

Perhentians Islands

Nous prenons un mini-bus, il n’y a que ça pour nous diriger vers les îles. C’est deux fois plus cher pour la même distance, mais nous n’avons pas le choix. Les îles Pérentians comprennent 2 îles principales, une plus portée sur le côté backpackers et fêtards (la plus petite: Kecil), et l’autre plus familiale et plus paisible (Besar, la plus grande). Nous devons retirer de l’argent, car il n’y a pas de distributeur dans l’ile, et notre problème de carte se présente à nouveau, c’est pénible.

Nous prenons un speedboat  pour rejoindre les îles. Nous réservons directement notre chambre à l’agence de transport, sachant que dans les îles vous devez définir avant et où vous voulez vous trouver, car vous ne pourrez pas vous déplacer à pied avec vos sacs, et qu’il n y a ni taxi ni moto sur place. Le bateau vous dépose directement sur la plage de votre hôtel. C’est bien rodé. Du coup dans la précipitation nous choisissons le mauvais côté pour les plus belles plages… Le spot de Coral bay reste le meilleur spot des 2 îles, sur Perhentian Island Besar, vous pouvez snorkler sans difficulté, et juste a coté une autre plage magnifique, idéale pour nager. Nous sommes à l’opposé.

Ici nous rentrons sur la côte Est de la péninsule, qui est essentiellement habitée par des malais.

Ces îles sont magnifiques, ça restera un des meilleurs spots pour nous de la Malaisie. Certaines plages sont même désertes, pour les femmes voilées c’est le kif! Elles sont parfois bien cachées et il faut un peu partir à leur recherche à travers la jungle. Par contre le week end, les malais viennent profiter des lieux et tout est pris d’assaut. Les malais contrairement aux thaïlandais adorent se baigner.

Perhentians Islands Malaisie, babouin Sherating

 

Dés notre arrivée, nous croisons des mantes religieuses, des singes, des varans, de grosses araignées, des libellules, des poissons de toutes les couleurs, des requins à pointe noire, un serpent des mers…Ces îles débordent de vie, et elles permettent de se reconnecter à la nature et Allah.

 

La seule ombre au tableau : la pollution. Que ce soit les déchets que rejette la mer sur la plage, ou bien les déchets laissés à l’abandon et non traités derrière les paysages de cartes postales, cela nous consterne. Aucun touriste ou presque ne ramasse une bouteille ou un déchet sur la plage alors qu’il passe juste à côté… Sans compter les cimetières de coraux morts, dus à la pollution maritime, avec les allées et venues des bateaux, mais aussi du non-respect des règles de base de la plongée ou du snorkling concernant le fait de ne pas toucher les coraux avec les palmes !

 

Le vendredi nous partons pour faire jumua sur l’autre île, en bateau. Mais elle n’est que pour les hommes, j’attends donc Philippe à l’extérieur. C’est énervant. Étrangement je n’arrive pas a établir de contact avec les locaux. Je suis pourtant très sociable et je saisis toujours les occasions pour pouvoir parler, mais là c’est déstabilisant, car les malais ne sont  pas accessibles, ils ne parlent pas anglais pour la plupart, ni curieux, ni intéressés par nous. Du coup rien !

On quitte l’île et re-problème de carte, j’en ai marre.

 

Cherating

Petit village de surfeurs pendant l’hiver, qui malheureusement n’a pas grand-chose d’attrayant hors saison, mais très agréables par sa quiétude et assez reposant. Les villageois sont ici plus sympathiques qu’ailleurs et le soir même pour nous restaurer nous nous asseyons dans un boui-boui où il n’y a que des locaux et un seul plat servi. Les gens sont curieux de nous entendre leur passer le salem, les femmes pouffent de rire et les voilà qu’ils échangent sur nous. Ils ne parlent pas anglais, nous ne pouvons donc pas vraiment échanger, mais les sourires, et les gestes suffisent. Ils comprennent que nous sommes musulmans et nous devenons l’attraction pendant un moment. Enfin un léger contact.

Pour se baigner, on est loin des plages aux eaux turquoise ou transparentes, mais plutôt dans la plage polluée, remplie de méduse. Mais nous ne sommes là que pour une chose : les tortues géantes. C’est la saison de la ponte et je veux absolument voir ça. Nous nous inscrivons avec une association locale qui œuvre pour la protection des tortues. En mode écotourisme. Le soir même notre excursion est compromise, car il pleut et paraît il que lorsqu’il pleut, elles ne pondent pas ! J’ai envie de pleurer, car nous devons repartir le lendemain. Je prie et supplie Dieu de m’accorder cette chance. La pluie s’arrête et une heure plus tard, le départ est lancé. Nous arrivons sur une plage à plusieurs kilomètres de notre village et nous marchons dans le noir au clair de lune, en silence, les uns derrière les autres, sur la plage à la recherche de ces magnifiques bestioles. Les voilà, comme une ombre sur le sable. Nous nous approchons de l’une d’entre elles et nous assistons émus aux larmes à la ponte. La tortue pleure elle aussi, mais de douleur. Tous les accouchements font mal… Les organisateurs récupèrent les œufs, pour les protéger et les mettre en couveuse. Un soigneur marque la tortue, la mesure, pèse les œufs et voilà que celle-ci procède au recouvrement et s’en va.

Nous l’accompagnons dans un silence religieux. Nous prenons alors des bébés tortues que l’association avait amenés avec eux d’une autre ponte précédente, pour les relâcher dans la mer. J’en choisi un et je lui fais des dou’a: que Dieu la protège et lui accorde une longue vie. Et voilà qu’ils courent tous en pagaille irrésistiblement vers la mer d’où ils sont venus. Comment ne pas être ému ? Comment ne pas tout faire pour préserver cette planète ? D’excitation je perds mes tongs et rentre pieds nus…

 

Malaisie, Sauvegarde des tortues

 

Pulau Tioman

De Cherating, nous avons repris un bus : 5 h de trajet. Celui-ci vous dépose dans une petite ville côtière où vous devez prendre un ferry pour rejoindre  l’île. Ayant pris notre bus à 14h, nous choisissons d’attendre le lendemain avant de prendre le premier ferry à 6h du matin, le trajet pour rejoindre l’île étant de 3 heures. Nous n’avons rien réservé et les taxis sont hors de prix, aussi nous voici a marcher sans savoir où nous allons avec nos sacs. Finalement nous négocions moitié prix, fixés au départ pour un endroit où les prix sont raisonnables. Le reste des hôtels proches étant complet. Nous atterrissons dans un petit bungalow tout mignon, mais rudimentaire à prix moyen (20E). On trouvera quand même un vers sur notre drap  :/

Cette île est largement moins intéressante que les îles Perhantians, à tous les niveaux. Les plages sont quasiment impraticables sur une partie de l’île, la mer pas si belle que ça, les prix sont en plus assez élevés, pour le logement et pour les déplacements en taxi boat, et l’accueil pas très sympathique. Ce qui fait que si vous n’avez pas un très bon budget pour votre séjour sur place, vous allez vite tourner en rond.

 

Par contre sur place, la végétation est magnifique, il y a des familles entières de singes, des babouins pas sympathiques (je me suis faite charger ) et des varans qui passent dans votre jardin, des arbres remplis de chauves souris. De la vie, de la vie, et de la vie un peu partout, ça c’est le véritable bonheur de la Malaisie !!!!

 

En partant de l’ile, de nouveau nous tentons de retirer de l’argent, mais rien. Cette fois-ci nous avons fait le tour des banques et nous avons même expliqué notre cas au guichet d’une banque d’État, mais rien. Nous n’avons plus que 5 euros. Nous pensons a demander à dormir à la mosquée en attendant un virement Westerne Union ou de prostituer Philou. On tourne comme des misérables dans la ville. Ras-le-bol de ce problème. Comme juste avant de partir dans l’île j’avais fait un retrait avec une des cartes et que ça faisait moins d’une semaine, cette fois-ci je n’ai tenté que l’autre. Puis Philippe me dit d’essayer la première quand même. Je lui réponds que j’avais déjà fait une précédente fois l’essai et que ça n’avait pas marché. Il me dit, viens on retente quand même. Sans aucune conviction je retente et ne demande que 100 euros. Et là, miracle…l’argent sort !!! Je me fais engueuler comme un poisson pourri pour n’avoir pas tapé plus. On retente encore, mais la le distributeur refuse ! Mouerdas !

 

Johor Bahru

De Pulau Tioman, nous nous dirigeons en 2h de bus vers notre dernière destination, Singapour. Une ville sans grand intérêt, mais qui n’est qu’une escale avant de passer la frontière pour Singapour. Nous avions décidé de rester une soirée sur place pour économiser un peu sur le prix des chambres, car à Singapour les prix sont élevés. Mais l’hôtel que nous avons choisi est rempli de cafards, des nids je dirais même, et pas si bon marché que cela, en plus. Après une nuit sans sommeil, le matin à la première heure nous avons plié bagage et nous filons direction Singapour!

 

La conclusion?

Au final nous serons déçus par la Malaisie ou nos espérances étaient très haut placées, peut-être trop d’ailleurs. Nous y étions dans une logique installation, mais après la Thaïlande c’est dur de ne pas être déçu même pour des vacances.

Cela dit notre meilleure surprise restera la nature, belle, exubérante qui nous a ravi le cœur. 

 

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