En bref

 

 

Superficie :
Superficie : 1 220 000 km²

Population:
Population : 53 millions d’habitants

Capitale:
Capitales : Pretoria (administrative), Cape Town (législative), Bloemfontein (judiciaire).

Politique:
Régime : république parlementaire.
Président de la République : Jacob Zuma (depuis mai 2009).

Langues:
Anglais, zoulou, xhosa, afrikaans, sotho du Nord, sotho du Sud, tswana, tsonga, venda, swati et ndébélé

Économie:

PIB : 367,2 Mds USD (2014)
PIB par habitant (pays à revenu intermédiaire) : 6 800 USD (2014)
Taux de croissance : 0,7% en 2015, projection à 0,8% en 2016 et 1,1% en 2017
Taux de chômage : 24,5 % (2015 ; 15,6 % en 1994).
Taux d’inflation : 6,2 %(glissement annuel en janvier 2016)
Balance courante : -1,7% PIB (2015)

Echanges commerciaux : Excédent français de 963 M€ (2015),

  • exportations françaises en Afrique du Sud (1804 millions €),
  • importations sud-africaines en France (841 millions €).

Principaux fournisseurs de l’Afrique du Sud en 2014 : Chine (15.5%), Allemagne (10%), Arabie Saoudite (7.1%), Etats-Unis (6.6%), Nigéria (5.1%). La France est le 11ème fournisseur (le 4ème européen après l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie) avec une part de marché de 2.2%.
Principaux clients de l’Afrique du Sud en 2014 : Chine (9.5%), Etats-Unis (7.1%), Japon (5.3%), Botswana (5.2%), Allemagne (5%). La France est le 28ème client (0.9% des exportations sud-africaines).

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : Agriculture (2,5 %), Industrie, mines (29,5 %), services (68,0%).

Consulats de France : Johannesburg et Le Cap.
Communauté française en Afrique du Sud : environ 10.000 ressortissants (dont 7 643 immatriculés en février 2015).

(source : Banque mondiale, Trésor)

 

Géographie :

L’Afrique du Sud partage des frontières avec la Namibie, le Botswana, le Zimbabwe et le Mozambique. Par ailleurs, deux États indépendants, le Lesotho et le Swaziland sont entièrement encerclés géographiquement par elle. L’Afrique du Sud s’étend sur près de 2 000 km du nord au sud (du fleuve Limpopo au Cap Agulhas) et sur environ 1 500 km d’est en ouest (de Port Nolloth à Durban). On peut le diviser en trois grandes régions : le haut Veld (le vaste plateau intérieur), le bas Veld (les trois plaines côtières) et le bassin du Kalahari. À l’est du pays, la séparation entre le haut et le bas Veld est marquée par d’impressionnants contreforts comme le Drakensberg.

L’Afrique du Sud est bordée par l’océan Indien à l’est et par l’océan Atlantique à l’ouest. Elle s’étend sur environ 1 000 km du nord au sud et plus de 1 500 km d’est en ouest. Elle se partage en trois grandes régions :

  • le Haut-Veld, vaste plateau intérieur semi-aride ;
  • le Bas-Veld, constitué des trois plaines côtières ;
  • le bassin du Kalahari au nord-est, où se trouve la partie méridionale du désert du même nom.

La région montagneuse part du cap de Bonne-Espérance et rejoint la vallée du fleuve Limpopo (nord-est). Elle se divise en trois chaînes distinctes :

  • le Nuweveldberg ;
  • le Stormberg ;
  • le Drakensberg qui culmine à plus de 3 400 m.

Le large bassin semi-aride du Karoo s’étale entre les chaînes du Cap et du Drakensberg.
À l’est du pays, le littoral se compose de plaines étroites et de collines, tandis qu’au sud, on trouve plutôt des crêtes, des caps et des baies. La côte est une alternance de plages de sable et de criques rocheuses.

 

Histoire:

L’histoire sud-africaine sera marqué par trois grandes périodes: La colonisation, l’instauration de l’apartheid, et son abolition.

Les Khoïsans, regroupant les Khoïkhoï et les Bochimans, sont les premiers habitants connus de l’Afrique du Sud (40 000 av. J.-C.). Les premiers peuples de langues bantoues émigrent du delta du Niger vers l’an 500 de notre ère et atteignent l’actuelle province du KwaZulu-Natal. C’est au 10ème siècle que des tribusbantoues (xhosas) s’installent dans la région de la Fish River (Transkei).

En 1488 débute l’histoire européenne de l’Afrique du Sud quand le navigateur portugais Bartolomeu Dias atteint le cap des Tempêtes (cap de Bonne-Espérance), suivi en 1497 par le navigateur portugais Vasco de Gama qui longe la côte du Natal.

La colonisation des européens de l’Afrique du Sud date de 1652 avec l’établissement, pour le compte de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, d’une station de ravitaillement au Cap dirigée par des Néerlandais.

En 1657, plusieurs salariés de la compagnie sont autorisés à s’établir définitivement au Cap alors que des esclaves sont déportés de Batavia et de Madagascar pour pallier le manque de main d’œuvre sur place. En 1688, deux cents huguenots français rejoignent les 800 administrés du comptoir commercial et fondent Franschhoek. En 1691, les Boers gagnent l’arrière-pays et la colonie du Cap est mise en place.

Les Britanniques prennent possession du Cap en 1795.

En 1806, les Néerlandais cèdent définitivement la place aux Britanniques qui deviennent la nouvelle puissance coloniale.

De 1818 à 1825, lors du Mfecane, le Roi des Zoulous, Shaka, étend son empire sur l’est de l’Afrique du Sud au prix d’une conquête sanglante sur les autres peuples tribaux.

En 1835, les Boers quittent la colonie du Cap pour les territoires intérieurs de l’Afrique du Sud afin d’échapper à l’administration britannique. C’est le Grand Trek, parsemé de tragédies et de batailles (bataille de Blood River contre les Zoulous en 1838, gagné par les Boers). Deux républiques boers indépendantes sont finalement fondées et reconnues par la Grande-Bretagne : la république sud-africaine du Transvaal (1852) et l’État libre d’Orange (1854).

En 1860 des Indiens arrivent au Natal.

En 1879, durant la Guerre anglo-zouloue, les Britanniques subissent une défaite historique lors de la bataille d’Isandhlwana avant de finalement s’imposer au Zoulouland.

Après l’annexion d’autres territoires tribaux, une des plus grandes spéculations de l’histoire boursière provoque la crise boursière des mines d’or sud-africaines de 1895, au moment du Raid Jameson perpétré par les britanniques, en vue du percement de mines jusqu’à 4 kilomètres sous terre.

Le 31 mai 1910, huit ans après la fin de la Seconde Guerre des Boers et après quatre ans de négociations, le South Africa Act accorde l’indépendance nominale, en créant l’Union d’Afrique du Sud. Le pays est fondé à partir du regroupement des colonies du Cap, du Natal, du Transvaal et de l’Orange. 

En 1912, un parti politique bantou, le Congrès national africain (ANC), est fondé à Bloemfontein, revendiquant une plus grande participation des populations noires aux affaires du pays. L’année suivante, le Native Land Act est adopté. Basé sur le système des réserves établi à l’époque coloniale et dans les républiques boers, il divise le territoire sud-africain entre les terres indigènes (7 % puis 13 % du territoire) et les terres destinées aux Blancs et aux administrations publiques (87 % du territoire).

En 1918, le Broederbond, une société secrète est fondée avec pour objectif la promotion politique, sociale et économique des Afrikaners (la dénomination devenue usuelle des Boers).

La révolte ouvrière des Afrikaners du Witwatersrand en 1922, durement réprimée, permet aux nationalistes blancs de s’unifier et de remporter les élections générales de 1924 sous la direction de James Barry Hertzog. À la même époque, des anthropologues et des linguistes de l’université de Stellenbosch forgent un nouveau concept social et politique qui donnera naissance à l’idéologie de l’apartheid : rejetant l’idée de société unique sud-africaine, ils proposent de séparer géographiquement, politiquement et économiquement les noirs et les blancs d’Afrique du Sud ainsi que les différentes ethnies entre elles, afin de maintenir et renforcer leurs identités ethniques et linguistiques, et de lutter contre les effets qu’ils estiment acculturants de l’urbanisation et du travail, migrant sur les structures traditionnelles africaines.

En 1948, le parti national remporte les élections générales. Le nouveau premier ministre, Daniel François Malan, met en place la politique d’apartheid, renforcée en 1956 par la suppression de la franchise du droit de vote des Coloureds (gouvernement Strijdom).

En 1960, le massacre de Sharpeville puis l’interdiction de l’ANC et des mouvements nationalistes africains mènent à la condamnation de la politique d’apartheid par les Nations unies et par la communauté internationale.

En 1963, Nelson Mandela, l’un des chefs de Umkhonto we Sizwe est condamné à perpétuité pour terrorisme et les autres chefs de l’ANC sont emprisonnés ou exilés. En 1966, Hendrik Verwoerd, premier ministre d’Afrique du Sud et grand architecte de l’apartheid, est assassiné.

En 1976, les émeutes dans le township de Soweto contre l’enseignement obligatoire en afrikaans conduisent le gouvernement à déclarer l’état d’urgence alors que le Bantoustan du Transkei est déclaré indépendant dans le cadre de la politique d’apartheid.

En 1984, pour sortir du blocage politique, le régime politique est présidentialisé et un parlement tricaméral, ouvert aux Indiens et aux métis, est inauguré. Néanmoins, l’état d’urgence est de nouveau proclamé en 1986 alors que des sanctions économiques et politiques internationales isolent le pays en dépit de l’abrogation de lois symboliques de l’apartheid comme le passeport intérieur. Seul l’État d’Israël continue d’avoir des relations discrètes et collabore avec le pouvoir au point de vue militaire et sécuritaire (Échanges de technologies, contrats de licences de fabrication d’armement, échanges techniques en matière de sécurité intérieure et savoir-faire d’espionnage).

En 1990, le nouveau président sud-africain, Frederik de Klerk, légalise l’ANC, le parti communiste sud-africain et tous les mouvements noirs. Nelson Mandela est libéré.

En juin 1991, le gouvernement abolit les dernières lois de l’apartheid et entame un processus de transition constitutionnelle (Codesa). Celles-ci aboutissent le 27 avril 1994 aux premières élections multiraciales de l’histoire du pays, remportées par l’ANC. Nelson Mandela devient le premier président noir du pays. Par la même occasion, le pays réintègre le Commonwealth.

En 1995, une Commission vérité et réconciliation est mise en place, puis l’année suivante, le 10 décembre 199614 est adoptée une nouvelle constitution sud-africaine.

De 1999 à 2008, le pays est présidé par Thabo Mbeki. Est ainsi apparue aux côtés de la bourgeoisie blanche une bourgeoisie noire ; ni l’ANC, ni le Parti Communiste, ni le syndicat COSATU n’ont remis en cause l’ordre économique et social. Au contraire, les privatisations se sont multipliées. L’Afrique du Sud est un des pays les plus inégalitaires du monde, ainsi que l’atteste son Coefficient de Gini.

Après les élections générales du 22 avril 2009, remportées par l’ANC, Jacob Zuma, ancien vice-président de 1999 à 2005, devient le nouveau président de la République. Il prête serment le 9 mai 2009 et forme un gouvernement plus ouvert aux partis politiques minoritaires, dont le parti communiste mais aussi, pour la première fois depuis 1994, le front de la liberté (droite afrikaner). Le massacre de Marikana en 2012, où la police tire sur des salariés grévistes faisant des dizaines de morts, entache la gouvernance de l’ANC au sein de son électorat mais lors des élections générales sud-africaines de 2014, Jacob Zuma est réélu pour un second mandat, l’ANC restant nettement en tête dans l’électorat bien qu’en recul face à l’Alliance démocratique et aux Economic Freedom Fighters de Julius Malema.

 

(Source Wikipédia)