Culture

 

 

Les traditions

La plupart des ethnies Tanzaniennes regroupent des nomades, cueilleurs/chasseurs ou pêcheurs qui vivent en armonie avec leur environnement. Certains peuples, notamment les pasteurs nilotiques comme les célèbres Maasaï, ont gardé beaucoup de leur mode de vie traditionnel. Même si aujourd’hui ils ont lancé une pétition mondiale, afin d’attirer l’attention des citoyens du monde sur cette mise en péril de leur culture.

Le contraste entre ces éleveurs semi-nomades du nord et les peuples bantous sédentaires et traditionnellement agriculteurs, est un élément important pour comprendre la Tanzanie.

Parmi les groupes ethniques uniques, vous trouverez les populations presque éteintes du centre de la Tanzanie. Ce sont les Sandawe (qui viennent d’Ethiopie), dont les voisins sont les Iraqw, Gorowa et Burungi, mais aussi les Hadzapi également connus sous le nom de Tindiga Kindiga et Kangeju, qui sont des tribus qui parlent des langues dites de ‘clics’. Les Ndorobo sont également une tribu parlant en ‘clic’, mais ils sont plus adaptés à la culture extérieure.

Les innombrables croyances animistes, qu’on retrouve dans beaucoup de fêtes traditionnelles, n’ont pas été éradiqué malgré l’islamisation encore présente sur les côtes orientales ou l’évangélisation et l’omniprésence des églises chrétiennes au centre.

 

 

 

Musique et danse

La musique Tanzanienne est riche dans ses rythmes avec des styles afro mixtes, tout en intégrant des éléments de musique traditionnelle.

Le Taarab, musique issue du sultanat de Zanzibar, rappel les différentes influences arabes et d’Afrique noire. Le folklore, les « ngomas » traditionnels et les styles de danse varient d’une tribu à l’autre. Pour la danse, la tribu Makonde vibre dans une frénésie de « Sindimba », tandis que la tribu Zaramo danse en procession « Mdunkido ». Les Maasai ont une danse bondissante, et accompagnée de leurs chants de voix profondes, elle peut même effrayer un lion. L’utilisation de serpents vivants par la tribu « Sukuma » dans leur danse, comme embrasser d’énormes pythons ou bien se battre avec eux au cours de leur danse « Bugobogobo » est un spectacle inoubliable. Chacune des 120 tribus à sa « ngoma » (tambour traditionnel) et dansent dans tous les styles. Ces danses sont à la fois fascinantes et sensuelles.

 

 

L’art 

Les produits industriels ont remplacé dans beaucoup de domaine, l’artisanat local.

La sculpture sur bois de tradition Makondé est une des plus belle. Les démons ou des scènes de vie y sont dépeint. La plupart d’entre eux ont été forcés de quitter le Mozambique pour s’installer en Tanzanie, poussé par la famine. Leur exode est également très présente dans ses scènes, même si aujourd’hui, la mondialisation fait qu’ils répondent surtout aux demandes touristiques.

Les tissus colorés et les bijoux sont à l’honneur. La toge Massai, ou le Kanga (Zanzibar) sont de toute beauté, comme les bijoux en perles ou cuivre, ornant lourdement le cou des femmes, leurs bras, leurs jambes et leurs oreilles.

Impossible d’être indiffèrent aux armes des guerriers Masais : bouclier en peaux de bêtes, peint (Sirata) avec motifs permettent de distinguer les différentes tribus, et probablement les lignages. Les jeunes guerriers n’ont le droit d’utiliser que le noir et le blanc. Seul des guerriers expérimentés ont le droit au rouge. 

 

 

La peinture

Le Tinga Tinga est une peinture naïve aux couleurs flamboyantes, qui repose la plupart du temps sur un panneau en aggloméré carré. Aujourd’hui essentiellement destiné aux touristes, elle a été créé à Dar es Salaam ces cinquante dernières années. Les inspirations de la vie animale est mit en relief avec des formes courbes pour faire ressortir le mouvement en deux dimensions sur un fond souvent uni. 

George Lilanga, un des plus grands peintres africains, était tanzanien et à consacré sa vie à puiser dans l’art makonde (son ethnie d’origine) une inspiration colorée et fantaisiste. 

 

Des lectures?

  • Les Neiges du Kilimandjaro, Ernest Hemingway. Gallimard.
  • Vie et mort d’un géant, l’éléphant d’Afrique, Pierre Pfeffer. Flammarion.
  • Jeunes des rues en Tanzanie, de Boissieu. Ed. Karthala.
  • Paysans montagnards de Tanzanie, de Bénédicte Marquet. Ed. L’Harmattan. 
  • Kenya et Tanzanie, de Jean-Michel Labat et Elisabeth Mauris. Ed. Artemis, coll. L’oeil sauvage.

 

 

 

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