En bref

 

Superficie:
9 984 670 km²

Population:
Environ 35 millions d’habitants.

Capitale:
Ottawa (Ontario).

Politique:
Régime politique : démocratie parlementaire.
Fédération (10 provinces et 3 territoires).
– Chef de l’État : la reine Elizabeth II, représentée par un gouverneur général, David Lloyd Johnston.
– Chef du gouvernement : Stephen Harper (Premier ministre ; Parti conservateur). Après le renversement de son gouvernement par une motion de censure en mars 2011, il a été reconduit à ses fonctions en mai 2011.

Langues:
Anglais et français (uniquement au Québec).

Économie:

Le Canada occupe aujourd’hui le 11e rang de l’économie mondiale.
L’Ouest est une région très active, tandis que l’Est est moins dynamique, dès qu’on s’éloigne de la vallée du Saint-Laurent et des Grands Lacs ; les régions de Toronto et Montréal dominent l’activité économique et culturelle.
Au centre, le Québec et l’Ontario ont longtemps formé l’axe dynamique du Canada. Montréal a tenu le premier rôle dans le développement du pays jusqu’aux années 1960, mais la métropole québécoise est distancée à présent par Toronto qui est devenue la capitale économique du pays.
L’Ontario s’impose comme la province la plus riche du Canada sur le plan agricole et industriel, grâce à d’importantes ressources naturelles (fer, potasse, soufre, charbon).
Toronto

Au cours du siècle dernier, l’impressionnante croissance des secteurs manufacturiers, miniers et des services transforme la nation d’une économie largement rurale à une économie principalement industrielle et urbaine.
Le Canada est l’un des fournisseurs les plus importants du monde en produits agricoles.Autres richesses : les immigrants. Le Canada reçoit plus d’immigrants que tout autre pays.

À partir des années 1990, grâce à une réforme de l’État réussie et d’une gestion de l’État rigoureuse, inspirée des principes du libéralisme économique, la dette fédérale passe de 68,4% du PIB en 1994 à 38,7% en 2004,
L’économie canadienne connaît une période d’effervescence économique, avec un taux de croissance élevé et un faible taux de chômage.

En partie le résultat de son important secteur primaire, le Canada est hautement dépendant du commerce international, spécialement le commerce avec les États-Unis (accord de libre-échange nord-américain (ALENA) de 1994).

 

Géographie:

La densité de la population est l’une des plus faibles au monde.

Le territoire canadien peut se diviser en cinq grandes zones :
– la région appalachienne au sud-est (Provinces maritimes) ;
– le « bouclier canadien » au centre et à l’est du pays (région du Saint-Laurent, sud de l’Ontario et du Québec) ;
– les Prairies (le Manitoba, la Saskatchewan et une partie de l’Alberta) ;
– les Rocheuses, à l’ouest, qui s’étendent vers le Yukon ;
– la côte pacifique, baignée par des températures relativement douces et des pluies fréquentes.

La région la plus densément peuplée du pays est celle du Corridor Québec-Windsor, le long des basses-terres du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs au sud-est.

Au nord de cette région se trouve le vaste Bouclier canadien, une région de roc nettoyé par la dernière ère glaciaire, dépourvue de terres fertiles, riche en minéraux, et dotée de lacs et rivières. On y retrouve la forêt boréale, immense forêt nordique composée majoritairement d’épinettes et de sapins.

Dans l’est du Canada, le fleuve Saint-Laurent se verse dans le Golfe du Saint-Laurent, le plus grand estuaire du monde; l’île de Terre-Neuve se situe en son embouchure, alors que l’Île-du-Prince-Édouard se situe au sud de celui-ci.
La baie de Fundy connaît les hauteurs de marées les plus grandes du monde.

A l’ouest se trouvent les vastes plaines des Prairies canadiennes, passant par le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta pour se rendre jusqu’aux montagnes Rocheuses qui les séparent de la Colombie-Britannique.
La Chute en Fer à cheval, en Ontario, est la plus grande composante des Chutes du Niagara. Elle constitue une source majeure de puissance hydroélectrique.

Au nord du 60ème parallèle se trouvent les trois territoires canadiens – Nunavut, Territoires du Nord-Ouest et Yukon – parsemés de plusieurs lacs (dont le Grand lac de l’Ours et le Grand lac des Esclaves) et traversés par le plus long fleuve du pays, le fleuve Mackenzie.

Le Canada est le pays des grands espaces vierges. Il s’étend sur environ 5 000 km d’un océan à l’autre.

 

Histoire:

L’histoire Canadienne se divise en deux: La découverte du Canada et sa colonisation à son indépendance.

Les premiers peuples à occuper le territoire étaient venus à la fin de la période glaciaire, il y a plus de 12 000 ans, d’Asie (de chasseurs venues de Sibérie) par le détroit de Béring (séparant la Sibérie de l’Alaska). Ce sont ces indigènes que les premiers Européens, croyant être parvenus aux Indes, baptisèrent « Indiens ».
Les Vikings sont les premiers Européens à découvrir et à s’installer sur la côte nord-ouest de Terre-Neuve. L’installation viking est attestée par les  » sagas « , ces récits héroïques, qui racontent leurs voyages en Amérique du Nord à partir de leur établissement au Groenland, et par les récentes fouilles archéologiques de l’Anse aux Meadows, à Terre-Neuve.

En 1534, en dépit du grand nombre de pays européens intéressés par l’établissement d’une colonie dans le golfe du Saint-Laurent, c’est l’explorateur français Jacques Cartier (c’est lui qui donne son nom au Canada) est le premier à déclarer sa prise de possession du territoire au nom du roi de France. Mais il est vite déçu par cette terre qu’il juge inhospitalière, glacée et dénuée d’intérêt. La France délaissera le Canada jusqu’à la fin du XVIe siècle.

À défaut d’épices, les Européens découvrent une autre richesse, celle des fourrures.
Un lent processus de colonisation commence alors. Avec l’arrivée des Jésuites en 1625 et des trappeurs, le mode de vie des Indiens va se trouver sensiblement modifié. S’ils parviennent à résister aux missionnaires jésuites cherchant à les convertir à la religion catholique, les indigènes sont rapidement décimés par des guerres meurtrières, les maladies endémiques venues d’Europe et les méfaits de la colonisation. Le commerce des fourrures restera durant tout le XVIIe siècle la principale activité économique de la colonie, le monopole de ce commerce étant détenu par plusieurs compagnies qui, en échange, promettent au roi de France de peupler le pays, d’entretenir les missionnaires et d’assurer la défense du territoire.

Attirés par ce commerce lucratif, les Français entreprennent d’explorer le nouveau continent, à la recherche de peaux d’ours, de loup, de fourrures de martre, de vison, la plus prisée étant celle du castor avec laquelle on fabrique le feutre servant à confectionner les chapeaux, les manteaux et les chaussures pour lesquels la demande est très forte en Europe. C’est ce qui amène les Français à nouer des relations commerciales avec les Hurons, les Montagnais et les Micmacs, tous d’excellents chasseurs qui deviennent des partenaires économiques indispensables.

En échange des fourrures, ces derniers reçoivent des chaudrons en cuivre ou en fer, des outils, de l’alcool et des fusils : il s’agit d’un commerce de troc. Intermédiaires entre les trappeurs indiens et les représentants des grandes compagnies, les coureurs des bois ouvrent des voies de pénétration. Les Français vont se heurter à la concurrence des Anglais établis plus au sud, le long de la côte Atlantique. Bientôt, les deux communautés s’affrontent. Les tribus indiennes s’engagent, elles aussi, dans la lutte lorsque Champlain devient l’ennemi des Iroquois, partenaires commerciaux des Anglais.

Entre 1648 et 1660, la rivalité entre Français et Anglais va accentuer l’inimitié entre Hurons et Iroquois, tribus établies autour des Grands Lacs. Regroupés en une puissante confédération des Cinq-Nations, les Iroquois attaquent les Hurons, Montagnais, Algonquins, tous alliés des Français. Les Iroquois finissent par écraser les Hurons, qui s’enfuient vers Québec, avant de se retourner contre les Français, ruinant leurs récoltes, entraînant le déclin du commerce des fourrures et celui de la jeune colonie française.

En 1763, la France cède le Canada à l’Angleterre en signant le traité de Paris.
Les conflits d’intérêts entre la France et l’Angleterre vont entraîner une succession de guerres et de traités.
Le résultat de cette conquête militaire est que les Français, catholiques et sujets d’une monarchie absolue, se voient contraints de cohabiter avec les Anglais, protestants et sujets d’une monarchie constitutionnelle. En 1774, l’acte de Québec organise la nouvelle colonie anglaise, appelée désormais  » Québec « . Toutefois il reconnaît les lois civiles françaises et garantit aux Canadiens le libre exercice de leur religion.

En 1783, la Grande-Bretagne reconnaît l’indépendance des États-Unis, ses anciennes colonies américaines.

L’Angleterre craint de voir le Canada lui échapper comme ce fut le cas pour ses colonies américaines. Elle décide donc en 1867 l’adoption de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, qui établit le Canada comme dominion britannique et fait office de Constitution à la toute nouvelle confédération.

Par la suite, le pays va accueillir de nombreux immigrants attirés par un pays industriel en plein essor. Mais la crise de 1929 va mettre un frein à l’expansion économique. S’ensuivra une politique visant, entre autres, à limiter la main-d’œuvre étrangère et à subvenir aux besoins des plus démunis.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le Canada va poursuivre ses efforts de coopération internationale dans les domaines économiques et militaires, tout en glissant vers une indépendance à l’égard des États-Unis, ainsi qu’une autonomie plus grande vis-à-vis de la Grande-Bretagne. C’est ainsi que le nouveau drapeau canadien est adopté par le Parlement en 1964 et l’indépendance proclamé par la reine en 1965.

Dans les années d’après-guerre, le Canada connaît une immigration très importante en provenance d’Europe, puis, dans les années 1960, d’Asie, du Moyen-Orient, d’Inde, d’Italie, d’Espagne et des Caraïbes. Ce sont des années de prospérité et de développement économique. Depuis 1975, plusieurs accords ont été signés avec les Amérindiens leur accordant des terres dans le nord du pays.

Le début des années 1990 voit se développer des conflits liés à l’exploitation des terres considérées comme ancestrales par les Amérindiens. Un accord considéré comme  » historique  » signé en 2002 entre le gouvernement du Québec et le Grand Conseil des Cris du Québec : la province s’engage ainsi à verser 3,5 milliards de dollars canadiens sur cinquante ans pour compenser l’exploitation de barrages hydroélectriques à proximité de la baie James.

Le découpage provincial du pays doit ainsi correspondre aux positions géographiques des différentes communautés amérindiennes vivant au Canada. C’est pourquoi, en 1999, les Territoires du Nord-Ouest furent divisés, donnant naissance à l’est à la nouvelle province du Nunavut, peuplée à 85 % d’autochtones.

 

(Source Wikipédia)