Religion

 

 

 

La religion à Cuba, reflète la diversité culturelle de l’île. D’après certains chercheurs, 85 % des Cubains croient en quelque chose, alors qu’ils ne sont que 15 % à pratiquer régulièrement une religion.

Après la révolution de 1959, Cuba est devenu un état officiellement athée et a limité la pratique religieuse. Le régime expulsa ou incarcéra plusieurs centaines d’ecclésiastiques. Le nouveau gouvernement persécuta les pratiquants de la Santeria et les tint à l’écart du Parti communiste.

Fidel Castro a déclaré en 1977 que « le processus révolutionnaire nécessaire en Amérique latine exigeait l’union entre marxistes et chrétiens ». Il s’est lui-même impliqué pour permettre l’adhésion des croyants au parti communiste cubain. L’article 8 de la Constitution cubaine stipule que « l’État reconnaît, respecte et garantit la liberté religieuse ».

Depuis les années 1990, les religions connaissent un regain de vitalité dans l’île. La crise provoquée par l’effondrement du bloc soviétique poussa de nombreux pauvres à se tourner vers la charité des églises. En 1992, Fidel Castro renonça officiellement à l’athéisme d’État. De 1969 à 1998, le gouvernement avait supprimé Noël des jours fériés. En janvier 1998, le pape Jean-Paul II a effectué une visite historique sur l’île, invité par le gouvernement cubain et l’Église catholique. Le régime a assoupli ses positions contre la religion puisqu’il est désormais possible pour les catholiques de devenir membres du PCC et de montrer publiquement des symboles religieux. Cependant, un Bureau des Affaires religieuses, qui dépend du PCC, surveille toujours les activités des Églises qui doivent obtenir la reconnaissance des autorités.

Cuba est traditionnellement un pays catholique. Parfois le catholicisme est très influencé par le syncrétisme. Une croyance syncrétique commune est la Santería, qui est originaire de Cuba. 60 % de la population a reçu le baptême mais seuls 1,5 % sont des catholiques pratiquants. L’Église catholique romaine est composée de la conférence des évêques catholiques cubains (COCC), menée par Jaime Lucas Ortega y Alamino, cardinal et archevêque de La Havane. Elle est formée de onze diocèses, 56 ordres de nonnes et 24 ordres de prêtres.

Selon une étude du Centre de Recherches Psychologiques et Sociologiques, Cuba compterait un demi-million de protestants sur une population totale de 11,2 millions de personnes. On recenserait par ailleurs 90 000 Témoins de Jéhovah, et cinq synagogues pour environ 1 500 Juifs. Plusieurs centaines de milliers de Cubains pratiquent des cultes afrocubains, qui connaissent un succès important. Parmi les rituels venus d’Afrique, la Santeria, est la plus répandue.

Parmi les autres cultes africains pratiqués à Cuba figure le Palo Monte, pour lequel on utilise des herbes et autres éléments naturels à des fins magiques, ainsi que l’Abakua, qui est plus qu’une société secrète de secours mutuel réservée aux hommes, et l’Islam.

 

L’Islam à Cuba

Le premier cubain converti fut Pedro Lazo Torres, devenu Yahia, l’actuel Imam de La Havane. Sa rencontre avec des diplomates musulmans, venus des Emirats Arabes ou du Nigeria suscita chez lui un engouement pour cette religion, la lecture du Coran fut pour lui une révélation et grâce à cela, il trouva enfin sa voie.

Du fait que l’Islam à Cuba n’a pas une histoire longue, la plupart des Musulmans de l’île sont des convertis qui ont découvert la foi après avoir discuté avec des étudiants.

« La communauté musulmane à Cuba est vraiment jeune. »

Selon un rapport du Pew Research Center, en 2009 il y avait alors 9 000 musulmans à Cuba qui représentaient 0,1% de la population. En 2012, on passe à près de 10.000 musulmans. 

De plus, historiquement, depuis l’époque du bloc soviétique, et de par sa position anti-américaniste, Cuba est très proche de pas mal de pays arabes. De nombreux étudiants originaires de pays comme l’Algérie, le Sahara occidental, le Yémen, certains pays d’Afrique ou encore la Palestine et l’Iran venaient y suivre leurs études de médecine, un domaine particulièrement réputé sur l’île. Ces échanges universitaires existent encore, certains étudiants décident même de prolonger leur séjour. La fréquentation de ces étudiants ainsi que le passage de certaines telenovelas originaires du Maghreb ou du Moyen Orient à la télévision, ne font que susciter auprès de certains cubains une fascination pour la culture arabe ainsi qu’une attirance pour l’islam, pour d’autres.

La majorité des musulmans se concentre à La Havane. Mais on en trouve aussi dans d’autres villes comme Camagüey ou Santiago de Cuba ainsi que sur l’Isla de la Juventud où furent déportés des enfants sahraouis.

 

Deux organismes fédérateurs et un lieu de rencontres

Pour se réunir, les musulmans fréquentent la Unión Arabe de Cuba et la Liga Islámica Cubana. Deux organismes distincts mais complémentaires situés à La Havane.

  • Le premier est une association non gouvernementale, créée le 4 avril 1979. Elle a pour but de réunir les arabes de l’île afin de promouvoir et partager leur culture et leurs traditions. Cette association fait partie de la FEARAB-América, une organisation fondée en Argentine dans les années 70 et qui permet de conserver des liens avec les associations et institutions arabes de tout le continent américain.
  • La deuxième n’existe que depuis 2007, dirigée par l’Imam Pedro Lazo, elle regroupe tous les musulmans du pays et est surtout axée sur la religion. Ces deux organisations proposent des séminaires, des conférences et autres débats autour de l’Islam ainsi que des activités culturelles en rapport avec la culture arabe. D’ailleurs, cette année a eu lieu un concours d’arts plastiques bisannuel dont la présentation de peintures ou de sculptures ayant pour thème l’Islam.

La Casa de los Árabes, située dans le quartier de la vieille Havane, a été fondée en 1983. Elle abrite un musée ethnographique dans lequel ont lieu des expositions et autres manifestations en rapport avec le patrimoine culturel arabe. C’est le seul lieu où l’on peut trouver une salle de prière réservée à tous les musulmans pratiquants locaux ou étrangers.

 

 

 

Halal food

Deux endroits où l’on peut trouver de la viande halal, dont l’un est un restaurant situé dans le quartier du Vedado, appelé « El beduino ».

Sa propriétaire, Odalys, est la petite-fille d’un marocain originaire de Fès, venu s’installer à Cuba au milieu du siècle dernier. Sa volonté était de créer un établissement pour recevoir les musulmans étrangers dans de bonnes conditions. Bien évidemment tous les musulmans locaux ne peuvent pas en profiter pour des raisons de prix. 

Sinon il reste le poisson que l’on trouve absolument partout sur l’île.

 

Mosquées

La maison arabe, fondée en 1983, appartenait à un riche immigré arabe qui a vécu à Cuba dans les années 1940, et il a été construit sur des conceptions architecturales andalouses . La maison comprend un musée arabe et un restaurant. Le Qatar a fait don de 40 000 $ US pour la rénovation de la maison, mais il n’a été ouvert que pour les prières du vendredi, et les musulmans cubains n’ont pas été autorisés à utiliser les installations; réservé uniquement aux musulmans non cubains, tels que les touristes et les diplomates, peut y prier.

 

Les Musulmans se réunissent maintenant dans une nouvelle mosquée à La Havane : Mezquita Abdullah. La mosquée, qui a ouvert durant le ramadan 2015, a été construite par l’Arabie Saoudite dans le vieux quartier de La Havane avec l’autorisation du gouvernement cubain. 

(Source Wikipédia/www.cubania.com/post/lislam-a-cuba/)

 

 

 

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