En bref

 

 

Superficie :
9 629 048 km2

Population :
320 206 0002 hab.

Capitale :
Washington

Langues :
Anglais : dans 31 États sur 50

Hawaïen : uniquement à Hawaï
Langues indigènes: en Alaska
Français : statut particulier dans le Maine et en Louisiane
Espagnol : statut particulier au Nouveau-Mexique.

 

Politique:

Les États-Unis sont une République fédérale présidentielle bicamériste. La forme du gouvernement est celle de la démocratie représentative : le droit de vote est accordé aux citoyens américains de plus de 18 ans ; il n’est pas obligatoire.

Les citoyens américains sont gouvernés à trois échelons : le niveau fédéral depuis la capitale Washington, D.C., le niveau des États fédérés et le niveau local (comtés, municipalités). La monnaie, la politique étrangère, l’armée et le commerce extérieur relèvent de l’État fédéral. Le pays est constitué de cinquante États fédérés qui disposent d’une pleine souveraineté dans de nombreux domaines : justice, éducation, transport, etc. Chacun des 50 États a son drapeau, son gouverneur, son congrès et son gouvernement. La législation diffère d’une circonscription à l’autre.

La Constitution américaine est la plus ancienne constitution moderne encore en vigueur (1787). Complétée par la Déclaration des droits et de nombreux amendements, elle garantit des droits individuels aux citoyens américains. Pour être adopté, un amendement doit recueillir l’approbation des trois quarts des États fédérés.

La vie politique est dominée par deux partis : le Parti républicain et le Parti démocrate. Le Parti républicain, fondé en1854, est considéré comme conservateur ou de droite, son symbole est l’éléphant et sa couleur le rouge. Le Parti démocrate est qualifié de libéral (dans le sens américain du terme), il est classé au centre-gauche et sa couleur est le bleu. Parmi les partis de moindres importances figurent le Parti libertarien, le Parti vert, le Parti de la réforme et le Parti constitutionnaliste. Les États du Nord-Est, des Grands Lacs et de la côte ouest sont réputés plus progressistes que ceux du Sud et des montagnes Rocheuses.

 

Économie :

Les États-Unis étaient la première puissance économique mondiale dans les années 1870. Mais depuis 2014, elle est passée en seconde position derrière la Chine, selon les dernières estimations de la Banque Mondiale.

Les États-Unis possèdent une économie mixte dans laquelle le secteur public en 2007 représente 12,4 % du PIB. Le taux de chômage était relativement faible, entre 3 et 5 % de la population active. Cependant, la crise économique de 2008 a entrainé une remontée du chômage si bien que ce taux atteint 6,5 % en novembre 2008 (d’après l’OIT), et atteint 9,9 % en avril 2010. Le PIB américain a augmenté de 32 % entre 2000 et 2008 tandis le budget de l’État fédéral est passé durant la même période de 1 798 milliards à 2 931 milliards de dollars soit une augmentation de presque 40 %.

Les secteurs les plus dynamiques sont la chimie, l’informatique, l’aérospatiale, la santé, les biotechnologies et les industries de l’armement, même si l’avance s’est réduite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le principal point fort de cette économie postindustrielle reste le secteur tertiaire (grande distribution, services financiers et bancaires, assurances, production cinématographique, tourisme…), qui contribue pour 75 % du PIB.

Les États-Unis sont les plus grands importateurs de biens et les troisièmes exportateurs derrière la Chine et l’Allemagne. Le Canada, la Chine, le Mexique, le Japon et l’Allemagne sont les principaux partenaires commerciaux. La balance commerciale américaine est déficitaire, en particulier avec la Chine. Le matériel électrique constitue la principale exportation ; le pays importe de nombreux véhicules automobiles. Les bourses de New York (New York Stock Exchange) sont les premières du monde.

 Wall Street, à New York, lieu symbolique de l’économie américaine.

La dette publique américaine est la plus élevée du monde : en 2005, elle représentait 23 % du volume mondial. Les États-Unis se classent 35e sur 120 pays pour la dette rapportée au PIB.

Plusieurs atouts expliquent la puissance de l’économie américaine : le territoire américain est immense, bien doté en ressources minières (deuxième producteur mondial de charbon, pétrole, gaz naturel, or, cuivre…) et agricoles. Il est situé entre les deux grands océans de la planète, l’océan Atlantique et l’océan Pacifique. Il est également bien maitrisé par un réseau de transport varié (Grands Lacs, voies ferrées, ports, aéroports) et dense. La population est cosmopolite, mobile et bien formée. Le niveau moyen de vie est fort, même si les inégalités sociales sont importantes.

Le dollar et la langue anglaise ont acquis un rayonnement international. L’État fédéral investit une part relativement importante du PIB dans la recherche et n’hésite pas à se montrer protectionniste. Les multinationales américaines sont présentes sur tous les continents et participent à la puissance économique du pays. 

Les États-Unis maintiennent l’une des productivités du travail les plus élevées du monde (troisième en 2009 derrière le Luxembourg et la Norvège).

 

Géographie :

La vallée de la Mort comporte le point le plus bas des États-Unis (Californie).

Les États-Unis sont le quatrième pays le plus vaste (9 631 417 km2) derrière la Russie, le Canada et la Chine. Avec 7 % des terres émergées de la planète, la taille du territoire américain est comparable à celle du continent européen et représente 17 fois celle de la France métropolitaine. Les États de l’Alaska et du Texas sont plus grands que la France. Situés en Amérique du Nord, les 48 États d’un seul tenant s’étirent sur quatre fuseaux horaires. 4 500 km séparent la côte atlantique à l’est et la côte pacifique à l’ouest. Il faut parcourir 2 500 km pour relier le Canada au Mexique. Les États-Unis possèdent 12 034 km de frontières terrestres, 8 893 km avec le Canada (dont 2 477 km avec l’Alaska), 3 141 km avec le Mexique et 28 km avec Cuba (base navale de la baie de Guantánamo). La longueur totale des côtes américaines est de 19 924 km.

L’ensemble Missouri-Mississippi parcourt plus de 6 000 km dans le Mainland, l’équivalent du cours de l’Amazone en Amérique du Sud. Les deux derniers États fédérés sont Hawaï, un archipel volcanique de l’océan Pacifique Nord, et l’Alaska, à l’ouest du Canada. Au nord-est des Caraïbes, l’île de Porto Rico est un territoire non incorporé.

Le point culminant du pays, le Denali (6 190 mètres), se trouve en Alaska. Hors Alaska, le principal sommet est le mont Whitney en Californie (4 421 mètres). L’altitude la plus basse est celle de Badwater dans le parc national de la vallée de la Mort en Californie (- 86 mètres).

La plupart des volcans en activité se situent à l’ouest, en Alaska et sur l’archipel d’Hawaï :

  • Mont Blackburn (4 996 m), Alaska
  • Mont Rainier (4 392 m), Washington
  • Mont Shasta (4 322 m), Californie
  • Mauna Loa (4 171 m), Hawaï
  • Mont Adams (3 743 m), Washington
  • Mont Hood (3 429 m), Oregon
  • Pic Glacier (3 213 m), Washington
  • Mont Redoubt (3 108 m), Alaska
  • Mont Saint Helens (2 549 m), Washington

 

Histoire:

L’histoire américaine est marquée par périodes importantes : la découverte de l’Amérique, la conquête de l’Ouest, l’esclavagisme dans le Sud, l’industrialisation et l’immigration.

Le débat sur l’origine et la date de l’arrivée des Amérindiens en Amérique du Nord n’est pas clos. Les découvertes archéologiques indiquent que l’est des États-Unis est habité depuis plus de 12 000 ans, alors que l’arrivée des premiers habitants du continent remonterait à plus de 30 000 ans. Depuis 1927, la théorie la plus communément admise est celle de l’immigration de peuples asiatiques, il y a 12 000 ans par le détroit de Béring. Toutefois, certaines découvertes archéologiques relevées au cours des dernières années donnent de nouvelles orientations quant au processus de colonisation préhistorique de l’Amérique du Nord. Avant l’arrivée des Européens, plusieurs civilisations se sont développées sur le territoire actuel des États-Unis .

Malgré les difficultés à établir des statistiques, la plupart des historiens s’accordent pour estimer la population autochtone des actuels États-Unis de 7 à 8 millions de personnes en 1492. Au 21e siècle, les terres situées à l’est des montagnes Rocheuses sont peuplées par des tribus amérindiennes : Cheyennes, Crows, Sioux, Hurons, Iroquois, Cherokees etCreeks qui chassent du bison, mais aussi pratiquent la culture, la cueillette, l’élevage et la pêche. Les Iroquois vivent dans la vallée du Saint-Laurent, dans le secteur des lacs Érié et Ontario, dans la vallée du fleuve Hudson et dans la partie ouest des Appalaches. Ils comptent six grandes tribus. Des tribus d’éleveurs et d’agriculteurs, Apaches, Comanches ou Pueblos, habitent les Rocheuses.

Christophe Colomb découvre le continent américain en 1492 puis explore l’actuelle Porto Rico l’année suivante. Au 21e siècle, les puissances européennes à la recherche du passage du Nord-Ouest et de richesses, naviguent puis s’installent le long du littoral atlantique. Ici se succèdent des colonies espagnoles, anglaises, françaises, néerlandaises et scandinaves plus ou moins permanentes. Les Blancs entrent en contact et font du commerce avec les peuples autochtones. Mais les Amérindiens ne résistent pas aux épidémies introduites par les Européens (variole, rougeole), à l’acculturation (alcool, armes à feu), aux massacres et aux guerres coloniales.

L’Amérique du Nord devient rapidement un enjeu entre les puissances coloniales : l’Angleterre(devenue la Grande-Bretagne en 1707 à la suite de son unification avec l’Écosse) assure peu à peu sa suprématie en remportant les guerres anglo-néerlandaises puis la guerre de Sept Ans (1763) contre la France, qui perd ses possessions de l’est du Mississippi (carte).

Le peuplement se fait essentiellement par des migrants britanniques et par la traite négrière. Les esclaves noirs sont employés dans les plantations de tabac du sud, mais aussi pour le développement des infrastructures. Vers 1775, les treize colonies sont prospères et comptent plus de deux-millions d’habitants.

Dans le courant des années 1770, les colons américains s’opposent de plus en plus à leur métropole : Londres leur refuse les terres indiennes situées à l’ouest des montagnes Appalaches. En 1770, les soldats britanniques tirent sur les manifestants (massacre de Boston). En décembre 1773, les colons détruisent une cargaison de thé: la guerre d’indépendance éclate l’année suivante.

La Déclaration d’indépendance, la Déclaration des droits de l’État de Virginie, ainsi que la Déclaration des droits de 1789 influença les rédacteurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Au 19e siècle et au 20e siècle, elle servit de référence aux leaders indépendantistes.

Le territoire américain s’agrandit progressivement vers l’ouest par des achats. La ruée vers l’or et la conquête de l’Ouest à partir du milieu du 19e siècle accélère la colonisation blanche de l’Ouest. En 1859, la découverte des plus importants filons d’argent de l’histoire provoque l’afflux d’aventuriers dans le Nevada, sur le Comstock Lode.

Enfin, la construction du premier chemin de fer transcontinental (1869) facilite l’intégration des nouveaux territoires. La conquête de l’Ouest s’achève avec le massacre de Wounded Knee (1890), l’annexion d’Hawaï (1898) et l’entrée de l’Arizona dans l’Union (1912).

Alors que la traite des Noirs est supprimée au niveau fédéral en 1808 et que les États du Nord ont aboli l’esclavage entre 1777 et 1804, les planteurs du Sud continuaient de défendre cette institution. En 1860, Abraham Lincoln, candidat du parti anti esclavagiste, remporte l’élection présidentielle : sept États esclavagistes font alors sécession et forment les États confédérés d’Amérique. La bataille de fort Sumter (avril 1861) marque le début de la guerre de Sécession qui fit 970 000 victimes (3 % de la population américaine), dont 620 000 soldats. La guerre se termina en 1865, à l’avantage des États du Nord, protectionnistes et égalitaires face à ceux du Sud, libre-échangistes et esclavagistes. Après cette victoire, trois nouveaux amendements à la constitution sont votés pour abolir l’esclavage, libérer les quatre millions d’esclaves, leur donner la citoyenneté et le droit de vote.

Mais les lois Jim Crow introduisent la ségrégation raciale dans le Sud, jusque dans les années 1950-1960. 

L’industrialisation débute à partir des années 1850. Elle entraine des bouleversements démographiques, économiques et sociaux. Les villes américaines se multiplient et grandissent rapidement. L’immigration s’accélère et se diversifie. À la fin du x19e et au début du 20e siècle, la deuxième révolution industrielle voit l’apparition de la société de consommation et de l’automobile. Les premiers gratte-ciels sont construits dans les centres-villes de Chicago et New York. La presse écrite pénètre dans de nombreux foyers grâce aux gros tirages permis par l’invention de la rotative.

C’est surtout la Première Guerre mondiale qui consacrera la puissance américaine. Au 20e siècle, les États-Unis devinrent la première puissance économique, culturelle, politique et militaire du monde. D’abord neutre au début de la Première Guerre mondiale, le pays s’engage aux côtés des Alliés le  et renverse le rapport de force.
Les femmes puis les Amérindiens obtiennent le droit de vote. C’est également le temps de la Prohibition et des grandes réformes de Roosevelt dans la banque et la finance, ou la mise en place de grands travaux publics. 
La Grande Dépression de 1929 qui suit le krach de Wall Street a en effet provoqué une montée du chômage. Le Dust Bowl affecte le sud du pays et accroît la misère des paysans. Franklin Delano Roosevelt est élu en 1932 et propose un New Deal (« nouvelle donne ») pour combattre la crise, en posant les bases de l’État-providence. Le chômage ne se résorbe totalement que pendant la Seconde Guerre mondiale. L’attaque japonaise contre Pearl Harbor le provoque l’entrée en guerre des États-Unis dans le camp des Alliés contre l’Axe, mettant fin de facto aux lois des années 1930 sur la neutralité.
En août 1945, le président Harry S. Truman décide d’envoyer deux bombes atomiques sur l’Empire du Japon pour le faire capituler. Les États-Unis deviennent une superpuissance aux côtés de l’URSS. La charte des Nations unies signée en juin 1945 à San Francisco pose les bases de l’ONU, dont l’Assemblée générale siège à New York.

Dans les années qui suivent le conflit, les États-Unis se posent en leader du camp capitaliste face à l’Union soviétique : la Guerre froide oppose alors deux modèles politiques et économiques. Afin d’endiguer le communisme, Washington intervient en Europe (par le biais du plan Marshall finançant la reconstruction après la guerre, mais aussi par leur présence militaire dans la capitale allemande lors du blocus de Berlin, et la création de l’OTAN) et en Asie (guerre de Corée et du Viêtnam).

Depuis 1948 en outre, les États-Unis protègent diplomatiquement et fournissent en armes l’État d’Israël qu’ils ont soutenu à sa création comme un refuge pour les Juifs après le génocide qu’ils ont subi. Les États-Unis se lancent également dans la course à l’armement et à l’espace (création de la NASA en 1958, premiers pas sur la lune en 1969). 

L’histoire intérieure du pays est marquée par le mouvement afro-américain des droits civiques dans les années 1950 et 1960 menées par des leaders afro-américains comme Martin Luther King ou Malcolm X et le scandale du Watergate touchant le président Nixon en 1974, qui le contraint à la démission.

 Aujourd’hui

 Depuis la fin de la Guerre froide et le démantèlement de l’Union soviétique entre 1989 et 1991, les États-Unis sont la seule hyperpuissance dans le monde. Le pays s’engage dans le réchauffement des relations diplomatiques au Proche-Orient, et participe à la Guerre du Golfe (1990-1991). La présidence de Bill Clinton (1993-2001) sera marquée par les guerres de Yougoslavie, par l’affaire Monica Lewinsky, l’explosion de la bulle Internet et par une croissance économique continue.

George W. Bush arrive au pouvoir en 2001 après l’une des élections les plus controversées de l’histoire du pays, mais c’est une décision de la Cour suprême des États-Unis qui lui permettra de l’emporter sur Al Gore.

Le 11 septembre de la même année, les États-Unis sont victimes d’une vague d’attentats terroristes islamistes qui font près de trois-mille morts. En réponse, Washington se lance dans une « Guerre contre le terrorisme » en Afghanistan puis en Irak (guerre d’Afghanistan et guerre d’Irak).

Dès 2007, le pays est touché par une crise économique et financière, provoquée par la crise des subprimes et qui deviendra mondiale. De grandes compagnies comme Lehman Brothers ou General Motors sont en faillite.

En 2008, Barack Obama est élu sur fond d’espoir premier président afro-américain du pays, succédant au président sortant George W. Bush. Sa politique tranche avec son prédécesseur, notamment sur le plan intérieur, où il réussit à faire adopter une réforme du système de santé.

Ce début de décennie est marqué par la guerre contre l’État islamique menée par les États-Unis, en Irak et en Syrie.

 

(Source Wikipédia)