En Bref 

 

 

Superficie:
82 880 km2

Population:
9 157 0002 hab.

Capitale:
Abou Dabi

 

Politique:

Nature du régime 

Émirat, État fédéral, chaque émirat est gouverné par un émir, le pouvoir est héréditaire.

Le pays est doté d’un Conseil national fédéral (parlement au pouvoir consultatif) composé de quarante membres élus dont la moitié est élue par un collège électoral.
Constitution : 1996 (constitution provisoire dès 1972, constitution permanente en 1996)

Chef de l’État et/ou du gouvernement

  •        Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, Président de la Fédération et Émir d’Abou Dabi (depuis le 2 novembre 2004)
  •        Cheikh Mohammed Bin Rachid Al Maktoum, Premier ministre, ministre de la Défense et Vice-Président de la Fédération (depuis le 2 novembre 2004)
  •        Cheikh Abdullah Bin Zayed Al Nahyan, ministre des affaires étrangères (depuis le 9 février 2006) L’État des Émirats arabes unis est un des six membres du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCEAG, avec l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, Oman et Bahreïn), de la ligue des États arabes et de l’Organisation de la Coopération Islamique

Depuis la création de la fédération en 1971, les sept émirats qui constituent les É.A.U. se sont forgé une identité nationale propre grâce à la consolidation de leur statut fédéral. Au cours des trois dernières années, des mesures ont été prises au niveau fédéral comme au niveau local pour réformer la structure gouvernementale afin de mieux répondre aux défis du développement à l’aide d’une administration plus efficace. Ce processus a été dirigé au niveau fédéral par le président du pays, Khalifa bin Zayid Al-Nahyan et par le vice-président et Premier ministre le cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum, qui est également le souverain de Dubaï.

Chacun des émirats membres disposait déjà avant 1971 de ses propres institutions gouvernementales. Afin d’assurer le gouvernement effectif du nouvel État, les souverains élaborèrent une Constitution provisoire précisant les pouvoirs qui allaient être conférés aux nouvelles institutions fédérales. Selon les articles 120 et 121 de la constitution, les domaines de responsabilité assignés aux autorités fédérales étaient les affaires étrangères, la sécurité et la défense, les questions de nationalité et d’émigration, l’éducation, la santé publique, la monnaie, les services postaux et téléphoniques ainsi que tous les autres services de communication. Abou Dabi fut désignée comme capitale de l’État.

Le système fédéral comprend un Conseil suprême, un cabinet ou Conseil des ministres, une instance parlementaire, le Conseil national fédéral, et un corps judiciaire indépendant chapeauté par la Cour suprême fédérale.

Le Conseil suprême, constitué des sept émirs, est le plus haut organisme de l’État. Il élit pour cinq ans le président et le vice-président et a le pouvoir législatif et exécutif. Il ratifie les lois et décrets fédéraux, planifie la politique étrangère et a le pouvoir de relever le Premier ministre de ses fonctions sur incitation du président. Le Conseil suprême élit également le Conseil des ministres. En pratique, le président est toujours un membre du clan al-Nahyan d’Abou Dabi et le vice-président et Premier ministre de la tribu al-Maktoum de Dubaï19.

Le Conseil des ministres, dirigé par le Premier ministre, est l’organe exécutif de la fédération. Le Premier ministre propose une liste de ministres qui est ratifiée par le président.

Les lois sont soumises au Conseil national fédéral constitué de quarante membres venant de chaque émirat. La législation est fondée sur la charia pour les cours fédérales de justice civile, criminelle et la Haute Cour. En 1996, le caractère provisoire de la constitution disparaît lors de son adoption.

Les élections

Les premières élections indirectes pour le parlement du pays, le Conseil national fédéral (FNC), ont eu lieu en décembre 2006. Cette mesure a été prise dans le cadre du processus de réforme dans le but d’améliorer la participation du grand public au système politique. Ce développement correspond au programme national annoncé par le Président l’année précédente. Ce programme stipulait que la moitié des membres du FNC serait élue et l’autre moitié désignée pour rendre le Conseil plus dynamique, ainsi que permettant plus de participation et interaction des citoyens avec le Conseil. Envisageant un élargissement du rôle du FNC, le Président déclarait : » […] Le FNC devra jouer en l’avenir un rôle plus important et devra pour cela être doté des pouvoirs qui lui permettront d’apporter un soutien substantiel à la branche exécutive du gouvernement […] Ce but sera atteint par la mise en place d’un processus plus participatif et la consolidation des principes de la Shura (consultation)»23,28,26.

 

Langues:

L’arabe est la langue officielle du pays, mais, pour des raisons économiques et commerciales, l’anglais occupe une place importante, notamment dans le monde des affaires et du tourisme. L’hindi, l’ourdou, le farsi sont aussi présents du fait de la population immigrée.

 

Économie:

L’économie des Émirats arabes unis (EAU) est l’une des plus prospères et des plus stables du Moyen-Orient. Elle repose essentiellement sur la production de pétrole et de gaz naturel (35 % du produit intérieur brut). La croissance moyenne des EAU au cours de cinq dernières années était de 4,1 %, ce qui signifie qu’elle était supérieure à celle de l’économie mondiale (3,6 %). Cette performance était favorisée par la hausse des prix mondiaux des hydrocarbures et également par les entrées massives de capitaux étrangers dans le pays.

Malheureusement, la crise de 2008 a freiné cette progression de sorte que la croissance du PIB a été négative en 2009 (- 3,15 %).  L’économie semble toutefois se redresser. Mais les perspectives sont modérément optimistes. Dans ce contexte, les gigantesques projets d’infrastructures entrepris doivent continuer d’être financés, ce qui concourt ainsi à la détérioration relative des finances publiques. Les prévisions du FMI indiquent une croissance de l’économie des Émirats arabes unis de :

  • 3,3 % en 2011;
  • 3,8 % en 2012;
  • 4,2 % en 2016.

L’économie des Émirats arabes unis, fondée au début du siècle sur la pêche perlière et le commerce maritime, a été transformée par l’exploitation pétrolière. L’augmentation récente des prix du pétrole et la baisse du cout du crédit a provoqué la hausse des prix des biens mobiliers (actions échangées sur le marché local) et immobiliers. Ceci, en retour, a érodé l’attractivité des Émirats auprès des investisseurs. Dubaï, en particulier, est un centre financier régional pour beaucoup de multinationales.

L’économie dépend pour une large part de la main-d’œuvre immigrée.

Le prince Khalifa ben Zayed Al Nahyane succéda à son père en 2004 et décida de multiplier les réformes structurelles, sur le plan de la culture, de l’éducation, des télécommunications. Avec 80 550 km2 sur un total de 83 600 km, l’émirat d’Abou Dabi domine la fédération par sa superficie et ses richesses. De son côté, Dubaï parie sur le tourisme.

L’émirat d’Abou Dabi représente environ 90 % des réserves de la fédération, soit l’équivalent de 10 % des réserves mondiales de pétrole, le reste se partageant entre Dubaï et Charjah. On estime que Dubaï a encore dix ans de réserves pétrolières et que Charjah en a encore moins. Les réserves gazières sont également limitées dans ces deux émirats.

L’après-pétrole

Les Émirats arabes unis, chose rare parmi les pays pétroliers, anticipent l’après-pétrole en cherchant de nouvelles ressources économiques autres que le pétrole. En cherchant à réduire la dépendance du pétrole, les émirats visent à parvenir à une plus grande diversification de l’économie locale, afin d’assurer la future croissance économique du pays. En 2008, les secteurs non pétroliers ont représenté 63 % du PIB, ce qui correspond à une contribution de 590 milliards de dollars à l’économie, même si les prix du pétrole et du gaz se sont élevés. Dans les 15 prochaines années, les responsables visent à réduire la contribution du secteur des hydrocarbures à environ 20 %. En même temps, il est prévu de favoriser la croissance des autres secteurs économiques.

Bénéficiant d’une stabilité politique dans une région en ébullition, les Émirats Arabes Unis (EAU) ont démontré une certaine résilience face à la baisse du cours des hydrocarbures, la croissance économique, bien qu’en baisse, s’élevant à 3% du PIB. La situation des différents émirats est néanmoins très hétérogène. Le PIB des EAU est dominé par la puissance économique d’Abou Dhabi (60%), notamment par sa production d’hydrocarbures et par sa gestion de la quasi-totalité de l’épargne. Dubaï participe à hauteur du quart au PIB et constitue la plateforme commerciale des Emirats, notamment avec ses infrastructures portuaires et aéroportuaires. On s’attend à une accélération de la croissance des EAU en 2016, et la tenue future de l’Expo 2020 devrait stimuler l’économie à plus long terme.

La solidité du secteur bancaire et la hausse des recettes touristiques ont permis de réduire le choc de la baisse des prix pétroliers, témoignant de la diversification économique des EAU. Néanmoins, depuis 2015, les EAU font face à un important déficit public résultant de la contraction des recettes pétrolières. Les autorités ont ainsi amorcé un ensemble de mesures telles que la réforme des subventions énergétiques avec la dérèglementation des prix des hydrocarbures domestiques et l’augmentation des tarifs de l’électricité et de l’eau.

Plan stratégique

Les gouvernements fédéraux et locaux ont récemment publié des documents de planification stratégique, détaillant les mesures de développement qui vont être prises par les É.A.U. au cours des prochaines années. Ces plans visent à stimuler la croissance économique et à renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

Plan stratégique d’Abou Dabi

En mai 2008, le Conseil pour le développement économique d’Abou Dabi (ADCED) a publié son plan stratégique pour la période 2008-2012. Selon ce plan, l’émirat adoptera des politiques économiques plus libérales, renforcera ses infrastructures industrielles et apportera un plus grand soutien aux petites et moyennes entreprises pour leur permettre de jouer un rôle plus dynamique dans le développement de l’émirat. L’émirat veut également attirer davantage d’investissements étrangers et utiliser les gains générés par l’exploitation des hydrocarbures pour établir de nouvelles industries.

Plan stratégique de Dubaï

Contrairement au plan stratégique d’Abou Dabi, celui de Dubaï minimise l’importance des revenus pétroliers. À l’horizon 2015, le plan se fixe pour objectif de maintenir la croissance réelle de l’économie à un taux de 11 % par an, de manière à atteindre un PIB de 108 milliards de dollars en 2015 et de porter le PIB par habitant à 44 000 dollars.

En Résumé:

(Direction générale du Trésor/FMI. Les données 2015-2016 sont à ce stade prévisionnel)

PIB nominal de la Fédération (2016) : 356 Mds$
PIB par habitant PPA (2016) : 36,126$/hab
Taux de croissance (2016) : 2,6%
Taux de chômage : 14%
Taux d’inflation (2016) : 3%
Dette publique (2016) : 18,3 % du PIB
Solde public (2016) : -4% du PIB
Exportations (2015) : 323,8 Mds$
Importations (2015) : 248,2 Mds$
Balance des paiements (2016) : 10,2 Mds$
Principaux clients (2014) : Japon 14,8%, Iran 11,4%, Inde 9,6%, Corée du Sud 5,7%, Chine 5,5%, Singapour 5,4%, Thaïlande 4,5%
Principaux fournisseurs (2014) : Chine 15,7%, Inde 13,4%, États-Unis 8,9%, Allemagne 5,3%
Production de pétrole brut (2016) : 2,92 mb/j (dont Abou Dabi, 90%)
Réserves de pétrole (2014) :8es réserves pétrolières dans le monde (5,8% des réserves mondiales) ;
98 milliards de barils
7ème réserves mondiales de gaz (3,3% du total)
17e producteur mondial de gaz (2015) (source : BP 2015)
Composition du PIB par secteur :

  • Agriculture : 0,6%
  • Industrie : 58,9%
  • Services : 40,5%

Volume total des échanges commerciaux : 4,93 Mds € en 2015 (-4,6 % par rapport à 2014)
Exportations : 3,8 Mds € en 2015 (- 6,3%)
Importations : 1,09 Mds € en 2015 (+2%)
Excédent commercial : 2,75 Mds € en 2015 (-9,3%). 4e excédent mondial.
Les EAU sont notre 21e client et notre 47e fournisseur. Respectivement 20e et 47e en 2014.
Part de marché français : 1,8%

 

 

Géographie:

Localisation et frontières

Les Émirats arabes unis sont situés dans le sud-ouest de l’Asie, dans la péninsule Arabique, entre le golfe Persique et le golfe d’Oman.

Il est frontalier du Sultanat d’Oman et de l’Arabie saoudite.

De plus, l’enclave omanaise de Madha qui se situe dans les montagnes à l’est du pays abrite elle-même le village émirien de Nahwa.

La totalité du territoire est désertique ou semi-désertique. Le sud du pays est constitué d’une partie du Rub’ al Khali (le désert des déserts), tandis que l’est et le nord sont occupés par des montagnes. Quelques oasis (Al Ain, Manama…) permettent de maintenir une vie dans le désert. Des sebkhas occupent le sud et l’ouest du pays, notamment le long d’une côte de plus de400 km, à l’ouest d’Abou Dabi.

Des revendications territoriales, sur trois îles (Petite et Grande Tunb, ainsi qu’Abu Moussa) du détroit d’Ormuz et du golfe Persique, l’opposent à l’Iran. Outre le fait même de la possession de ces îles et îlots, c’est surtout l’établissement des zones économiques exclusives qui est en jeu, avec, à la clé, les réserves pétrolières et minières offshores.

Le pays est situé dans une zone de grande importance géostratégique, au sud du détroit d’Ormuz, un lieu de passage vital où est transporté le pétrole.

Le pays partage 530 kilomètres de frontière terrestre avec l’Arabie saoudite à l’ouest, au sud et au sud-ouest et 450 kilomètres de frontière avec Oman au sud-est et au nord-est.

Les émirats ne sont séparés du Qatar que par les ports naturels saoudiens de Khor Duweihin, ainsi que de celui de Khawr al Udayd. La frontière maritime avec le royaume qatari se trouve au large, mais la zone n’en demeure pas moins une source de conflit frontalier entre Saoudiens et Émiriens.

La superficie totale des É.A.U. est d’environ 77 700 km2 (soit environ la superficie du Benelux).

Le plus grand port se trouve à Dubaï, mais il y a également des ports à Abou Dabi et Charjah. On trouve de nombreuses îles dans le Golfe dont certaines sont l’objet de disputes avec l’Iran et le Qatar.

Les plus petites îles ainsi que les barrières de corail constituent un risque pour les navigateurs. De forts courants ainsi que des tempêtes représentent également un danger pour les bateaux dans la région. Au sud et à l’ouest d’Abou Dabi, de vastes dunes s’étendent jusqu’à Rub al Khali en Arabie saoudite.

Le désert d’Abou Dabi abrite deux oasis importantes avec des réserves d’eau souterraine ; l’oasis de Liwa se trouve dans le sud près de la frontière avec l’Arabie saoudite. À 100 km au nord-ouest de l’oasis de Liwa, se trouve l’oasis d’Al Buraymi qui s’étend des deux côtés de la frontière entre Abou Dabi et Oman.

Avant de se retirer du pays en 1971, le Royaume-Uni a délimité les frontières des 7 émirats afin d’éviter des disputes territoriales susceptibles de ralentir la formation de l’état fédéral. Les gouverneurs des émirats ont accepté en grande majorité les frontières imposées par les Britanniques, mais avec tout de même une dispute territoriale entre Abou Dabi et Dubaï et entre Dubaï et Sharjah. Ces conflits ont été résolus après l’indépendance.

La frontière la plus problématique est celle des montagnes d’Al Hajar al Gharbi, où cinq émirats se contestent la souveraineté de plus de 12 enclaves différentes.

Environnement et développement durable

Le pays est aride et connait des problèmes qualitatifs et quantitatifs d’alimentation en eau que les systèmes de désalinisation ne peuvent à ce jour compenser. Il n’accueille une végétation exubérante que dans les oasis, mais les zones sèches abritent de nombreuses espèces rares ou devenues rares, menacées ou protégées. Les fonds marins abritent une grande richesse en biodiversité, notamment dans les milieux coralliens.

Longtemps le pétrole presque gratuit (environ 2,5 millions de barils de pétrole quotidiennement extraits dans le pays en 2008/2009) a découragé la recherche d’efficience énergétique et la sobriété du développement (chaque habitant des É.A.U. consomme environ17 000 kWh/an d’électricité et 219 000 litres par an d’eau, soit plus qu’un Américain moyen).

L’usage de l’essence au plomb a contribué au saturnisme à la pollution de l’air et des sols dans les villes, et l’air est souvent empoussiéré par les vents nocturnes ou les tempêtes.

Mais la perspective du pic pétrolier et de la fin du pétrole a modifié le point de vue des dirigeants et de la population. Le pays accueille maintenant le siège de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables s’est doté d’un ministère de l’écologie qui prépare notamment la transition vers l’après-pétrole, c’est-à-dire le développement d’énergies douces, sûres et renouvelables. Les É.A.U. sont notamment à une latitude favorable à l’utilisation de technologies utilisant l’énergie solaire. Les recettes du pétrole sont maintenant pour partie investies dans le solaire et l’éolien.

  • Le projet d’éco-cité de Masdar (mot signifiant « source » en arabe) qui doit accueillir 50 000 habitants près de l’aéroport international d’Abou Dabi, sera un laboratoire et une des vitrines de la future ville durable moyen-orientale. La ville devrait à terme être autonome en énergie et exclusivement à partir d’énergies solaires (210 MW prévus) et éoliennes, y compris pour le dessalement de l’eau de mer. 22 milliards d’euros ont déjà été investis pour y développer une architecture à la pointe de la haute efficacité énergétique. Abou Dabi accueillera d’ailleurs en 2012 la 5e édition du Sommet international des énergies futures, dans la ville de Masdar.
  • Le pays ne souhaite pas acheter les modules photovoltaïques et thermiques nécessaires, mais les construire lui-même. Il achète donc les usines ad hoc, clé en main, visant une production annuelle de modules solaires correspondant à la production de 630 MW.
  • Une grande centrale solaire (de 100 puis 500 MW) est prévue dans le désert. Elle sera financée par 350 millions de pétrodollars. 35 installations sont en tests (les matériaux doivent résister aux chocs thermiques, à la chaleur et à l’érosion induite par les tempêtes de sable).
  • La dispersion des masses d’air surchauffées dans le désert le jour est source de vents réguliers, forts et presque constants la nuit, ce qui est un atout pour l’éolien en tant que complément du solaire. Le pays pourrait même à l’avenir produire plus d’énergie qu’il en consomme, et alimenter d’autres pays du monde, via la production et vente d’hydrogène à partir d’électrolyse d’eau de mer par exemple.

 

 

Histoire:

L’histoire des Émirats se décompose en 5 temps:

 

Conquête islamique

De récentes découvertes faites dans les Monts Hajar permettent de retracer l’histoire des Émirats arabes unis à l’apparition des premiers hommes dans la région, remontent à la préhistoire, soit il y a plus de 7500 ans. Ces peuples entretenaient déjà des relations avec les civilisations du Nord, qui sont peu à peu devenues des partenaires commerciaux importants.

Devenu une véritable plaque tournante pour le commerce, le port d’Omana (à présent Umm al-Qaiwain), est utilisé par les marchands pour transporter leur marchandise de la Syrie et du sud de l’Irak jusqu’en Inde. Le commerce de perles commence à se développer et à s’imposer comme un commerce important dans la région.

En 630 ap. J.-C., les émissaires du Prophète Mohammed (saws)  arrivent dans la région. La population se convertit à l’islam, unifiant la péninsule arabique. Les armées musulmanes se servent de Julfar (à présent Ras el Khaïmah) comme avant-poste pour partir à la conquête de  l’Iran. Au fil du temps, Julfar devient un centre perlier et un port important pour le commerce dans l’océan Indien.

 

Conquêtes européennes

Au xvie siècle, alors que les grandes puissances européennes se disputent le contrôle de l’océan Indien, les Portugais luttent contre les populations arabes de Julfar et d’autres ports dans le Golfe. À l’intérieur des terres, de grandes familles commencent à prendre le contrôle de différents émirats. À cause de sa puissance, la famille des Qawasim attire notamment l’attention des Britanniques, voulant s’assurer le contrôle des routes de commerce.

Les Bani Yas règnent sur l’oasis de Liwa, centre des activités économiques de la région, depuis le début du xvie siècle. Au début des années 1790, une branche des Bani Yas, les Al Bu Falah, s’installe à Abou Dabi sous le pouvoir d’un cheikh de la famille Al Nahyan. Peu après, en 1833, une autre branche de la tribu des Bani Yas, les Al Bu Falasah, s’établit sur Khor Dubaï (« rivière de Dubaï »), instaurant ainsi la domination des Al Maktoumdans cet endroit.

 

Les États de la Trêve

Après la défaite des Qawasim, en 1820, les Britanniques signent une série d’accords et de traités avec les cheikhs de chaque émirat de la côte du Golfe, celui de 1853 garantissant l’arrêt de la piraterie contre les navires britanniques, d’où le nom des États de la Trêve (en anglais : Trucial States) donnée aux actuels Émirats et 4 autres (Dibba, Hamriyah, Kalba et Hira). Les Britanniques prennent soin de renforcer leurs liens avec les États de la Trêve, afin de freiner les convoitises d’autres grandes puissances européennes..

En 1892, un nouveau traité érige les États de la Trêve en protectorat et les fait entrer dans l’Empire colonial britannique. Il les engage à ne pas entretenir de relations diplomatiques avec des pays autres que le Royaume-Uni sans le consentement de ce dernier. En retour, le Royaume-Uni garantit la protection des États de la Trêve contre toute attaque maritime ou terrestre.

Cette période de calme permet à l’industrie perlière de prospérer à la fin du xixe siècle et au début du xxe siècle. Cependant, la Première Guerre mondiale et l’invention par les Japonais de la perliculture ont un effet très néfaste sur cette industrie, qui finit par s’éteindre juste après la Seconde Guerre mondiale, lorsque le gouvernement indien se met à imposer des taxes sur les perles importées du Golfe, engendrant une crise économique très grave dans les États de la Trêve.

 

La fédération des Émirats d’Arabe Unis

Au début des années 1960, un premier gisement de pétrole est découvert à Abou Dabi, ce qui permet le développement rapide de l’émirat, sous la conduite du cheikh Zayed ben Sultan Al Nahyane, qui fait construire des écoles, des hôpitaux, des logements et des routes. Dubaï est également gagné par cet élan de développement économique, aidé par les recettes des exportations pétrolières. Les différents émirats commencent à se rapprocher et à reprendre le contrôle des mains des Anglais, notamment en formant un conseil qui leur permet de décider eux-mêmes des enjeux politiques les concernant. À la tête de ce conseil se trouve Adi Bitar, le conseiller du cheikh Rashid ben Saeed Al Maktoum. Enfin, en 1968, les Britanniques se retirent de la région et mettent fin aux États de la Trêve, composés également des États de Bahreïn et du Qatar. Les 9 États tentent de former une union, mais ne parvenant pas à se mettre d’accord, Bahreïn et le Qatar déclarent leur indépendance respectivement en août et en septembre 1971.

Le 2 décembre 1971, six des sept émirats restants accèdent à l’indépendance en formant aussitôt une fédération qui prend le nom d’« Émirats arabes unis ». Ils seront rejoints en 1972 par le septième émirat, celui de Ras el Khaïmah. Le pays connaît alors une importante période de développement économique et démographique.

 

La construction d’une nation

La prospérité et le développement moderne que connaissent aujourd’hui les Émirats arabes unis sont en grande partie le fruit des efforts de Zayid, premier président des É.A.U. Le nouvel État naît pendant une période d’instabilité politique dans la région. Deux jours avant sa création, l’Iran reprend le contrôle des îles de la Petite et Grande Tunb, qui font partie de l’émirat de Ras el Khaïmah. Des troupes iraniennes débarquent également à Abu Moussa, un territoire de l’émirat de Charjah.

Zayid est élu premier président des É.A.U. en 1971, puis réélu tous les cinq ans jusqu’à sa mort en 2004. Il jouit d’un grand prestige sur la scène internationale, grâce à son plus grand respect des lois humanitaires internationales et à ses efforts pour maintenir la paix dans la région. Sous sa présidence, les É.A.U. envoient des troupes afin de combattre pour la libération du Koweït en 1990-1991, et contribuent au mouvement pour le maintien de la paix au Kosovo.

Sous son influence, les É.A.U. connaissent un essor économique leur permettant de se développer rapidement, et de devenir une force importante dans la région. Estimant que tous les citoyens ont leur rôle à jouer dans la construction du pays, Zayid prend des mesures pour améliorer le statut des femmes dans la société, en facilitant leur accès à l’éducation, et en leur donnant une place plus importante dans la vie politique du pays.

À sa mort, son fils aîné, le cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, lui succède en qualité de président des É.A.U. et de souverain d’Abou Dabi.

En 2011, le pays n’est pas touché par la vague de protestations et révolutions dans le monde arabe en 2010-2011, mais le gouvernement prend une série de mesures d’achat de la paix sociale et des mesures répressives en prévention.

 

 

(source wiki)