En bref

 

Superficie:
3 287 590 km² (environ 6 fois la France). 

Population:
1,27 milliard d’habitants.

Capitale:
Delhi.

Langues:

Hindi et Anglais ; 22 langues “constitutionnelles” (dont le hindi: le tamoul, l’ourdou, le télougou, le marathi, le malayalam, le kannada) et 1 600 dialectes et langues mineures.

 

Politique:

République fédérale (29 États et 7 territoires de l’Union).
Chef d’État : Pranab Mukherjee (depuis juillet 2012).
Chef du gouvernement : Narendra Modi (depuis mai 2014).

 

Économie :

L’Inde a réalisé d’énormes progrès économiques depuis l’Indépendance, et elle est aujourd’hui la 8e puissance mondiale.

L’objectif du gouvernement indien consiste à accélérer le développement économique en réduisant la pauvreté, en développant davantage les infrastructures, notamment en zone rurale, et en facilitant l’accès à l’éducation ainsi qu’aux soins pour la population.

La classe moyenne indienne compte plus de 70 millions de personnes et est en constante évolution. Les secteurs qui tirent profit de la conjoncture sont, avant tout, les services et l’industrie manufacturière.

Des jeunes du monde entier viennent étudier en Inde et effectuer des stages dans le pays. L’Inde est aussi le premier producteur et exportateur de médicaments génériques du monde.

 

Géographie :

Les frontières indiennes sont délimitées par le Pakistan, la Chine, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie.

Les quatre grandes zones géographiques de l’Inde qui comprend l’Himalaya (qui marque la frontière avec le Tibet, la Chine et le Népal), la plaine du Gange, La zone désertique, le plateau péninsulaire.

L’Inde occupe la majeure partie du sous-continent indien, qui est placé entre la plaque tectonique de l’Inde et la partie nord-ouest de la plaque indo-australienne. Une partie du territoire des États du nord et du nord-est de l’Inde est située dans le massif de l’Himalaya. Le reste de l’Inde septentrionale, centrale, et orientale est occupé par la zone fertile de la plaine indo-gangétique. Dans la partie occidentale, bordée par le Pakistan du sud-est, se trouve le désert du Thar. L’Inde méridionale se compose presque entièrement du plateau péninsulaire du Deccan, flanqué de deux massifs côtiers au relief accidenté, les Ghats occidentaux et les Ghats orientaux.

De grands fleuves et rivières, tels le Gange, le Brahmapoutre, la Yamuna, la Godavari, la Narmada, la Kaveri traversent le pays. L’Inde possède par ailleurs trois archipels : les îles Laquedives, qui se trouvent au large de la côte du sud-ouest ; la chaîne volcanique des îles d’Andaman et de Nicobar au sud-est, et les Sundarbans dans le delta du Gange au Bengale occidental.

Le principal bassin fluvial est celui du Gange, qui irrigue et couvre un quart de la surface totale du pays. C’est le réseau fluvial majeur du nord de l’Inde.

 

Histoire:

L’histoire de l’Inde est traversée de cinq grandes périodes: la civilisation de la vallée de l’Indus, l’empire moghol, la création de compagnie britannique des Indes orientales par les Anglais, l’indépendance et la création du Pakistan à nos jours.  

Les premières tracent de civilisations remontent à la période de 3500-2000 av. J.-C dans la vallée de l’Indus.

La mise en place du système des castes remonte à l’époque aryano-védique 1500-1200 av. J.-C.
En 500 av. J.-C. apparition du bouddhisme et du jaïnisme.

Dans la suite de l’expansion musulmane des débuts de l’islam et de la victoire des arabes sur l’empire perse des Sassanides, les conquérants musulmans réussirent à atteindre en 712 le fleuve Indus, qui marque la frontière du monde indien. Très tôt, des contacts commerciaux se développèrent entre les Arabes et les Indiens, où les ports indiens de la côte Ouest ont joué un rôle prépondérant. L’État du Kerala fut le premier à franchir le pas de la religion musulmane. Déjà en 642, une première mosquée avait été élevée à Kasagorod. La pénétration musulmane y a été facilitée par l’existence des chrétiens de saint Thomas qui continuaient à respecter les interdits alimentaires du judaïsme et pour qui Jésus-Îsâ (as) était le Messie, mais pas le fils charnel de Dieu. Les comportements dans le haut-Indus se révélèrent moins paisibles: les puissances musulmanes de Perse étaient en conflit permanent dans le Sindh, sans le moindre gain territorial.

Au 7e siècle, l’islam arrive en Inde. Après le 10e siècle, les clans nomades musulmans d’Asie centrale, avec leur cavalerie et leurs vastes armées, pénètrent régulièrement dans les plaines du nord-ouest, ce qui aboutit en 1206 à la création du Sultanat de Delhi. Le Sultanat réussit à contrôler la majorité de l’Inde du Nord et à pénétrer dans le Sud. Cette invasion est d’abord perturbante pour les élites locales, cependant le Sultanat s’accommode de sa population majoritairement non-musulmane et en préserve les lois et traditions.

Et à partir de 1192, Mohammed de Ghur conquiert Delhi ; le nord de l’Inde passe sous domination musulmane. L’empire moghol marque l’apogée de l’expansion musulmane en Inde. Les Moghols étendent leur contrôle sur toute l’Inde et développent les arts, l’architecture et la littérature en particulier. On leur doit notamment le Taj Mahal. Leur essor est aussi rapide que leur déclin. On ne compte que six grands empereurs moghols.

Création de la Compagnie britannique des Indes orientales en 1600. 1803 L’Inde est sous contrôle britannique, excepté le Punjab, qui ne tombera qu’en 1849.

En 1857 Soulèvement indien contre les forces britanniques (révolte des Cipayes). La mutinerie sonne le glas de la Compagnie des Indes orientales. Après la révolte des Cipayes (1857-1858), les Britanniques exilent le dernier empereur moghol resté, jusqu’à cette date, le souverain en titre de l’Inde. Le 15 août 1947, 5 ans après le lancement de campagne “Quit India”, pour l’indépendance du pays par Le Mahatma Gandhi, l’Inde devient indépendante, et cette date marque aussi la séparation entre l’Inde et le Pakistan.

Après l’indépendance en 1947, les déplacements forcés de populations entre l’Inde et le Pakistan avaient provoqué des émeutes extrêmement violentes entre les communautés hindoues et musulmanes, qui firent, selon certaines estimations, un million de morts.

Le 30 janvier 1948 Assassinat de Gandhi à Delhi par un fondamentaliste hindou.

La 1ère guerre entre l’Inde et le Pakistan éclate en 1948, et une 2e suivra en 1965 à propos du Cachemire. La séparation entre les l’Inde et le Pakistan aboutira à des massacres et à la déportation de millions d’hindous et de musulmans: jusqu’en 1963, environ 7,5 millions de musulmans indiens fuirent vers l’Ouest du Pakistan, et 5,5 millions d’hindous du Pakistan fuirent vers l’Inde. Pour la partie orientale du Pakistan, le compte des réfugiés est d’un million de musulmans et de 3,3 millions d’hindous. Le nombre de personnes ayant péri à la suite de la partition est estimé jusqu’à 750 000 personnes.

Et une 3e en 1971 à l’occasion de l’indépendance du Bangladesh (Pakistan oriental). Elle se termina par la création du Bangladesh, qui obtint l’autonomie avec l’aide de l’Inde. Alors qu’à la suite de cette guerre, l’opposition entre musulmans et hindous était largement apaisée, un conflit grandissant se manifesta entre les sikhs et les hindous, qui s’embrasa autour du temple d’or d’Amritsar et avec l’assassinat d’Indira Gandhi.

De nos jours:

En 1992 À Ayodhya (Uttar Pradesh), des fanatiques hindous détruisent la Babri Masjid, une mosquée du XVe siècle, parce qu’elle aurait été édifiée, selon eux, sur le site d’un ancien temple de Rama. Cet incident déclenche une vague de violences interconfessionnelles qui fait 2 000 morts à travers le pays.

En 2002 des violences intercommunautaires éclatent dans l’État du Gujarat à la suite de l’attaque et de l’incendie d’un train qui transportait des militants hindous. La violence s’amplifie également au Cachemire indien. L’État est en proie à de vives tensions entre la guérilla séparatiste musulmane et les forces de sécurité. L’Inde accuse Islamabad d’armer et de permettre les infiltrations de combattants islamistes formés au Pakistan.

Février 2007 un attentat à la bombe dans le « train de l’Amitié » reliant l’Inde au Pakistan fait 68 morts. Le processus de paix entre les deux pays ne semble pas remis en cause.

Novembre 2008 une série d’attentats terroristes perpétrés à Bombay fait 173 morts, dont 26 ressortissants étrangers. D’abord revendiqués par les Moudjahidines du Deccan, organisation inconnue, ces attentats sont le fait de membres de Lashkar-e-Toiba, groupe islamique militant basé au Pakistan.

Durant l’été 2010, des affrontements entre indépendantistes et forces de sécurité font plus de 100 victimes au Cachemire. Juillet 2011: un triple attentat coûte la vie à 24 personnes à Mumbai ; septembre : l’explosion d’une bombe devant la Cour suprême à Delhi fait au moins 12 victimes.

Plus récent encore, les tensions intercommunautaires de l’ouest de l’Assam durant l’été 2012, a opposé les populations indigènes hindous bodos et les bengalis musulmans. Ces tensions ont provoqué un regain de violence dans l’ensemble du pays. Les grandes villes, dont Bangalore, étaient très exposées aux risques d’attentats terroristes de la part des extrémistes musulmans et des moudjahidines.

 

(Source Wikipédia)