En bref

 

 

Superficie:
1 648 195 km².

Population:
80 Millions.

Capitale:
Téhéran.

Langues:
Persan (farsi), azéri, kurde, baloutche, arabe, lori, arménien.

 

Politique:

République islamique. Président Hassan Rohani.

L’Iran est le seul État officiellement chiite et un des rares pays à être une théocratie, c’est-à-dire que le pouvoir, censé émaner de Dieu, réside dans les mains du clergé. Cette théocratie découle du concept de velayat-e faqih, théorisé dans les années 1960 par l’ayatollah Rouhollah Khomeini, premier «Guide de la Révolution ». Le chef suprême de la religion a droit de véto sur tout.

Cependant, il existe aussi une dimension représentative dans ce système, puisque la souveraineté populaire est reconnue et qu’un processus électoral permet l’élection du président de la république, des députés et des membres de l’assemblée des experts. Ce système électoral s’inspire des démocraties populaires, mais le pluralisme politique n’existe pas; les candidats appartiennent aux diverses factions islamiques.

Le système politique de la République islamique est basé sur la Constitution de 1979 appelée Qānun-e Asasi (« Loi fondamentale »). Le système comprend plusieurs corps gouvernants intimement reliés, dont la plupart sont nommés par le guide (seuls le président, les membres du parlement, et les membres de l’assemblée des experts sont élus au suffrage universel). L’âge minimum requis pour voter est fixé à 15 ans.

 

Économie :

L’Iran est un pays en développement marqué par une forte intervention de l’État et subissant des sanctions commerciales handicapantes depuis des décennies par les États-Unis.

Cette  marginalisation s’est accentuée à l’annonce de la reprise de son programme nucléaire.

Son économie est fortement marquée par la prédominance du secteur pétrolier et gazier, mais bénéficie aussi de certains atouts agricoles et maritimes. Le niveau de vie général reste assez pauvre.

 

Géographie :

L’Iran est un pays montagneux et partiellement désertique. Au nord, il a des frontières communes avec l’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan.

Les frontières occidentales sont partagées avec la Turquie au nord-ouest et l’Irak au sud-ouest. Le golfe Persique et le golfe d’Oman forment l’intégralité de sa limite méridionale. À l’est se trouvent l’Afghanistan au nord et le Pakistan au sud.

Le paysage iranien est dominé par plusieurs chaînes de montagnes qui séparent divers bassins et plateaux les uns des autres. La partie occidentale est la plus montagneuse, avec des chaînes telles celles du Zagros et de l’Alborz ; c’est dans cette dernière que se trouve le sommet le plus haut de l’Iran, le Damāvand qui culmine à 5 671 m. Le plateau iranien est la zone située entre les chaînes de montagnes localisées à l’est et à l’ouest du pays. La moitié orientale consiste essentiellement en une série de bassins désertiques inhabités (comme le Dasht-e Kavir) parsemés de rares lacs salés. Les montagnes entourent plusieurs larges bassins, ou plateaux, sur lesquels sont situés des centres agricoles et urbains majeurs tels qu’Ispahan ou Shiraz.

L’Iran est situé dans une zone sismique très instable et est régulièrement touché par des tremblements de terre. En s’éloignant de l’Afrique, le nord de la péninsule Arabique a heurté l’Eurasie, il y a 25 ou 30 millions d’années, peu après la création de l’Himalaya lors de la poussée de l’Inde. L’impact a soulevé pratiquement toutes les chaînes de montagnes de l’Iran, ainsi que le plateau central, qui passe de 2 000 m d’altitude dans le Nord-Ouest à moins de 500 m dans les bassins désertiques de l’Est.

La collision, toujours à l’œuvre, est responsable des nombreux tremblements de terre.

 

Histoire :

L’histoire de l’Iran est marquée par six grandes périodes: L’antiquité, L’empire Grec, l’empire Sassanides, l’empire arabe, l’avènement du chah et la révolution islamique.

L’Iran (ou Perse) possède l’une des civilisations continues les plus anciennes du monde. L’histoire de l’Iran couvre des milliers d’années, depuis les civilisations antiques du plateau iranien, la civilisation des Mannéens en Azerbaïdjan, de Shahr-i Sokhteh dans le Sistan, et l’ancienne civilisation de Jiroft, suivie du royaume d’Élam, de l’empire Achéménide, des Parthes, des Sassanides jusqu’à l’actuelle République islamique d’Iran.

En 2000 av. J.-C. les Aryens s’installent sur le territoire de l’actuel Iran, vraisemblablement peu de temps après les Élamites. Ces deux peuples donnent naissance à trois groupes ethniques distincts : les Mèdes, les Perses et les Parthes.

En 550 av. J.-C. les Perses prennent le pas sur les autres groupes ethniques sous Cyrus le Grand (dynastie des Achéménides). Cyrus le Grand et ses successeurs – Darius le Grand en tête – étendent par la suite l’autorité perse à la Turquie, l’Irak, la Grèce, la Mésopotamie, l’Égypte. La défaite de l’an 331 av. J.-C. face aux armées d’Alexandre le Grand marque la fin de l’Empire perse achéménide, auquel on doit les monuments de Shush et de Persépolis.

En 331 av. J.-C. Alexandre le Grand envahit la Perse. L’empire grec englobera l’Afghanistan, l’Inde et le Pakistan. Cet énorme territoire est divisé entre trois dynasties à la mort d’Alexandre. La Perse revient à l’une d’elles – les Séleucides – qui ne parviennent pas à freiner la montée en puissance des Parthes.

En 190 av J.-C. balayant le « pouvoir » séleucide, les Parthes contrôlent la Perse. Ils mettent en échec les armées romaines en 53 av. J.-C.

224 la dynastie des Sassanides, née dans les régions centrales du pays où le pouvoir parthe se fait peu sentir, gagne en puissance jusqu’à ce que son chef, Ardacher, prenne le pouvoir. L’Empire sassanide est considéré comme le second grand empire perse après celui des Achéménides.

En 637 entrées en scène des Omeyyades (Arabes), qui ravissent le pouvoir aux Sassanides. Outre l’islam, ils apportent la langue et l’écriture arabes en Perse.

La conquête de l’Iran commence en 637, avec Umar. Après avoir occupé Ctésiphon, capitale de l’empire, les musulmans battent l’armée sassanide à Nahavand en 641-642. L’Iran est ensuite rapidement conquis. La conversion à l’islam est progressive jusqu’au 9e siècle. L’Iran a été islamisé, mais n’a jamais été arabisé, contrairement aux autres régions conquises par le califat. Les Persans ont même réussi à se distinguer au sein de l’islam, et l’apport culturel, politique et même religieux des Iraniens à cette religion sont d’une importance fondamentale.

Au 8e siècle, le Khorassan se rallie à la doctrine dissidente du chiisme et s’émancipe de la domination arabe. Une révolte renverse la dynastie Omeyyade, installant les Abbassides à Bagdad en 748. Le pouvoir des califes diminue progressivement, et plusieurs dynasties régionales émergent en Iran entre 820 et 1005, dont les Samanides. Ces derniers rivalisent avec Bagdad, et créent d’importants foyers de vie intellectuelle. Outre la culture arabe classique, ils favorisent l’éclosion de la littérature persane et accordent leur protection à des penseurs. En 962, la dynastie Ghaznévides s’installe à Ghazna et règne du Khorasan au Pendjab.

Les Turcs seldjoukides et mongols feront chuter les dynasties arabes.

En 1502 Abbas 1er prend le contrôle du pays et fonde la dynastie des Séfévides, considérée comme la troisième grande dynastie perse. L’économie et les arts se développent.

Le 18e siècle sera marqué par la chute du pouvoir séfévide, sous les coups de peuples afghans, puis de Nader Shah, et ensuite par l’arrivée au pouvoir de la dynastie turque des Qadjars. Ils étendent leur influence sur l’ensemble de la Perse et font de Téhéran leur capitale.

En 1921 le général Reza Khan prend le pouvoir. Il fonde la dynastie des Pahlavis en 1925 et se proclame chah. Le pays se modernise et s’occidentalise. Il cèdera le pouvoir à son fils Mohammad Reza en 1941 (il sera le dernier chah d’Iran).

Après la Seconde Guerre mondiale, en 1953 le chah durcit son régime tandis que l’opposition nationaliste et islamiste se développe jusqu’au début de la révolution de 1979. Dans une ultime et malheureuse tentative pour sauver son régime, le chah réprime une manifestation de rue, bilan: plusieurs centaines de morts. Mohammad Reza s’exile (il meurt l’année suivante en Égypte).

L’ayatollah Khomeyni prend le titre de « chef suprême » et engage le pays dans la voie de la révolution islamique. Les États-Unis deviendront le grand ennemi de l’Iran, surtout durant la guerre qui suivra avec l’Irak de Saddam Hussein, qui débutera en 1980 pour une durée de 8 années meurtrières. Le pouvoir irakien est soutenu par l’URSS et plusieurs nations occidentales qui voient d’un mauvais œil le pouvoir des ayatollahs.

L’ayatollah Khomeyni meurt en 1989, et laisse la place à l’ayatollah Ali Khamenei.

 

(Source Wikipédia)