En Bref

 

Superficie :

377 915 km2.

Population :
Environ 127 millions d’habitants.

Capitale :
Bangkok : 8,3 millions d’habitants, 14 millions avec la banlieue.

Langues :
Japonais.
Les japonais ne parlent quasiment pas anglais.

 

Politique:
Forme d’État : Monarchie constitutionnelle
Régime : démocratie parlementaire.
Empereur : Akihito (depuis 1989).
Premier ministre : Shinzo Abe, chef de file du Parti libéral démocrate (depuis décembre 2012).

 

Économie :

Le Japon est nommé troisième puissance économique mondiale.

Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le pays a subi de lourdes pertes humaines et matérielles, le Japon a progressé à un rythme extraordinaire jusqu’à conquérir le rang de deuxième économie mondiale. C’est ce qu’on a appelé le miracle économique japonais (années 1950-1960). Les Jeux olympiques d’été de 1964 à Tokyo ont joué un rôle d’accélérateur à cette forte croissance. Ces progrès sont principalement attribués à la présence initiale d’un capital humain important, à la coopération entre l’État (MITI puis METI) et les entreprises, à une production tournée vers les marchés extérieurs (importantes exportations vers l’Asie et l’Amérique), à une forte éthique du travail, à la maîtrise des techniques de pointe grâce à la recherche, ainsi qu’à la faiblesse relative des dépenses militaires (1 % du produit intérieur brut).

Tokyo avant le krach se trouve être la première place financière mondiale en 1990. C’est un pays développé, avec un niveau de vie très élevé et la plus longue espérance de vie au monde.

À la suite du krach de 1990, l’économie japonaise a connu une longue période de crises et de mutations, dont elle commençait seulement à émerger avant que les événements du 11 mars 2011 ne la fragilisent à nouveau.

Le Japon depuis enchaîne les planches à billets, elle en est à sa 9e, et a atteint un taux d’endettement de plus de 220% du PIB.

Le pays est le quatrième producteur mondial de produits marins, premier consommateur et premier importateur de poissons.

Il importe 60 % de produits pour couvrir ses besoins alimentaires.

Les immenses groupes japonais Toyota, Fujitsu, Nissan, Honda, Mitsubishi, Canon, Panasonic, Sony, Akai, Sharp, Nintendo, etc. édifiés sur cette modeste surface placent le Japon parmi les grandes nations industrielles : première place mondiale pour l’automobile, l’électronique, deuxième place pour la construction navale (cargos, porte-conteneurs, pétroliers…). C’est aussi une économie de services très diversifiée et compétitive, particulièrement performante dans les secteurs de pointe.

 

Géographie :

Le Japon est un archipel de 6 852 îles de plus de 100m² sur plus de trois-mille kilomètres de long, s’étalant de la Russie (îles Kouriles) au nord à Taïwan au sud, le long de la côte orientale de l’Asie. Les quatre plus grandes îles sont Honshū, Hokkaidō, Kyūshū et Shikoku, représentant à elles seules 95 % de la superficie terrestre du pays.

Relief montagneux, hautes plaines, volcaniques, avec des zones sismiques très instables.

Le Japon exprime avant tout par sa géographie le contraste le plus remarquable qui soit au monde

Le Japon est scindé, d’un point de vue géographique et non pas politique, en huit régions.

Tokyo (et plusieurs préfectures environnantes) est la plus grande région métropolitaine du monde, avec plus de 35 millions d’habitants.

 

Histoire:

L’histoire Japonaise se décompose en quatre temps: L’époque impériale, l’ouverture du Japon à l’occident, de son expansionnisme militaire à sa reddition et sa fulgurante croissance économique.

Le Japon est peuplé depuis le paléolithique. En 300 av. J.-C. le clan Yamato, adorateur du soleil, unifie la nation par la conquête et les alliances. Au 6e siècle le bouddhisme pénètre au Japon, dont il devient la religion d’État.

La légende rapporte que le Japon fut fondé au 7e siècle av. J.-C. par l’empereur Jimmu. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, des régents du clan Fujiwara (du 8e siècle au milieu du 11e siècle) aux shoguns (général en chef des armées, à partir de 1192). L’apogée de l’autorité impériale se situe au début de l’époque de Nara (première partie du 8e siècle) et à la fin de celle de Heian par le biais du système des empereurs retirés (d’environ 1053 jusqu’à 1085-1092).

À partir de 1543, des commerçants venus tout d’abord du Portugal, puis des Pays-Bas et d’Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du 17e siècle, le bakufu (shogunat) Tokugawa craignit que ces missionnaires portugais fussent la source de périls analogues à ceux que subirent ses voisins (telles les prémices d’une conquête militaire par les puissances européennes ou un anéantissement) et la religion chrétienne fut formellement interdite en 1635 sous peine de mort accompagnée de torture.

Puis, en 1639, le Japon cessa toute relation avec l’étranger, à l’exception de certains contacts restreints avec des marchands chinois et néerlandais.

Cet isolement volontaire de deux siècles dura jusqu’à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s’ouvrir à l’Occident par la politique de la canonnière en signant la convention de Kanagawa en 1854 après le pilonnage des ports japonais.

En seulement quelques années, les contacts intensifs avec l’Occident transformèrent profondément la société japonaise. Le shogun fut forcé de démissionner et l’empereur fut réinvesti du pouvoir.

En 1867 le shogun Keiki quitte le trône impérial et l’empereur Meiji reprend le contrôle du pays. Il va lancer très rapidement le pays sur la voie de la modernisation et de l’occidentalisation : c’est ce que l’on nomme la Restauration ou l’ère Meiji (1868-1912).

L’expansionnisme militaire du Japon avait débuté dès le début du 20e siècle avec l’annexion de la Corée en 1910. Il prit de l’ampleur au cours de l’ère Shōwa avec l’invasion de la Mandchourie en 1931 puis des provinces du nord de la Chine. En 1937, l’empire se lança dans une invasion de la Chine. 

L’attaque de Pearl Harbor dans l’archipel d’Hawaï en 1941, visant à détruire une partie de la flotte de guerre américaine, déclencha la guerre du Pacifique et engagea l’Empire du Japon dans la Seconde Guerre mondiale au côté de l’Axe. Le Japon agrandit dès lors encore son emprise jusqu’à occuper la Birmanie, la Thaïlande, Hong Kong, Singapour, l’Indonésie, la Nouvelle-Guinée, l’Indochine française et l’essentiel des îles du Pacifique (de 1937 à 1942). L’occupation de ces territoires fut marquée par d’innombrables exactions à l’encontre des populations d’Extrême-Orient, crimes pour lesquels les pays voisins du Japon demandent toujours des excuses ou des réparations aujourd’hui.

En août 1945 le Japon recule sur tous les fronts, l’Union soviétique lui déclare la guerre, deux bombes atomiques sont lâchées sur Hiroshima et Nagasaki : l’empereur Hirohito annonce la reddition sans conditions de son pays, qui sera occupé jusqu’en 1952 par les forces alliées. Le programme de reconstruction permettra de connaître une expansion rapide et de devenir la première économie à vocation exportatrice au monde, générant un fort excédent commercial.

Des années 1950 jusqu’aux années 1980, le Japon connaît un apogée culturel et économique et une formidable croissance. Toutefois, ce « miracle économique » prend fin au début des années 1990, date à laquelle la « bulle spéculative immobilière japonaise » éclate, marquant le début de la « décennie perdue ». Ces années sont aussi marquées par une certaine instabilité politique (avec la première chute d’un gouvernement par une motion de censure en 1993) et plusieurs catastrophes d’origines humaine (Attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995) ou naturelle (tremblement de terre de Kōbe, également en 1995).

Le 11 mars 2011, un grave séisme de magnitude 9,0, suivi d’un tsunami, frappe l’est du Tōhoku autour de Sendai, provoquant la mort de plusieurs milliers de personnes, de très graves dégâts dans toute la partie nord-est de Honshū et l’accident nucléaire de Fukushima.

 

(Source Wikipédia)