Religion

 

 

 

 

La Chine est un État laïque qui n’accepte pas le prosélytisme, les activités menant à des guerres de religion, de conversions forcées, les groupes de religieux radicaux, les sectes et l’ingérence dans les affaires de l’État de religions quelles qu’elles soient. De nombreuses religions coexistent en Chine, où les activités religieuses sont réglementées par la loi. Le gouvernement chinois estime qu’il y a environ 100 millions de croyants dans le pays, ce qui représenterait 7,7 % de la population. Ce chiffre doit toutefois être nuancé par l’encadrement strict de la pratique religieuse dans le contexte d’une culture fondée sur l’athéisme d’État, et sur la notion de religion ou de croyance elle-même, sujette à controverse eu égard en particulier au taoïsme et au bouddhisme. En 2007, le magazine Oriental Outlook, proche de l’agence de presse Chine nouvelle (Xinhua), annonce qu’un tiers des Chinois sont croyants. Ce taux est confirmé par une étude réalisée par deux enseignants d’une université de Shanghai, le East China Normal University, en 2005. La religion est avec la politique le sujet le plus délicat en République populaire de Chine. Pékin mène une politique de répression contre les sectes et les religions établies : le 29 juillet 2006, le temple protestant non officiel de Dashan a été détruit et plusieurs fidèles et pasteurs ont été arrêtés.

Le fait religieux dans le monde chinois se caractérise par le pluralisme, favorisé par l’attitude de l’État : celui-ci exerce depuis le début de l’empire (iiie siècle av. J.-C.). Le syncrétisme et le mélange sont courants, rendant les contours des ensembles religieux flous ; on a l’impression de se trouver face à une constellation de philosophies et de pratiques plutôt qu’à des confessions.

La pratique religieuse de la majorité de la population (avant 1949 pour la Chine continentale) consiste en fait en un mélange de taoïsme, confucianisme, bouddhisme et traditions locales, souvent appelé religion populaire.

Actuellement en Chine, 5 religions sont reconnues depuis 1978:

Le taoïsme:

– Fondé en Chine au 2è siècle après J.-C.

– Le nombre officiel de pratiquants chinois est estimé à 1,5 millions

Lbouddhisme:

– Introduit en Chine au 1er siècle après J.-C.

– Le nombre officiel de pratiquants chinois est estimé à 72 millions

L’islam:

– La religion islamique est arrivée en Chine au 7è siècle.

– Selon les chiffres officiels chinois, il y aurait 17 millions de musulmans en Chine.

– La plupart de ces musulmans habitent les régions de l’ouest de la Chine.

Le catholicisme:

– Introduit pour la première fois au 13è siecle, le catholicisme n’a gagné du terrain qu’avec l’arrivée en chine du missionnaire italien Matteo Ricci au 16è siècle.

– Selon les chiffres officiels chinois, il y aurait 3,6 millions de croyants en Chine.

Le protestantisme:

– Arrivé en Chine au début du 19è siècle.

– Le nombre officiel de pratiquants chinois est estimé à 5,5 millions

Le Confucianisme:

– Le confucianisme est plus une doctrine morale, sociale et politique qu’une religion et elle n’est pas reconnue officiellement par le gouvernement chinois.

– Confucius est né en 551 avant J.-C. et est mort en 439 avant J.-C.

L’islam

L’islam en Chine est riche de son passé et de son héritage. L’histoire musulmane en Chine est des plus anciennes, remontant aux alentours de 650, lorsque Sa`d ibn Abi Waqqas fut envoyé comme représentant auprès de l’empereur Tang Gaozong, durant le règne du calife Othmân ibn Affân.

Le nombre de musulmans en RPC est estimé à plus de 20 millionsL’État communiste a d’abord lutté contre toutes les religions pendant les années 1950, puis les a interdites pendant la Révolution culturelle (1966-1976) avant de graduellement mettre en place un système de liberté sous contrôle avec l’arrivée de Deng Xiaoping au pouvoir.

L’islam est géré par l’Association Islamique de Chine, une association étatique à laquelle doit s’affilier tout musulman. Une partie des musulmans de RPC sont les Huis, identiques aux Hans mais de confession musulmane. Les Huis sont implantés sur tout le territoire de la RPC et principalement dans le Nord-Ouest du pays ainsi sur la côte, dans le Henan et le Yunnan. Une autre partie de la population musulmane de Chine est située au Xinjiang. Ces musulmans ne sont pas Hans mais d’origine turque (Ouïghours, Kazakhs, Kirghizes, Tatars…) ou mongole (Dongxiang). Conscient de l’importance stratégique du Xinjiang, le gouvernement chinois a doté la province d’un statut d’autonomie qui laisse une plus grande liberté à la pratique de l’islam (éducation religieuse encadrée, pèlerinage à La Mecque, construction de mosquées, etc) tant que cela passe par l’Association Islamique de Chine. Dans son rapport pour 2008, l’organisation Human Rights Watch critique fortement la répression et le contrôle de l’État sur la pratique religieuse des Ougïhours.

 

L’islam est importé en Chine par une délégation envoyée par le troisième calife, Othmân ibn Affân, en 651, moins de vingt ans après le décès du prophète Mohammed (saws). Cette délégation est dirigée par Sa`d ibn Abī Waqqās, l’oncle maternel du prophète. L’empereur Tang Gaozong, qui les reçoit ordonne la construction de la mosquée de Huaisheng à Canton, en mémoire au Prophète.

 

Histoire

Bien que les historiens modernes n’aient pas trouvé de preuves de la venue de Waqqās en personne en Chine, ils pensent que les diplomates et marchands musulmans sont arrivés en Chine à moins de quelques décennies de l’Hégire. La culture cosmopolite de la dynastie Tang, avec ses importants contacts avec l’Asie centrale et ses importantes communautés (à l’origine non musulmans) de marchands d’Asie centrale et occidentale résidant dans les villes chinoises, a pu aider l’introduction de l’islam en Chine. Les premiers établissements de musulmans en Chine étaient constitués de marchands Arabes et Perses. Sous les dynasties Tang et encore plus sous les Song, relativement bien établies bien que quelque peu isolées, les communautés musulmanes de marchands existaient dans les ports de Guangzhou, Quanzhou (province du Fujian, appelé Zaytun chez les Arabes et les Perses) et Hangzhou (province du Zhejiang), mais également à l’intérieur des terres à Chang’an, Kaifeng et Yangzhou. Ces échanges stimulent également la création de la céramique islamique dès le 9e siècle, influencée par les porcelaines chinoises importées.

 

Le terme Hui est originaire du mot en mandarin « Huihui », un terme utilisé dans un premier temps sous la dynastie Yuan pour décrire les personnes venant d’Asie centrale, de Perse ou des pays arabes et qui résidaient en Chine. Les céramiques iraniennes importées en chine influences à leur tour les céramiques chinoise, avec l’apport du bleu des musulmans, minerai de cobalt sera introduit dans la poterie chinoise et y amène du bleu à partir de la dynastie Yuan, au 13e siècle et 14e. Les ports de Sîrâf, puis Kish sont les ports de ces échanges en Iran.

 

Sous la dynastie Song, les musulmans ont joué un rôle important dans l’industrie d’import/export. La fonction de Directeur général du transport maritime est confiée à des musulmans durant cette période. En 1070, l’empereur Shenzong a invité 5 300 personnes de Bukhara à s’installer en Chine, afin de créer une zone tampon entre les empires chinois et Liao au nord-est. Plus tard, ces hommes ont été installés entre la capitale Song de Kaifeng et Yenching ((Yanjing), l’actuel Pékin). Ils ont été envoyés par le prince Amir Sayyid « So-fei-er » (son nom chinois) qui est habituellement surnommé le père de la communauté musulmane en Chine. Avant lui, l’islam était appelé par les Chinois Dashi fa (« loi des Arabes »). Il lui donna le nom de Huihui Jiao(« la religion des Huihui »).

 

Durant la dynastie Yuan (1271–1368), un nombre important de musulmans se sont installés en Chine. Les Mongols, une minorité en Chine, ont donné aux immigrants musulmans un statut supérieur aux Han dans leur stratégie de gouvernement, ce qui a donné aux musulmans une influence importante. Des centaines de milliers d’immigrants musulmans ont été recrutés et déplacés de force pour aider les Mongols à administrer leur empire dont l’expansion était rapide. Les Mongols ont utilisé des administrateurs arabes, les perses et les ouïghours, généralement appelés semu (« officiels variés ») pour agir à titre d’officiers des impôts et des finances. Les musulmans étaient à la tête de plusieurs corporations en Chine durant la période Yuan. Les érudits musulmans travaillèrent à la fabrication d’un calendrier et à des travaux en astronomie. L’architecte Yeheidie’erding (Amir al-Din) étudia auprès des architectes Han et aida à la construction de la capitale de la dynastie Yang, Dadu, autrement connue sous les noms de Khanbaliq ou Khanbaligh, située sur l’actuelle ville de Pékin.

 

Durant la dynastie Ming, les musulmans continuèrent à exercer une influence dans les cercles du gouvernement. Six des généraux auxquels le fondateur de la dynastie, Zhu Yuanzhang, faisait le plus confiance étaient musulmans. Parmi eux, Lan Yu dirigea en 1388 l’armée Ming en dehors de la Grande Muraille et remporta une victoire décisive sur les Mongols en Mongolie, mettant un terme définitif au rêve mongol de reconquérir la Chine. L’empereur Yongle ordonna à Zheng He, peut-être un des plus célèbres chinois musulmans et un des principaux explorateurs chinois, à mener sept expéditions dans l’Océan Indien entre 1405 et 1433. Cependant, pendant la dynastie Ming, l’immigration de nouveaux immigrants musulmans en Chine a fortement réduit en raison de l’isolationnisme de l’empire. Les musulmans en Chine qui descendaient des premiers immigrants commencèrent à assimiler les dialectes chinois et à adopter des noms et la culture chinoise. L’architecture des mosquées commença à suivre l’architecture chinoise traditionnelle. Cette période, souvent considérée comme l’âge d’or de l’islam en Chine, a également vu Nankindevenir un important centre d’études islamiques.

 

 

L‘avènement de la dynastie Qing (1644-1911)

 A rendu les relations entre Chinois et musulmans plus difficiles. La dynastie interdit le sacrifice rituel d’animaux, puis la construction de nouvelles mosquées et le pèlerinage à La Mecque. Les dirigeants Qing appartenaient aux Mandchous, une minorité en Chine, et utilisaient la tactique du diviser pour régner pour alimenter les conflits entre musulmans, Hans, Tibétains et Mongols. De ces politiques répressives résultèrent cinq rébellions Hui, dont les plus célèbres sont la Révolte des Panthay, qui eut lieu dans la province du Yunnan entre 1855 et 1873, et la Révolte des Dungan, qui eut lieu dans le Xinjiang, Shensi et Gansu entre 1862 et 1877. Le gouvernement mandchou a alors commis un génocide pour réprimer ces révoltes, tuant un million de personne lors de la Révolte des Panthay, plusieurs millions lors de la Révolte des Dungan et cinq millions dans la suppression du peuple Miao à Guizhou. Une politique de « lavage des musulmans » fut alors préconisée par le gouvernement mandchou.

Après la chute de la dynastie Qing, Sun Yat Sen, qui établit la République de Chine, déclara immédiatement que le pays appartenait de façon équitable aux peuples Hans, Mandchous, Mongols, Hui et Tibétains. En 1911, les provinces du Qinghai, Gansu et Ningxia tombèrent sous le contrôle de seigneurs de guerre musulmans de la famille Ma. Au cours de la Révolution culturelle, les mosquées furent effacées, détruites ou fermées et les copies du coran furent brûlées en même temps que les temples, églises, monastères et cimetières, par les gardes rouges. Le gouvernement commença à relâcher sa politique vis-à-vis des musulmans à partir de 1978. De nos jours, l’islam connait un léger retour et il existe maintenant de nombreuses mosquées en Chine. Il y a eu une recrudescence de l’expression islamique et de nombreuses associations islamiques à l’échelle nationale ont été organisées pour coordonner les activités inter-ethniques entre musulmans.

Pratiquants

Groupes ethniques

Des musulmans vivent dans toutes les régions de Chine. Les plus importantes concentrations se trouvent dans les provinces du nord-ouest – Xinjiang, Gansu, Qinghai et Ningxia – mais on trouve également des populations importantes dans les provinces du Yunnan et du Henan. Parmi les 55 ethnies de Chine reconnues officiellement, dix sont principalement musulmanes. Les plus importants groupes sont, par ordre d’importance, les Hui (9,8 millions au recensement de 2000, soit 48 % des musulmans recensés), les Ouïghours (8,4 millions, 41 %), les Kazakhs (1,25 million, 6,1 %), les Dongxiang (514 000, 2,5 %), les Kirghizes (161 000), les Salars (105 000), les Tadjiks (41 000), les Ouzbeks, les Bonan (17 000) et les Tatares (5 000). Cependant, les membres des groupes ethniques traditionnellement musulmans peuvent se déclarer d’une autre religion ou d’aucune religion. De plus, les musulmans tibétains sont officiellement catégorisés dans les Tibétains, contrairement aux Hui qui sont désignés comme peuple séparé, même s’ils sont très proches des Han. Les musulmans vivent principalement dans les régions qui bordent l’Asie centrale, le Tibet et la Mongolie, régions qui sont connues sous le nom de « Ceinture du Coran ».

 

Nombre de musulmans en Chine

La Chine abrite de nombreux pratiquants. Selon le CIA World Factbook, environ 1 ou 2 % de la population totale de la Chine est musulman, alors que le département d’État des États-Unis Rapport international sur la liberté de culte estime que les musulmans constituent 1,5 % de la population chinoise. Un récent recensement totalise 20 millions de musulmans en Chine. Cependant, les trois derniers recensement nationaux (1982, 1999 et 2000) ne comprenaient pas de questions sur la religion. Le nombre de pratiquants peut être déduit directement du nombre de personnes se déclarant membre d’un groupe ethnique particulier, dont les membres sont reconnus pour faire majoritairement partie d’une religion. Une étude de 2009 conduite par le Pew Research Center, basée sur le recensement de la Chine, a conclu qu’il y aurait 21 667 000 musulmans en Chine, représentant 1,6 % de la population totale. Selon les données fournies par le Centre international de la population de l’Université d’État de San Diego pour le U.S. News & World Report, la Chine possède 65,3 millions de musulmans. Le site internet de la BBC « religion et éthique » donne une fourchette de 20 à 100 millions (1,5 à 7,5 % du total) de musulmans en Chine.

Pratique religieuse

La grande majorité des musulmans en Chine sont sunnites. Une caractéristique notable dans certaines communautés musulmanes en Chine est la présence de femmes imam.

Il est reconnu que le général Zheng He et ses troupes musulmanes ont fait un voyage à La Mecque et effectué le Hajj durant un de ses précédents voyages vers l’occident entre 1401 et 1433. D’autres musulmans chinois ont fait le pèlerinage Hajj vers La Mecque dans les siècles qui suivirent, mais il reste peu d’informations à ce sujet.

Brièvement durant la Révolution culturelle, les musulmans chinois n’ont pas été autorisés à faire le Hajj, et ont dû passer par le Pakistan pour cela. Cette interdiction est levée en 1979. Les musulmans chinois ont maintenant pour habitude d’effectuer le Hajj en grand nombre, souvent en groupes organisés. Le plus grand groupe ayant fait le pèlerinage était constitué de 10 700 pèlerins, venant de tout le pays, pour faire le Hajj en 2007.

 

Corps représentatifs

Association Islamique de Chine

L’Association Islamique de Chine: Islamic Association of China, prétend représenter les musulmans chinois à travers tout le pays. Lors de sa réunion inaugurale le 11 mai 1953 à Pékin, les représentants de 10 ethnies de la République populaire de Chine étaient présents.

Ses missions et devoirs sont :

  • Assister le gouvernement populaire dans la mise en œuvre de sa politique de liberté de culte;
  • Faire progresser la tradition de l’islam;
  • Chérir la mère patrie;
  • Unifier les musulmans en participant à la construction socialiste de la mère patrie;
  • Développer une relation amicale avec les musulmans des autres pays;
  • Maintenir la paix dans le monde;
  • Collecter et corriger les informations historiques sur l’islam;

 

China Islamic Association

En avril 2001, le gouvernement fonde la China Islamic Association, qui est décrite comme visant à « aider à la propagation du Coran en Chine et s’opposer à l’extrémisme religieux ». L’association doit être dirigée par 16 chefs religieux islamiques qui sont chargés de faire « une interprétation correcte et d’autorité » de la foi et du canon islamique.

Elle compile et propage des discours inspirants et aidant les imams à se perfectionner, et les sermons effectués par les clercs à travers le pays. Cette dernière fonction est probablement le poste clé dans la mesure où le gouvernement central est concerné. Il s’inquiète du fait que certains membres du clergé se servent de leurs sermons pour répandre la sédition.

Voici quelques exemples de concessions religieuses accordées aux musulmans38 :

  • Dans les zones où les musulmans sont majoritaires, l’élevage des porcs n’est pas autorisé, par respect pour les sensibilités musulmanes
  • Les communautés musulmanes sont autorisées à utiliser des cimetières distincts
  • Les couples musulmans peuvent consacrer leur mariage par un imam
  • Les travailleurs musulmans sont autorisés à avoir des vacances pendant les grandes fêtes religieuses
  • Les musulmans chinois sont également autorisés à faire le pèlerinage à La Mecque, et plus de 45 000 musulmans chinois l’ont fait ces dernières années.

Éducation islamique en Chine

Au cours des vingt dernières années un large éventail de possibilités d’éducation islamique a été développé pour répondre aux besoins de la population musulmane en Chine. En plus les écoles de mosquée, les collèges gouvernementaux islamiques, et indépendants des collèges islamiques, un nombre croissant d’étudiants sont partis à l’étranger pour poursuivre leurs études au niveau international dans des universités islamiques en Égypte, Syrie, Arabie saoudite, Pakistan, Iran et Malaisie.

Culture et héritage

Bien que des contacts et des conquêtes précédentes ont eu lieu avant, la conquête mongole d’une grande partie de l’Eurasie au 13e siècle a introduit de façon permanente les vastes traditions culturelles de la Chine, l’Asie centrale et l’Asie de l’Ouest en un seul empire. L’interaction intime qui a abouti est évidente dans l’héritage des deux traditions. En Chine, l’islam a influencé la technologie, les sciences, la philosophie et les arts. En termes de culture matérielle, on trouve des motifs décoratifs de l’architecture et la calligraphie islamique d’Asie centrale et un impact marqué de la nourriture halal sur la cuisine chinoise du nord.

Prenant l’empire mongol eurasien comme point de départ, l’ethnogenèse des Hui, peut également être dressé par l’émergence de traditions musulmanes typiquement chinoises dans l’architecture, la nourriture, l’épigraphie et la culture islamique écrite. Ce patrimoine culturel multiforme continue jusqu’à nos jours.

 

 

Halal food:

En raison de l’importante population musulmane en Chine du Nord-Ouest (Hui) et occidentale (ouïghours, Kazakhs, Tadjiks, Dounganes), de nombreux restaurants chinois fournissent des repas aux musulmans.

Dans les principales villes chinoises, et de nombreuses villes petites ou moyennes de Chine on trouve de petits restaurants islamiques, avec de la nourriture hallal (chinois : 清真 ; pinyin : qīngzhēn ; littéralement : « vraiment pur »), généralement des soupes de nouilles faites main « nouilles tirées », typiques de la minorité Hui et originaires de Lanzhou. On trouve également des stands de brochettes d’agneau au cumin, souvent tenus par des musulmans Ouïghours. C’est un plat que l’on retrouve également dans la majorité des restaurants de Pékin. Les plats à base d’agneau, mouton et bœuf sont généralement plus nombreux dans les restaurants musulmans (on trouve également beaucoup d’agneau chez les Mongols), que dans les autres restaurants chinois.

On trouve également dans les grandes villes et dans leur région, des restaurants de la minorité Buyei, également musulmane, originaire du Centre Sud de la chine. Elle servent des fondues chinoises, avec la particularité de proposer de la viande de chien, appelée fondue à la viande de chien de Huajiang,  plat très apprécié à Huajiang (Guizhou) et sa région.

 

On trouve également parfois des Les préparations alimentaires commerciales peuvent être certifiées Halal par les organismes agréés. Le terme hallal est alors généralement écrit en caractères arabes, chinois et souvent latins.

 

Mosquées:

Il y a de nombreuses mosquées en Chine, plus particulièrement dans les régions à majorité musulmanes, mais aussi dans les quartiers musulmans des grandes villes. Voici une liste des mosquées les plus connues et les plus belles architecturalement. 

La Grande mosquée de Xi’an, une des plus anciennes mosquées en Chine.

La Mosquée de Niujie à Pékin: La première mosquée chinoise est construite au 7e siècle sous la dynastie Tang, à Xi’an. La Grande mosquée de Xi’an et la Grande mosquée de Jinan, dont les constructions actuelles datent de la dynastie Ming, ne reprennent pas beaucoup d’éléments traditionnellement utilisés dans la construction de mosquées. En fait, elles suivent l’architecture traditionnelle chinoise. Les mosquées dans l’ouest de la Chine incorporent plus d’éléments que l’on retrouve dans les autres mosquées à travers le monde. Les mosquées chinoises occidentales incorporent plus probablement des minarets et des dômes, alors que les mosquées chinoises orientales ressemblent plus à des pagodes.

La tombe de Khoja Afāq près de Kashgar: Sur les contreforts du mont Lingshan se trouvent les tombes de deux des quatre compagnons que le prophète Mahommed (saws) a envoyé vers l’est pour prêcher l’islam. Connu sous le nom de Tombes Saintes, elles abritent les compagnons Sa-Ke-Zu et Wu-Ko-Shun (sous leurs noms chinois). Les deux autres compagnons sont allés à Guangzhou et Yangzhou.

Mosquée Id Kah: Dans toutes les régions l’architecture chinoise islamique reflète l’architecture locale dans son style. La Chine est réputée pour ses magnifiques mosquées, qui ressemblent à des temples. Toutefois, dans l’ouest de la Chine, les mosquées sont plus proches de celles du Moyen-Orient, avec de hautes toitures, des minarets élancés. Au nord-ouest de la Chine où les Chinois Hui ont construit leurs mosquées, il existe une combinaison entre Orient et Occident. Les mosquées ont des toits évasés de style chinois, sont situées dans des cours murées et leurs entrées sont constituées par des arcades avec des coupoles miniatures et des minarets.

Mosquée Xiguan à Lanzhou, Gansu

Mosquée à Hohhot, Mongolie-Intérieur

Mosquée à Dali, Yunna

Mosquée d’Ordos, Mongolie-Intérieur

Grande mosquée de Duoba, Qinghai

Source: Wikipédia

 

 

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