Religion

 

 

L’article 3, paragraphe 1 de la constitution malaisienne dispose que : « L’islam est la religion d’État ; mais les autres religions peuvent être pratiquées en sécurité et en paix. »

L’islam du courant sunnite et de l’école Chafiite, est observé principalement par la majorité malaise.
La communauté chinoise pratique le bouddhisme (75,9 %), le taoïsme (10,6 %), la religion populaire chinoise et le culte des ancêtres et le christianisme (9,6 %). Les Indiens sont pour la plupart hindous.

La présence du christianisme est ancienne. On trouve des chrétiens (à Penang notamment, ainsi qu’à Kuala Lumpur, Ipoh et Malacca, siège d’un épiscopat catholique longtemps administré par les Missions étrangères de Paris). Des animistes, sont également présents, principalement au Sarawak et au Sabah.

 

Dans l’État du Selangor, 35 termes islamiques sont interdits d’usage aux non-musulmans aussi bien oralement que par écrit. En cas de plainte formelle, le non-musulman déclaré coupable se verra infliger une amende de 3 000 MYR (soit 700 euros). En octobre 2013, la Cour d’appel malaisienne valide l’interdiction par le gouvernement de l’usage du mot « Allah » par les non-musulmans (incompréhension), infirmant la décision de 2009 d’une Cour de première instance. Et en janvier 2014, la cour suprême autorise l’utilisation du mot Allah dans les bibles écrites en bahasa melayu ; 30 000 en sont publiées.

 

La Malaisie a également développé une norme pour certifier les produits halal. Les certificats halal sont donc délivrés par une seule institution à savoir le Jakim (Jabatan Kemajuan Islam Malaysia) qui est le ministère du développement islamique de la Malaisie qui est un des plus stricts et rigoureuse au monde et donc un sigle unique gage de confiance et de qualité. 

La Malaisie a porté la question du halal sur un plan économique loin des enjeux religieux et politiques. Le pays souhaite devenir la locomotive de ce marché très porteur au potentiel inépuisable. Cette certification, très contraignante, est pourtant l’un des passages obligés pour intégrer le marché asiatique.

La norme est reconnue dans les pays limitrophes que sont l’Indonésie, les Émirats, Brunei, la Thaïlande ou encore Singapour et maintenant le Japon. Un marché exponentiel que les entreprises Européenne devraient explorer.

Le contrôle de la certification Halal se base sur des directives générales strictes sur l’abattage des animaux et la préparation de la nourriture.  L’autorité effectue également des inspections en dehors du territoire malaisien dans le but de certifier les produits importés sur le marché local et qui porte l’inscription Halal. Si des preuves substantielles d’une violation des règles islamiques lors du processus de production apparaissent, l’autorité peut interdire la vente du produit en Malaisie. Un discrédit total découlant sur la perte du marché asiatique. Une épée de Damoclès subsiste donc au-dessus des exportateurs halal. Il est donc primordial que l’examen se passe sans encombre. Surtout que le potentiel est plus vaste qu’il n’y parait.

Le Halal en Malaisie concerne les produits agroalimentaires, mais aussi pharmaceutiques et cosmétiques. D’où le fait de trouver de la viande non halal dans certains restaurants chinois ou hindouistes se trouvant dans des quartiers communautaires concernés.

 

Le Ramadan:
Pendant le mois du Ramadan, il est interdit de manger, boire et fumer pour les Musulmans. Les restaurants continuent de servir normalement les personnes non musulmanes. En effet, aujourd’hui dans le pays, les autres personnes issues de cultures et religions différentes, peuvent se joindre à leurs amis musulmans au moment du repas du soir lorsque le soleil se couche. La Malaisie offre un mode de vie harmonieux dans une société multiculturelle.