Religion

 

 

La France est un État laïc depuis la loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905. « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrites aux dits budgets les dépenses relatives à des services d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons. Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l’article 3 ».

 

La France ne dispose pas de statistiques officielles permettant de comparer les chiffres de chacune des communautés religieuses. Les estimations qui doivent se fonder sur les enquêtes d’opinion représentatives restent relativement incertaines : parmi les français de 18 à 50 ans (soit 27 millions de personnes), il y aurait environ

  • 11,5 millions de catholiques (religion majoritaire)
  • environ 2,1 millions de musulmans
  • environ 500 000 protestants
  • environ 150 000 bouddhistes et
  • environ 125 000 juifs

Cependant dans l’ensemble le taux de pratique religieuse y est relativement faible. Alors que 70 % de la population française est baptisée, le pays compte parmi les moins « religieux » au monde (plusieurs sondages estiment que 40 % des Français se considèrent comme athées, et que la part de Français ne s’identifiant à aucune religion s’établit entre 60 et 70 %

 

Spécificités locales

= > La loi de séparation des Églises et de l’État ne s’applique pas en Alsace-Moselle qui n’était pas française en 1905, au moment de la séparation, et a conservé le régime du concordat. Quatre cultes y sont reconnus : le culte catholique, le culte luthérien de l’Église protestante de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine, le culte de l’Église réformée d’Alsace-Moselle et le culte israélite, qui reçoivent un traitement financier de l’État français.

Trois autres territoires français ont un régime dérogatoire.

  • Les îles de Wallis-et-Futunasont soumises au régime ancien ; l’Église catholique y est officiellement chargée de l’enseignement.
  • En Guyane, le régime des cultes qui remonte à Charles Xne reconnaît que le culte catholique. Les prêtres, et eux seuls, sont financés par le département5. Après avoir décidé de stopper cette rémunération fin avril 2014, le Conseil général s’est vu enjoint de reprendre cette rémunération par le tribunal administratif de Guyane.
  • Le département de Mayotteest également spécifique: ses habitants peuvent opter pour un statut personnel dérogatoire au code civil et à la laïcité, réservé aux musulmans originaires de Mayotte (ou éventuellement d’autres îles des Comores ou du nord-ouest de Madagascar). Ils peuvent renoncer à ce statut et choisir le statut de droit commun. Ce statut concerne aussi le droit des successions (discriminations selon la religion des héritiers) et le droit foncier. Cependant depuis l’ordonnance no 2010-590 du 3 juin 2010, la justice touchant le statut personnel n’est plus rendue par des cadis mais par les tribunaux.

 

 

L’Islam en France

L’islam est considéré comme la deuxième religion en France après le christianisme. En 2010, le nombre de musulmans vivant en France est estimé entre 4,7 et 8 millions, dont environ un tiers se déclarent croyants et pratiquants.

Issues de l’immigration à partir des années 1960, les populations musulmanes sont aujourd’hui souvent de deuxième et de troisième, voire de quatrième génération. Selon une étude de l’INED et de l’Insee publiée en octobre 2010, ce nombre comprendrait 70 000 à 110 000 convertis. La vaste majorité des musulmans de France est sunnite.

 

Premiers peuplements musulmans

La première période de peuplement musulman dans ce qui est aujourd’hui le territoire de la France se fait dans la région de Narbonne. Au 7e siècle, les Francs avaient étendu leur royaume jusqu’en Aquitaine après la bataille de Vouillé mais la Septimanie demeurait province du royaume wisigoth. À la suite de la conquête musulmane de la péninsule Ibérique par les Omeyyades, la Septimanie devint une province d’Al-Andalus en 711. Cette présence sarrasine n’était pas spécifiquement perçue comme religieuse, mais plutôt comme un changement de régime. On les appelait les Agarènes, les Arabes, les Maures, puis les Turcs, ou plus globalement les Sarrasins, les mots islam et musulman n’apparaissant que plus tardivement, à partir du xviie siècle.

En 2016, une analyse génétique de squelettes provenant de trois tombes musulmanes découvertes lors de fouilles à Nîmes en 2006-2007, réalisée par Gleize et al., a montré qu’il s’agissait de personnes originaires d’Afrique du Nord, appartenant à l’haplogroupe paternel E-M81 très fréquent au Maghreb. Ces personnes étaient âgés respectivement de 20 à 29 ans pour l’un, d’une trentaine d’années pour le deuxième, et de plus de 50 ans pour le troisième. Selon l’Inrap « L’ensemble de ces données suggère que les squelettes découverts dans les tombes de Nîmes appartenaient à des soldats berbères enrôlés dans l’armée omeyyade durant l’expansion arabe en Afrique du Nord ». Pour Yves Gleize, un des auteurs de l’étude, « l’analyse archéologique, anthropologique et génétique de ces sépultures du début de l’époque médiévale à Nîmes fournit des preuves matérielles d’une occupation musulmane au 8e siècle dans le sud de la France ». Il s’agit des plus anciennes tombes musulmanes sur l’actuel territoire français, les plus anciennes datant précédemment du 13e siècle.

En 759, Narbonne est conquise et intégrée aux royaumes francs sous Pépin le Bref. Des populations issues de l’Espagne musulmane s’installent ensuite au Fraxinet du 9e siècle aux 10e siècle jusqu’à la bataille de Tourtour qui chasse les Sarrasins de leurs bases de Provence.

 

Regards croisés

Pendant sept siècles, la civilisation islamique est présente aux frontières du Royaume de France, en Al-Andalus. Elle reste cependant totalement méconnue selon Mohammed Arkoun. Il est sans doute plus exact de dire qu’elle n’est au début connue qu’anecdotiquement à travers une œuvre épique, la Chanson de Roland. Deux siècles plus tard parce que l’introduction par Gerbert d’Aurillac, devenu pape de l’an Mil sous le nom de Sylvestre II, impose à la chrétienté l’usage du système de numération décimal qu’il a appris lors de ses études à Cordoue et qu’il nomme donc chiffres arabes, nom qui est repris et restera utilisé jusqu’à nos jours, alors qu’en réalité il s’agissait du système de notation inventé par les indiens.

La prise de Jérusalem aux Arabes abbassides par les Turcs seldjoukides, parce qu’elle se traduit par une interdiction des pèlerinages jusqu’alors libres, met en lumière pour l’Occident l’existence d’un islam non pas juste différent de la chrétienté, mais opposé à elle (la Chanson de Roland décrivait une guerre ordinaire, non présentée comme religieuse. On n’y décrit pas l’ennemi comme musulman, mais comme sarrasin dont on mentionne davantage les opérations militaires que la religion). Le début des croisades donne à l’islam une nouvelle visibilité en Occident, et de ce fait en France, où la croisade est prêchée à Vézelay. Le Coran, est traduit en latin en 1141 pour l’abbaye de Cluny.

La renaissance du 12e siècle est intimement liée à la recherche de nouveaux savoirs par les lettrés européens, aux franges byzantines et arabes de l’Occident chrétien. La Méditerranée étant peu sûre en raison des pirates, les activités de traduction ont lieu dans l’Espagne musulmane et en Sicile, venant compléter les travaux de Boèce. Le flux de livres, ouvrages scientifiques principalement, traduits en latin depuis le grec ou l’arabe va croître du début des croisades jusqu’à la fin du Moyen Âge. Thomas d’Aquin prend connaissance des ouvrages d’Averroès et leur rédige des réponses. À la Renaissance, le roi François Ier noue une alliance stratégique avec Soliman le Magnifique, et laisse à ce titre la flotte de Barberousse hiverner dans les ports provençaux. Montaigne mentionne dans ses Essais les remous provoqués dans la chrétienté par cette alliance inattendue.

Au début du 17e siècle plusieurs dizaines de milliers de Morisques musulmans, expulsés d’Espagne, s’installent en France (plutôt qu’au Maroc, où ils auraient été assujettis à la Djizîa), et se fondent peu à peu dans la population.

 

Moyen Âge

Pierre le Vénérable, abbé de Ordre de Cluny de 1122 à 1156, fait établir une traduction latine du Coran à partir de sources grecques recueillies à Constantinople et arabes en à Espagne, il les fait ensuite examiner par des théologies pour déterminer s’il s’agit de textes réellement sacrés et compatibles avec les sources chrétiennes, puis condamner.

 

Temps modernes 

La confrontation avec une partie du monde musulman n’a jamais cessé, avec la lutte contre les barbaresques, qui s’achève par la conquête de l’Algérie en 1830.

L’Algérie est topographiée par des géographes qui en fixent les limites actuelles, et divisée administrativement en départements ; elle fait officiellement partie de la France. Se pose cependant le problème de la nationalité. Après sa reconnaissance et son organisation officielle en 1808 avec la création du Consistoire central israélite de France, plus rien dans la religion juive n’étant incompatible avec la loi et les modes de vie français, le décret Crémieux accorde en 1871 la nationalité française aux Algériens juifs qui en font la demande: ils sont alors régis par le Code civil français. Les autres populations indigènes se réclamant du droit musulman et des coutumes locales, sont régies par un statut particulier dit de l’indigénat: le droit civil et pénal musulmans et berbères sont recueillis, étudiés, puis codifiés et appliqués par des juridictions coutumières qui sont conservées.

La colonisation de l’AOF et de l’AEF, puis au 20e siècle, après le démembrement de l’Empire ottoman, le mandat de la SDN sur la Syrie et le Liban partiellement chrétien.

La première moitié du 19e siècle voit se développer l’orientalisme académique, dans lequel la France occupe une place prépondérante. Le soufisme suscite dès lors un nombre croissant d’études et de traductions, centrées d’abord sur le monde persan. Au 20e siècle, l’orientalisme français joue un rôle de plus en plus déterminant dans la connaissance ‘‘gustative’’ du soufisme en France, du fait sans doute que ses plus éminents spécialistes sont eux-mêmes engagés dans une quête spirituelle. Dans leur démarche respective de chrétiens, Louis Massignon et Henry Corbin se sont alimentés à la mystique musulmane et, à leur tour, ont alimenté un public se situant à la limite entre académisme et recherche intérieure. Certains chercheurs ont conjoint domaine d’étude et orientation spirituelle en pratiquant l’islam soufi, tel Eva de Vitray-Meyerovitch (1909-1999) et Michel Chodkiewicz.

La première présence effective en France d’un soufi ou d’un groupe soufi remonte à l’émir Abd el-Kader, qui y a été retenu durant cinq années (1847-1852). Les Français qui l’ont alors approché ont été séduits par son charisme, et des documents inédits montrent que des sœurs chrétiennes désirant le suivre jusque dans son exil spirituel en Orient. René Guénon est le principal artisan de la pénétration du soufisme en France au xxe siècle. Sa pratique islamique et son appartenance soufie ont pourtant été marquées du sceau de la discrétion, mais son œuvre ainsi que la correspondance qu’il a entretenue avec beaucoup de « chercheurs de vérité », a déterminé l’entrée dans la Voie de nombreux Français.

Implantée en France depuis les années 1920, la tariqa ‘Alâwiyya, toutes branches confondues, est la voie qui a le plus marqué le soufisme français au 20e siècle. Initiée par un saint au charisme incontesté, le cheikh algérien Ahmad al-‘Alâwî (m. 1934), elle a été orientée dès ses débuts vers une ouverture au monde chrétien d’Europe, et a compté rapidement dans ses rangs des disciples français.

 

Décolonisation et immigration musulmane

Quelques travailleurs musulmans viennent d’Afrique du Nord au début du 20e siècle avec la Première Guerre mondiale, bien que l’immigration soit alors très majoritairement européenne : Espagne, Italie, Pologne, Portugal. À partir de 1962, ils commencent à s’installer plus nombreux en France, qui les accueille volontiers à cause de ses grands chantiers autoroutiers et construit à leur intention et à celui des rapatriés nombre d’immeubles. Ce flux constitue la première vraie communauté musulmane de France métropolitaine, qui s’adjoint aux Harkis et aux réfugiés politiques de pays musulmans, Turquie, puis (depuis les années 1980) Afrique noire. Ces communautés installées en France, ayant conservé leurs rites, coutumes et religion, construisent peu à peu des mosquées. Dans le département d’outre-mer de La Réunion, la communauté est installée depuis la seconde moitié du 19e siècle.

En France, les populations musulmanes sont aujourd’hui au moins de deuxième et de troisième, voire de quatrième génération.

Selon l’historien Justin Vaïsse, l’expression « islam de France » serait aujourd’hui plus appropriée qu’« islam en France ».

 

Les chiffres

D’autres estimations fournissent des chiffres plus élevés sans préciser la méthodologie utilisée. Ainsi, selon la revue Les Cahiers de l’Orient, cette population d’origine maghrébine est évaluée à 6 millions d’individus.

La population maghrébine en France, majoritairement plus pauvre, a un taux de fécondité plus élevé que le reste de la population française, respectivement 3,3 et 2 enfants par femme. Cependant, on observe que le taux de fécondité des femmes d’origine maghrébine se rapproche de celui des femmes françaises avec le temps.

 

Différentes origines

Les « Arabes » (à prendre au sens d’Arabe du temps de la présence coloniale de la France en Algérie, donc incluant les Berbères) présents en France, s’ils sont le plus souvent musulmans, peuvent aussi être chrétiens, agnostiques, etc. Parallèlement, des musulmans français peuvent avoir des origines non arabes. Les musulmans non arabes sont souvent Turcs (environ 360 00089), Berbères, Iraniens, Kurdes, Maliens, Sénégalais, Indonésiens, Malais, Bosniaques, Albanais, etc.

L’État français ne reconnaît pas légalement les origines ethniques et religieuses (à l’exception du cas particulier des harkis) mais, devant la carence d’interlocuteurs privilégiés, dans les dernières années, les gouvernements successifs ont essayé d’organiser une représentation des musulmans français. Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, a créé en 2002 le Conseil français du culte musulman (CFCM). Cette association a le statut légal d’association à but non lucratif sans particularité spécifique si ce n’est sa reconnaissance particulière par le gouvernement. En 2004, elle était conduite par le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.

La première génération de musulmans, aujourd’hui retraités, n’était pas perçue comme immigrante, ni par l’État, ni par les employeurs, ni par les musulmans eux-mêmes. Ces musulmans ont gardé de forts liens avec leurs pays, où leurs familles sont souvent restées vivre. Les chercheurs en sciences sociales considéraient alors l’islam comme un simple fait migratoire, de « transplantation ». Cependant, en 1974, le gouvernement s’est prononcé en faveur du regroupement familial, et les enfants et les femmes ont pu venir vivre en France. Beaucoup d’entre eux ont demandé la nationalité française à cette époque.

La situation est différente pour les générations ultérieures constituées de musulmans nés en France, et donc souvent ressortissants français par le droit du sol ou le droit du sang. La majorité d’entre eux n’ont aujourd’hui qu’une connaissance toute relative de la culture et du pays d’origine de leurs parents ou grands-parents, avec lesquels ils ont conservé peu d’attaches. Ce qui explique, qu’en plus de se savoir Français, certains se ressentent comme immigrants, alors même qu’ils ont une connaissance très vague du pays de leurs ancêtres.

 

La « Proclamation de l’islam en France » par la Grande Mosquée de Paris

Le 28 mars 2017, l’institut musulman de la Grande Mosquée de Paris publie le texte intégral d’une « Proclamation de l’islam en France », sous l’autorité de son recteur Dalil Boubakeur. Selon le magazine Le Point (qui publie également le texte), l’acte est d’importance historique, en cela qu’il définit précisément un islam en France républicain, moderne et progressiste. Le Point relève notamment le rejet de toute tutelle laïque et de tout intégrisme ; la proclamation dénonce notamment la création de la « Fondation de l’islam en France » par l’état français. Tout en précisant que « tout musulman doit évidemment respecter les valeurs et les lois de la République française », la Grande Mosquée ajoute qu’il est « interdit à tout musulman de déclencher une guerre » et condamne le djihadisme. Reconnaissant l’égalité entre hommes et femmes, elle proscrit les châtiments corporels, la polygamie et prône la compatibilité entre islam et sciences modernes. Elle condamne également les réactions de violence envers les caricatures du prophète, bien qu’elle considère que les musulmans puissent légitimement se sentir blessés ou offensés par celles-ci.

 

Différents courants

·       Sunnisme et chiisme

La vaste majorité des musulmans de France est sunnite. Les chiites représentent 2 à 3 % des musulmans de France. Le nombre d’alévis était estimé entre 150 et 200 000 en 2012. Un grand nombre ont immigré en France dans les années 1970-1980.

·       Soufisme

À partir des années 1970, on a assisté à un développement très rapide de la présence du soufisme en Europe, et notamment en France. Plusieurs groupes soufis émanant des grandes voies – Shâdhiliyya, Naqshbandiyya, Qâdiriyya, Tijâniyya…- voient alors le jour. Plus récemment, la tariqa Boutchîchiyya, qui se rattache à la voie-mère Qâdiriyya, est parvenue à faire connaitre l’enseignement du Cheikh Hamza al Qâdiri al Boutchichi, par le biais de représentants comme le conférencier Faouzi Skali ou le chanteur Abd al Malik. Au-delà d’un apport proprement initiatique, la culture soufie contribue à restaurer la primordialité spirituelle du message islamique, trop souvent étouffée par le juridisme, et à briser les facteurs d’instrumentalisation de la religion. S’il offre une voie spirituelle à certains européens, le soufisme sert plus largement de médiateur entre l’islam et l’Occident.

 

 

Halal food:

En France, qui compte entre 4 à 5 millions de musulmans, le plus important en Europe, le marché halal s’évalue entre 5,5 et 7 milliards d’euros. Dans le cas de la viande, la certification n’étant pas encadrée par la loi, les organismes de contrôle se sont multipliés. Seules les mosquées de Lyon, de Paris et d’Évry sont habilitées par les pouvoirs publics à délivrer les cartes de sacrificateurs.

En revanche, les organismes de contrôle, qui garantissent le respect des normes halal, peuvent être créés par tout un chacun et sans aucun agrément religieux. « Les producteurs sont obligés d’employer un sacrificateur habilité par l’une des trois mosquées mais ne sont nullement contraints d’avoir recours à une agence de certification halal », écrit Florence Bergeaud-Blackler. Rien ne les empêche d’apposer eux-mêmes la mention halal sur leurs produits ». Mettre une étiquette halal sur du porc est en revanche illégal.

Si de nombreux scandales ont éclaboussé le marché du halal, comme des produits faussement étiquetés licites, des traces de porc retrouvées dans des merguez – on parle même d’un halalgate – son succès en France ne se dément pas. Bien au contraire. Les consommateurs sont toujours plus nombreux, tout comme ses hérauts. 

Il est donc trés facile de trouver des restaurants partout en France et plus particulièrement en Ile de France.

Voir restaurants halal.

 

Mosquées :

La présente liste de mosquées de France n’est pas exhaustive. Le ministère de l’intérieur dénombre, en 2014, 2 368 lieux de cultes musulmans dont 2 052 en France métropolitaine. En 2015, il y avait environ 2200 lieux de culte musulman en France.

La plus grande mosquée de France est la mosquée d’Évry-Courcouronnes.

La plus ancienne est probablement la mosquée de Tsingoni, achevée en 1538 à Mayotte (l’île ne devenant française qu’en 1841) ; cependant la légende veut qu’une mosquée ait été construite à Buzancy sur ordre de Saladin.

Voici la liste des mosquées en France ici.

 

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