En Bref

 

 

 

 

Superficie: 385 199 km2 (classé 60e)

Population: 5 236 8261 hab. (classé 115e)

Capitale: Oslo

 

Langues

Le norvégien, langue germanique, a pour racine historique le vieux norrois, qui était pratiqué depuis le Moyen Âge dans les pays scandinaves (Suède, Danemark, Islande et Norvège). Le norvégien actuel se compose en réalité d’un grand nombre de dialectes, et de deux langues écrites officielles : le bokmål (littéralement « langue des livres »), héritier du riksmål (ou « langue du royaume »), c’est-à-dire du dano-norvégien élaboré pendant la longue période de domination danoise, et le nynorsk (ou « neo-norvégien »), héritier du landsmål ou « langue des campagnes » (on peut aussi traduire landsmål par « langue nationale »). Elles sont officiellement égales, les deux étant utilisées dans l’administration publique, aux écoles, dans les églises, à la radio et à la télévision, mais le bokmål est utilisé par une grande majorité de la population (entre 85 et 90 %).

Cette scission en deux formes écrites s’est produite au moment de l’indépendance de la Norvège, sous l’influence des travaux du linguiste Ivar Aasen qui avait réalisé un relevé particulièrement étendu des différents dialectes norvégiens du xixe siècle. La Norvège acquit son indépendance vis-à-vis de la Suède à la fin de ce siècle. Après une période de romantisme patriotique effréné, certains voulurent imposer un retour aux sources, c’est-à-dire à un norvégien « originel » des campagnes ; mais les diverses institutions ne purent suivre ce mouvement, toutes leurs archives étant rédigées en danois. Cette tension explique la coexistence, aujourd’hui, de deux formes écrites.

Actuellement, le bokmål est plus répandu dans le Sud et dans l’Est de la Norvège (les régions les plus urbanisées), alors que le nynorsk se rencontre dans les montagnes de l’Ouest et dans le Nord (les régions rurales).

Environ 95 % de la population, emploie soit le bokmål soit le nynorsk, mais la plupart des Norvégiens parlent dans la vie de tous les jours un ou plusieurs dialectes qui peuvent différer grandement de ceux-ci. Les dialectes norvégiens sont en général mutuellement intelligibles.

Plusieurs langues sames (de la famille des langues finno-ougriennes) sont parlées et écrites partout dans le pays, particulièrement dans le Nord, par les Saami. L’État reconnaît ces langues comme officielles ; les autochtones ont le droit d’avoir de l’enseignement en langue same où qu’ils soient dans le pays, et les actions du gouvernement leur sont communiquées dans les diverses langues sames. Il existe également une minorité kvène dans le Nord parlant la langue finno-ougrique Kven.

Le norvégien est très similaire à d’autres langues scandinaves, particulièrement le suédois et le danois. Ces trois langues sont mutuellement compréhensibles et souvent utilisées par les habitants de ces pays pour communiquer entre eux. La coopération avec le Conseil nordique implique que les habitants de tous les pays nordiques, y compris l’Islande et la Finlande, ont le droit de communiquer avec le gouvernement norvégien dans leur propre langue (et vice-versa).

Le gouvernement norvégien offre des cours de norvégien aux immigrants souhaitant devenir citoyens. Parmi les langues les plus parlées par la population d’immigrants on trouve l’arabe et le somali.

Les principales langues enseignées à l’école en tant que langue étrangère sont l’anglais, l’allemand, le russe, et le français. On trouve des cours d’espagnol et de russe dans certaines écoles, particulièrement des grandes villes. Au moins 3/4 des citoyens Norvégiens, surtout les plus jeunes, savent parler l’anglais. L’anglais est appris dès la maternelle, mais toutefois, souvent, une partie des + de 60 ans ne connaissent pas la langue. L’anglais est souvent utilisé dans l’administration par les étrangers (Somaliens, Nigérians, Pakistanais, Indiens…).

 

 

Politique

La Norvège est une monarchie constitutionnelle à gouvernement parlementaire.

La famille royale, originaire du Schleswig-Holstein, descend de la famille princière de Glücksbourg. Le roi ne joue pour l’essentiel qu’un rôle honorifique, mais il constitue un symbole fort d’unité nationale. Bien que la constitution de 1814 lui accorde d’importantes prérogatives dans le domaine de l’exécutif, ces dernières sont presque toujours exercées en son nom par le gouvernement. Les pouvoirs investis au monarque par la constitution de la Norvège ont au cours du xxe siècle été largement symboliques, sauf dans quelques cas importants comme pendant la Seconde Guerre mondiale, où le monarque annonçait qu’il allait abdiquer si le gouvernement capitulait face aux demandes des Nazis.

Le gouvernement est composé du ministre d’État et des ministres, tous nommés par le roi. Mais depuis 1884, l’évolution parlementaire du régime fait que le gouvernement doit obtenir un vote de confiance du Parlement : la désignation du gouvernement par le roi n’est donc qu’une formalité quand il y a une majorité claire au Parlement pour un parti en particulier (ou coalition de partis). Après une élection sans majorité claire, le chef du parti le plus susceptible de créer un gouvernement est nommé ministre d’État par le roi. La Norvège a vu plusieurs de ces gouvernements gouverner en minorité. Le roi assiste aux réunions du gouvernement chaque vendredi au palais royal, mais le gouvernement prend ses décisions en avance, à des conférences présidées par le ministre d’État et tenues chaque mardi et jeudi. Chaque année, le roi ouvre le Parlement en septembre. Il accueille les ambassadeurs à la cour et est symboliquement le commandant en chef des Forces de défense norvégiennes et à la tête de l’Église de Norvège.

Le parlement norvégien, le Storting, est monocaméral depuis les élections générales de 2009 (amendement de la constitution du 20 février 2007) et comprend 169 membres (soit quatre membres de plus à la suite des élections du 12 septembre 2005). Les députés sont élus tous les quatre ans dans chacun des 19 fylker du pays, à la représentation proportionnelle. Il y a 19 sièges, les « sièges égalisants », un par fylke, pour faire que la représentation au parlement corresponde mieux au vote populaire. Il y a un seuil électoral de 4 % pour ces sièges.

L’impeachment est très rare (le dernier cas étant celui du ministre d’État Abraham Berge, acquitté, en 1927), et peut se faire à l’encontre de membres du Conseil d’État, de la Cour Suprême, ou du Storting pour des crimes qu’ils auraient commis au pouvoir. Avant l’amendement du 20 février 2007, les accusations étaient formulées au Odelsting et traitées par le Lagting et les juges de la Cour Suprême, formant ensemble la « Haute Cour du Royaume ». Dans le nouveau système les impeachments seront traités par les cinq juges les plus importants de la Cour Suprême ainsi que six autres personnes, dans l’une des cours de la Cour Suprême (avant il se déroulait dans la chambre du Lagting). Les représentants du Storting ne peuvent pas être juges. Les accusations seront formulées par le Storting dans une réunion pléniaire.

Le Storting fonctionne sinon en tant que parlement unicaméral, la division en Odelsting et Lagting abolie dès les élections de 2009. La législation devra passer par deux, parfois trois, relectures avant d’être approuvée et passée au roi pour son approbation.

À la tête du système juridique se trouve la Cour Suprême, ou Høyesterett (composée de 18 juges et d’un chief justice). On trouve ensuite les cours d’appel, les tribunaux ordinaires et les juges de paix. Les juges sont nommés par le roi et le gouvernement, sur proposition du ministre de la justice.

Pour former un gouvernement il faut que plus de la moitié des membres du Conseil d’État soient membres de l’Église de Norvège. Aujourd’hui dix des dix-neuf membres sont membres de l’Église.

Relations internationales

Quoique non membre de l’Union européenne, la Norvège a accès au marché unique européen à travers l’Espace économique européen. Le parlement et le gouvernement sont en dialogue permanent avec les autres pays scandinaves dans le cadre du Conseil nordique.

La Norvège maintient des ambassades dans 86 pays du monde8 ainsi que des relations diplomatiques avec beaucoup d’autres sans toutefois y avoir des ambassades. Soixante pays maintiennent à leur tour des ambassades à Oslo9.

La Norvège est membre fondateur des Nations unies, de l’OTAN, du Conseil de l’Europe, de l’AELE, de l’OCDE et de l’OSCE. Elle est aussi membre de plusieurs autres organisations internationales.

La Norvège a participé ou facilité plusieurs négociations de paix internationales, notamment les Accords d’Oslo du conflit israélo-palestinien.

La Norvège sera la première puissance européenne à appliquer la conscription aux femmes10.

Administration territoriale

La Norvège est traditionnellement divisée en cinq Landsdeler, ou grandes régions, dont les délimitations sont fondées sur des critères géographiques et linguistiques : Sørlandet, Østlandet, Vestlandet, Midt-Norge, et Nord-Norge.

Par contre, les subdivisions les plus importantes sont les dix-neuf fylker (fylke au singulier), ou comtés, qui assurent d’importantes fonctions administratives. Le fylke est l’administration intermédiaire entre l’État et les kommuner (communes). Le roi est représenté par un Fylkesmann par fylke.

Ces 19 fylker sont :

  • Akershus
  • Aust-Agder
  • Buskerud
  • Finnmark
  • Hedmark
  • Hordaland
  • Møre og Romsdal
  • Nordland
  • Nord-Trøndelag
  • Oppland
  • Oslo
  • Østfold
  • Rogaland
  • Sogn og Fjordane
  • Sør-Trøndelag
  • Telemark
  • Troms
  • Vest-Agder
  • Vestfold

Au niveau local, la Norvège compte 430 communes (kommuner) en 2008, alors qu’il y en avait encore 747 en 1930. Des plans existent pour poursuivre ce processus de fusion. Oslo est considérée à la fois comme une commune et comme un comté. Les communes sont l’unité locale de gouvernement en Norvège et sont responsables d’un certain nombre de domaines : éducation primaire, soins ambulatoires, services aux aînés, chômage et autres services sociaux, zonage, développement économique et routes municipales.

 

 

 

Economie

L’économie norvégienne est un bastion prospère du capitalisme social, offrant une combinaison entre la liberté des marchés et l’intervention de l’État. Le gouvernement, par le biais de grandes entreprises publiques, contrôle quelques domaines particulièrement stratégiques, comme une partie du secteur pétrolier. Mais une vague de privatisations a débuté en 2000, lorsque l’État a vendu un tiers de l’entreprise Statoil, qu’il contrôlait jusqu’alors dans sa totalité.

Le pays et sa Zone économique exclusive regorge de ressources naturelles (pétrole, hydroélectricité, poissons, forêts, minéraux…) et sa prospérité est très dépendante des revenus générés par l’exploitation du pétrole : ce dernier représentait en 1999, avec le gaz, 35 % des exportations du pays. Seules l’Arabie saoudite et la Russie exportent davantage que la Norvège, laquelle ne fait pas partie de l’OPEP.

La croissance économique, forte, a atteint 4,1 % en 2005.

Le R.N.B de la Norvège s’élevait en 2008 à 455,95 milliards de US dollars, ce qui permettait pour la même année un revenu national par habitant de 95 624 US $.

Malgré un niveau de vie comptant parmi les plus élevés au monde, les Norvégiens s’inquiètent à propos des deux prochaines décennies, lorsque leurs réserves de gaz et de pétrole commenceront à s’épuiser. C’est pourquoi le pays engrange, depuis 1990, la totalité des revenus générés par le pétrole dans le fonds pétrolier de Norvège. Le capital ainsi obtenu est investi à l’étranger : à la fin 2009, il est estimé à 355 milliards d’euros.

La Norvège est proche du plein emploi : en novembre 2006, le taux de chômage est descendu à 2,1 % de la population active soit 50 200 demandeurs d’emploi et il atteignait 3,3 % de la population active en 2014. À l’instar de nombreux pays européens, le pays a cependant un important problème d’emploi avec sa population vieillissante.

Flotte marchande et pêche

La forme du territoire norvégien explique sa vocation. Avec, au 1er janvier 2013, près de 1 908 navires (dont 1 494 sous pavillon étranger), la Norvège possède la neuvième flotte marchande du monde. En 2008, l’industrie halieutique norvégienne a produit 3 274 572 tonnes de poissons et autres produits de la mer, dont une petite partie, 843 730 tonnes, provenait de l’élevage.

L’image du saumon d’élevage norvégien a été ternie en 2011-2012 par la controverse écologique du diflubenzuron, des polluants organiques persistants (comme la dioxine, les pesticides ou les PCB) et de l’éthoxyquine, comme l’explique le documentaire Poisson : élevage en eaux troubles. Si la Norvège n’était en 2007 que le 12e producteur mondial de produits de la mer, elle n’en était pas moins le second exportateur pour un montant dépassant les 6 milliards de US $.

Une grande partie de la morue pêchée en Norvège a pour marché principal le Portugal.

 

 

 

Géographie

La Norvège occupe le côté ouest de la péninsule scandinave, en Europe du Nord. Les côtes norvégiennes, d’une longueur de plus de 2 500 km (continent uniquement) ou 83 000 km (littoral des îles de l’archipel inclus), sont ponctuées de fjords et d’une multitude de petites îles (environ 50 000 au total). Sur toute sa longueur, la Norvège borde l’océan Atlantique ainsi que trois autres étendues d’eau : la mer du Nord au sud-ouest, Skagerrak au sud-est, la mer de Norvège à l’ouest et la mer de Barents au nord-est. Les frontières terrestres du pays mesurent 2 542 km de long, la plupart avec la Suède, mais aussi avec la Finlande et la Russie au nord.

La Norvège est le pays d’Europe le plus septentrional, contenant notamment le très officiel Cap Nord, en norvégien Nordkapp, cap situé sur l’île Magerøya dans le nord du pays. Mais, en fait, d’autres points de sa côte sont légèrement plus au nord.

Avec 385 155 km2 (y inclus Jan Mayen et Svalbard), la Norvège est un peu plus grande que l’Allemagne, mais le relief du pays, fait de montagnes et de glaciers, est très accidenté. La caractéristique la plus connue de sa géographie est le fjord : la Norvège en compte plusieurs centaines sur sa côte, creusés par les glaciers au cours de la période glaciaire. Le plus long fjord est le Sognefjorden. La Norvège abrite également beaucoup de glaciers et de chutes d’eau. Le sommet le plus élevé est le mont Galdhøpiggen, d’une altitude de 2 469 m.

La terre elle-même consiste en grande partie de granite et de gneiss, mais on trouve également beaucoup d’ardoise, de grès, et de calcaire. Les élévations basses contiennent des dépôts marins.

 

 

Histoire

L’Histoire Norvégienne pourrait se résumer en 4 temps: L’époque des Viking, 1er dynastie, l’entre deux guerres, la modernité? 

 

Les Vikings

La nation norvégienne affirma pour la première fois son unité et sa volonté d’expansion à l’époque des grands raids vikings, du 9e au 11e siècle. Redoutables navigateurs, les Vikings d’origine norvégienne étendirent rapidement leur influence aux îles Shetland, aux Orcades, aux Hébrides et à l’île de Man. Depuis les Shetland, ils implanteront ensuite des colonies plus durables dans les îles Féroé, en Islande et au Groenland.

Il n’existe toutefois pas encore d’autorité centrale en Norvège elle-même, où les communications se font d’ailleurs davantage par voie maritime que terrestre. Au viiie siècle, la Norvège était encore divisée en vingt-neuf petits royaumes indépendants.

Le premier roi connu qui aurait régné sur toute la Norvège serait Harald Ieraux Beaux Cheveux (872-933), qui l’emporte, selon les sagas, en 872 sur les ducs (jarl). L’aîné de ses fils, Erik « Hache sanglante », est détrôné en 935 par le chef viking Haakon Ier le Bon. Son petit-fils, Olaf Tryggvason (995-1000) lui succède, mais il est chassé par le roi danois Sven « Barbe fourchue ». La Norvège est alors partagée entre Sven et le jarl de Trondheim. Il faut attendre l’an 1016 pour trouver un vrai père fondateur du royaume norvégien, en la personne du roi Olaf Haraldsson, qui établit sa capitale à Trondheim. Olaf, ancien Viking, rapporte de ses nombreux voyages le christianisme, et convertit la population par la force, ce qui lui vaut d’être canonisé en saint Olaf.

En 1066, le roi de Norvège Harald Hardrada tente de devenir roi d’Angleterre mais il est battu et tué à Stamford Bridge, cela va profiter à Guillaume Le Conquérant qui va battre l’armée anglaise affaiblie à la bataille d’Hastings.

 

 1er Dynastie

Au 13e siècle, un jeune aventurier prénommé Sverre Sigurdsson s’empare du pouvoir et fonde une nouvelle dynastie, installée à Bergen. Néanmoins, en raison du pouvoir croissant détenu par la ligue hanséatique dans cette ville, la capitale du pays se fixa finalement à Oslo au début du xive siècle. Au cours du Moyen Âge se forge également l’Empire colonial norvégien.

L’année 1380 voit l’extinction de la dynastie royale norvégienne, avec la mort du roi Haakon VI. Sa femme Margrethe de Danemark, fille du roi de Danemark, obtient la succession et consacre ainsi l’union du Danemark et de la Norvège. La Suède vient s’ajouter à ce domaine en 1397, formant l’« Union de Kalmar ». Le Danemark, au sein de cette union, exerce une nette domination, et la Norvège n’est plus guère alors qu’une province danoise, avec le danois pour langue officielle.

L’émancipation de la Suède, avec la révolte de Gustave Vasa, met un terme à l’union de Kalmar en 1523. La Norvège, elle, reste néanmoins sous domination des Danois. Ces derniers, en 1536, imposent au pays la Réforme luthérienne, ce qui a pour conséquence de tarir le flot des voyageurs se rendant en pèlerinage auprès des reliques de saint Olaf, à Trondheim (anciennement Nidaros), et de couper encore davantage le pays du reste du monde.

En raison de l’alliance contractée par le royaume dano-norvégien avec Napoléon, les puissances coalisées victorieuses cèdent la Norvège continentale à la Suède en 1814. En réaction, une Convention nationale se réunit à Eidsvoll, dans l’Akershus : elle déclare l’indépendance du royaume de Norvège et adopte une constitution (c’est la seconde constitution écrite la plus ancienne encore en vigueur en Europe après celle de Saint-Marin), avant de désigner comme roi le prince danois Christian-Frédéric de Danemark, le 17 mai 1814. Un compromis est finalement trouvé, et fait de la Norvège un royaume distinct, mais en union personnelle avec le roi de Suède Charles XIII. Toutefois, depuis 1810, c’est le prince héritier de Suède, Charles Jean, qui joue un rôle décisif. Ce dernier est un ancien maréchal d’Empire de Napoléon, Jean-Baptiste Bernadotte, qui prend fait et cause pour son nouveau royaume et mène une brève campagne en Norvège pour réunir les deux couronnes. Il devient roi en 1818 sous le titre de Charles XIV Jean.

Un événement franco-norvégien : pendant la guerre de 1870-1871, un ballon envolé de Paris ayant dans sa nacelle deux Français, Rolier et Béziers, atterrit près de Seljord. Jules Verne s’inspirera de cette exceptionnelle aventure dans L’île mystérieuse. Le ballon, sa nacelle et le drapeau français, offerts par la France, sont exposés au musée technique d’Oslo.

Ce régime, malgré plusieurs concessions, entraîna un mécontentement croissant des Norvégiens au cours du 19e siècle, et fut dissous sans effusion de sang le 7 juin 1905. À la suite d’un référendum confirmant la nature monarchique du nouveau régime, le gouvernement offrit la couronne à un prince danois, qui fut élu par le Parlement sous le nom de Haakon VII.

 

L’entre deux guerres

La Norvège parvint à conserver sa neutralité au cours de la Première Guerre mondiale, en raison de sa puissance navale particulièrement dissuasive. Il n’en alla pas de même pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le pays fut envahi par les troupes allemandes dans le cadre de l’opération Weserübung. La résistance armée dura jusqu’à trois mois dans certaines régions, mais le roi et le gouvernement légal choisirent de s’exiler et de continuer la lutte depuis Londres.

La Norvège occupée fut dirigée par le chef des forces d’occupation, le Reichskommissar Josef Terboven. Le chef du parti pronazi local, Vidkun Quisling, fut autorisé à former à partir de 1942 un gouvernement collaborationniste, sous supervision allemande. Les Allemands et les collaborateurs se heurtèrent durant cette période à la résistance norvégienne. Après l’intervention des Alliés au sud et au nord — notamment de l’Armée rouge au nord — les derniers occupants capitulèrent avec le reste des forces allemandes, le 8 mai 1945.

L’épisode de l’occupation allemande rendit les Norvégiens plus sceptiques vis-à-vis du concept de neutralité, et le pays adopta une nouvelle stratégie fondée sur la sécurité collective. Après l’échec de l’instauration d’une union de défense scandinave, la Norvège fut l’un des membres fondateurs de l’OTAN, en 1949, et de l’ONU, à laquelle elle fournit son premier Secrétaire général (Trygve Lie).

 

Modernité

La Norvège a refusé à deux reprises par référendum de rejoindre l’Union européenne, en 1972 et en 1994. Le débat européen continue néanmoins à déchaîner les passions, avec environ 50 % de la population dans chaque camp. Le pays fait par ailleurs partie, comme l’Islande, de l’Espace économique européen (EEE), ainsi que de l’Espace Schengen depuis 2001.

Le 22 juillet 2011, le pays subit deux attaques terroristes menées contre le gouvernement. La première a été une explosion à la bombe survenue à Regjeringskvartalet, le quartier gouvernemental de la ville d’Oslo, à 15 h 26. L’explosion a tué huit personnes et blessé plusieurs autres. La seconde attaque a suivi environ deux heures plus tard dans un camp organisé par la Ligue des jeunes du Parti travailliste norvégien, sur l’île d’Utøya. Anders Behring Breivik, déguisé en policier a ouvert le feu sur les campeurs, tuant 69 participants. Ce drame est le plus meurtrier que la Norvège ait connu depuis la Seconde Guerre mondiale, même s’il avait également été fortement marqué en 1973 par l’assassinat d’Ahmed Bouchiki.

 

 

Source Wikipédia

 

 

 

 

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