Vaccins et médicaments

 

  • Les vaccins

Quand on part à l’étranger, il est important de se renseigner sur les dangers particuliers du pays dans lequel on compte se rendre ainsi que sur les vaccins nécessaires ou obligatoires permettant de se prémunir contre les maladies qui sévissent dans les pays visités ou traversés.

Il existe un carnet de vaccination International. Il est parfois indispensable de présenter ce carnet pour passer certaines frontières (Amérique Centrale par exemple). Vous pouvez l’obtenir en vous faisant vacciner dans un centre de vaccination comme l’institut Pasteur à Paris qui vous en délivrera un, ou encore au centre de vaccination d’Air France, à l’Assistance publique Hôpitaux de Paris (Hôpital Tenon Service des maladies infectieuses et tropicales, notamment), au Centre de vaccination de la Ville de Paris… Vous trouverez une liste bien détaillée sur santé.gouv.fr

Pour notre part, certains d’entre nous avons décidé de ne pas nous faire vacciner, par conviction personnelle, car nous pensons que les vaccins sont plus néfastes à notre organisme que bénéfiques, mais cela n’engage que nous. C’est notre choix, et il en ira de même pour vous.

 

Exemple de vaccins souvent demandés mais pas obligatoires :

– Vaccins universels : diphtérie, tétanos, polio, coqueluche, hépatite B. Bien vérifier si l’on est à jour pour rougeole, oreillons, rubéole (ROR).

– Hépatite A

– Hépatite C

– Fièvre Jaune

– Rage

– Encéphalite japonaise

– Méningite

– Méningocoque

– Fièvre Typhoïde

Certains coûtent très cher, (environ 150 € par exemple pour le vaccin contre l’encéphalite japonaise qui s’attrape dans les rizières ou en zone rurale).

 

  • La trousse de secours

Indispensable !

On trouve des trousses complètes en vente dans les magasins de sport et les pharmacies à des prix compris entre 23 et 80 euros. Mais vous pouvez aussi la constituer vous-même, ce qui revient souvent moins cher.

Que doit-il y a avoir dans une trousse de secours ?

–          Des pansements, bandes, gazes

–          Un désinfectant/alcool

–          Du sérum physiologique

–          Une paire de gants vinyle

–          Une couverture de survie

–          Une pince à épiler (pour les échardes)

–          Une paire de ciseaux

–          Un aspi-venin

–          1 livret « premiers secours »

 

  • Les médicamentspilules.jpg

Nous vous conseillons de rajouter à votre trousse de secours:

–          Un anti-diarrhéique (le coca en cas d’urgence si vous n’avez pas ou plus d’anti-diarrhéique est vraiment efficace, même s’il m’en coûte de le dire car je boycotte cette boisson)

–          Des antalgiques (paracétamol, pas d’aspirine car ça fluidifie le sang, ce qui peut être dangereux si vous saignez ou pour les femmes qui sont en période de menstrues)

–          Un antispasmodique

–          Un antibiotique général (à large spectre)

–          De la Biafine

Parlez-en à votre médecin en lui disant bien que c’est un tour du monde/grand voyage que vous effectuez et que vous avez donc besoin de tout cela en prévention.

 

 

Le Paludisme

Le MOUSTIQUE , l’animal le plus craint au monde, bien devant l’hippopotame (l’animal qui fait le plus de mort au monde) le requin ou le Lion!!! Cette maladie qu’on a toujours pas éradiqué malgré toute les avancés scientifiques, reste un véritable fléau. Les modifications climatiques, les migrations de population, l’augmentation des voyages, et la constante adaptation de cet insecte aux produits utilisés, expliquent cette situation. Il devient même plus résistant aux anti-palus. » 

 

– Les chiffres

« Selon les dernières estimations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), on a enregistré, en 2010, environ 219 millions de cas de paludisme qui ont causé environ 660 000 décès, soit une diminution de la mortalité de 25% au niveau mondial par rapport à 2000 et de 33% dans la Région africaine de l’OMS. La plupart des décès surviennent chez des enfants vivant en Afrique où, chaque minute, un enfant meurt du paludisme. D’après les estimations de la charge de la maladie au niveau des pays dont on dispose pour 2010, 80% des cas surviennent dans 17 pays. À eux seuls, le Nigéria et la République démocratique du Congo totalisent plus de 40% du nombre total estimatif de décès par paludisme dans le monde. » (www.who.int/mediacentre/factsheets/fs094/fr  site de l’OMS)

Le paludisme est dû à des parasites du genre Plasmodium transmis d’une personne à une autre par des piqûres de moustiques Anophèles infectés, appelés «vecteurs du paludisme», qui piquent principalement entre le crépuscule et le petit matin.

Il existe quatre types de paludisme humain :

  • Plasmodium falciparum
  • Plasmodium vivax
  • Plasmodium malariae
  • Plasmodium ovale

En France, en 2011, on dénombrait quelque 3 600 cas de paludisme d’importation, selon l’INVS. Les pays de contamination sont majoritairement situés en Afrique subsaharienne, mais également en Amérique latine, Inde, Asie du Sud-Est, Chine, Maroc, Egypte, Yémen et même en Russie. (www.routard.com)

Le parasite commence à réapparaître dans des régions d’où il avait été éradiqué. Par exemple, dans les Républiques d’Asie centrale du Tadjikistan et d’Azerbaïdjan, et en Corée. Et, avec le développement du tourisme international, des cas importés de paludisme sont enregistrés dans les pays développés. Ainsi, ces dernières années, plusieurs personnes travaillant à l’aéroport d’Amsterdam ont été infectées, et près de l’aéroport d’Heathrow, à Londres, un cas a été enregistré, tout comme en Corse en 2006. Ces personnes n’ayant pas voyagé dans des pays infestés, on peut affirmer que des anophèles infectés ont fait le trajet jusqu’à eux par avion… (www.routard.com)

 

– Symptômes

Le paludisme est une maladie caractérisée par des épisodes fébriles aigus. Les symptômes apparaissent au bout de sept jours ou plus (généralement 10 à 15 jours) après la piqûre de moustique infectante. Les premiers symptômes – fièvre, maux de tête, frissons et vomissements – peuvent être modérés et difficiles à attribuer au paludisme. S’il n’est pas traité dans les 24 heures, le paludisme à P. falciparum peut évoluer vers une affection sévère souvent mortelle.

Pour les paludismes à P. vivax et à P. ovale, des rechutes cliniques peuvent se produire des semaines ou des mois après la première infection, même si le patient a quitté la zone impaludée. Ces nouveaux épisodes sont dus à des formes hépatiques «dormantes» (qui n’existent pas avec P. falciparum et P. malariae), et un traitement spécial – ciblé sur ces stades hépatiques – est impératif pour guérir complètement le malade. (Source : OMS)

 

– Que faire ?

1- Ne pas se faire piquer (si possible)

Pour les personnes, la protection individuelle contre les piqûres de moustique représente le premier moyen de défense contre le paludisme.

Trois formes de lutte anti-vectorielle sont efficaces dans beaucoup de situations. Ce sont :

  • Les moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII)
  • Les pulvérisations d’insecticides à l’intérieur des habitations
  • Éviter autant que possible de se faire piquer en se couvrant au maximum les bras et les jambes dans les zones à risque, en imbibant vos vêtements de spray anti-moustiques.

2-Diagnostic et traitement

Le diagnostic et le traitement précoces du paludisme réduisent l’intensité de la maladie et permettent d’éviter qu’elle ne devienne mortelle. Ils contribuent aussi à réduire la transmission du paludisme.

L’OMS recommande que, dans tous les cas présumés, le paludisme soit confirmé par un diagnostic basé sur la recherche des plasmodies (par microscopie ou test diagnostique rapide) avant d’administrer un traitement. La confirmation parasitologique peut être obtenue en moins de 15 minutes. Un traitement uniquement symptomatique ne doit être envisagé que si le diagnostic parasitologique n’est pas possible.

 

3- Médicaments

Il n’existe actuellement aucun vaccin homologué contre le paludisme. Mais il existe de nombreux traitements anti-palu plus ou moins efficaces, lourds à prendre et chers.

Le meilleur traitement disponible, en particulier pour le paludisme à P. falciparum, est une association médicamenteuse comportant de l’artémisinine (ACT).

 

– Séjours dans les pays impaludés :

Pays du groupe I : zone sans chloroquinorésistance

Chloroquine (Nivaquine®), un comprimé chaque jour (il est possible aussi de prendre Nivaquine® 300 : un comprimé deux fois par semaine) pour une personne pesant au moins 50 kilogrammes. Le traitement est à débuter le jour de l’arrivée dans le pays à risque et doit être poursuivi pendant 4 semaines après le retour.

 

AFRIQUE

  • Cap vert
  • Égypte (uniquement pour l’oasis d’al Fayoum)
  • Algérie, Maroc (rare P. vivax, ne nécessite pas de prophylaxie)
  • Ile Maurice (rare P. vivax, ne nécessite pas de prophylaxie)

 

AMERIQUE                                                                                                    

  • Argentine (Nord)                                                           
  • Belize
  • Bolivie (hors Amazonie)
  • Costa Rica
  • Guatemala
  • Haïti
  • Honduras
  • Mexique
  • Nicaragua
  • Paraguay (Est)
  • Pérou (ouest)
  • République Dominicaine
  • El Salvador
  • Panama (Ouest)

 

ASIE

  • Azerbaïdjan (Sud)
  • Ouzbékistan
  • Tadjikistan (Sud)
  • Turkménistan
  • Chine (Nord Est)
  • Corée du Nord, Corée du Sud
  • Arménie

 

PROCHE ET MOYEN ORIENT

  • Émirats Arabes Unis
  • Iran (sauf Sud Est)
  • Iraq
  • Oman
  • Syrie
  • Turquie (partie asiatique)

 

Pays du groupe II : zone de chloroquinorésistance

Chloroquine (Nivaquine®100), un comprimé chaque jour et Proguanil (Paludrine®100), deux comprimés chaque jour, en une seule prise au cours d’un repas ou l’association chloroquine-proguanil (Savarine®), un comprimé par jour, pour une personne pesant au moins 50 kilogrammes. Le traitement est à débuter le jour de l’arrivée dans le pays à risque et doit être poursuivi pendant 4 semaines après le retour.

L’association atovaquone-proguanil (Malarone®) peut être conseillée en alternative à l’association chloroquine-proguanil. Posologie : un comprimé (atovaquone 250 mg + proguanil 100 mg) par jour, chez les personnes pesant au moins 40 kg. Le traitement est à débuter le jour de l’arrivée dans le pays à risque et doit être poursuivi une semaine après le retour. Le retour : la durée d’administration continue de l’atovaquone-proguanil dans cette indication devra être limitée à trois mois, faute de disposer à ce jour d’un recul suffisant en traitement prolongé.

 

AFRIQUE

  • Madagascar

 

AMERIQUE

  • Colombie (hors Amazonie)

 

ASIE  

  • Afghanistan
  • Bhoutan
  • Inde
  • Népal (Terai)
  • Pakistan
  • Sri Lanka

 

MOYEN ORIENT  

  • Arabie Saoudite (Ouest)
  • Iran (Sud Est)

 

 

Pays du groupe III : zone de prévalence élevée de chloroquinorésistance ou de multirésistance

Méfloquine (Lariam®250) : un comprimé une fois par semaine pour une personne pesant au moins 50 kg. Le traitement devra être commencé au moins 10 jours avant le départ et poursuivi pendant trois semaines après le retour. L’association atovaquone-proguanil (Malarone®) peut être conseillée en alternative à la méfloquine. Posologie : un comprimé (atovaquone 250 mg + proguanil 100 mg) par jour. Le traitement peut être commencé la veille ou le jour du départ et doit être poursuivi une semaine après le retour. Le retour : la durée d’administration continue de l’atovaquone-proguanil dans cette indication devra être limitée à trois mois, faute de disposer à ce jour d’un recul suffisant en traitement prolongé.

La doxycyline (Doxypalu®) peut être conseillée en alternative ou en cas d’intolérance ou de contre-indication à la méfloquine. Posologie : 100mg/jour, en débutant le jour de l’arrivée et en poursuivant quatre semaines après la sortie de la zone à risque. Attention : la doxycyline peut entraîner une photosensibilité cutanée. Elle est contre-indiquée en cas de grossesse et pour les enfants de moins de 8 ans. Le traitement peut être commencé la veille ou le jour du départ, et poursuivi pendant quatre semaines après le retour.

 

AFRIQUE

  • Afrique du sud (moitié Nord)
  • Angola
  • Benin
  • Botswana
  • Burkina Faso
  • Burundi
  • Cameroun
  • Comores, Mayotte
  • Congo
  • Côte d’ivoire
  • Djibouti
  • Érythrée, Éthiopie (en basse altitude)
  • Gabon
  • Gambie
  • Ghana
  • Guinée
  • Guinée-Bissau
  • Guinée Équatoriale
  • Kenya
  • Libéria
  • Malawi
  • Mali
  • Mauritanie
  • Mozambique
  • Namibie
  • Niger
  • Nigéria
  • Ouganda
  • République centrafricaine
  • République démocratique du Congo (ex Zaïre)
  • Rwanda
  • Sao Tome et Principe
  • Sénégal
  • Sierra Léone
  • Somalie
  • Soudan
  • Swaziland
  • Tanzanie
  • Tchad
  • Togo
  • Zambie
  • Zimbabwe

 

AMERIQUE

  • Bolivie (Amazonie)
  • Brésil (Amazonie)
  • Colombie (Amazonie)
  • Équateur
  • Guyana, Guyane française (fleuves)
  • Pérou (Est)
  • Surinam
  • Venezuela (Amazone)

 

ASIE

  • Bangladesh
  • Cambodge
  • Chine (Yunnan, Hainan)
  • Indonésie
  • Laos
  • Malaisie
  • Myanmar
  • Thaïlande (Triangle d’or)
  • Vietnam (hors côtes et deltas)

 

MOYEN ORIENT

  • Yémen

 

OCEANIE

  • Iles Salomon
  • Indonésie
  • Papouasie-Nouvelle Guinée
  • Philippines
  • Vanuatu

 

Important !!! Faites attention aux effets secondaires des traitements anti-palu : si vous avez des symptômes de la maladie et que vous ne savez pas d’où ça vient, pensez-y. Il m’est déjà arrivé de faire un rejet de mon traitement anti-palu avec des effets secondaires et de me retrouver à l’hôpital à devoir faire une ponction lombaire car personne n’avait fait le lien.

 

Sources : http://www.chu-toulouse.fr/-consignes-pour-les-pays-du-groupe-) http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs094/fr    www.routard.com http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs094/fr

 

 

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A propos de l'auteur

Sonia Meunier, 40 ans, artiste, Philippe Meunier, 37 ans, économiste de la construction, fondateurs de "Muslim On The Road" et de la "Hijra des Meunier", vivent et travaillent à Tanger au Maroc.

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